Politique

Anticapitaliste moi ? Non.

En retrouvant il y a une heure ou deux mes vieux diplômes dans un tiroir je me suis fait une réflexion qui peut paraître incongrue. Faut-il faire confiance aux experts ou aux personnes de terrain ? Aux deux bien sûr ... Mais encore. Ma réflexion a ensuite un peu dérivé : faut-il combattre le capitalisme ou en accompagner l'évolution ... Quel est le rapport me direz vous ? De quoi il parle l'autre là ? Je sais, j'écris en même temps que je réfléchis. Je n'ai pas envie de développer ici une grande théorie sur la question mais de faire état de mon expérience personnelle et professionnelle.

Ma réflexion du samedi après midi en vaut bien une autre donc je la partage. Désolé si je suis par la suite un peu long mais j'écris autant pour moi, pour me fixer les idées que pour vous. Et puis personne n'est obligé de me lire. Bref.

Quand j'étais étudiant vers la fin des années 70 début des années 80, j'avais un vieux professeur d'économie à la fac de Sciences Eco de Nancy qui nous expliquait doctement que l'informatique était un secteur bouché. Qu'il était trop tard en 1980 pour y entrer car les grandes entreprises étaient déjà équipées et avaient déjà développé ou acquis des logiciels performants pour les décennies à venir. Le Cobol et le gros ordinateur IBM 370 régnaient en maîtres. Il nous disait - comme d'ailleurs mes profs de droit (Jack Lang entre autres)- de nous orienter vers le droit ou la comptabilité pour avoir une belle carrière. A défaut, de regarder du côté du secteur public. Mais que c'était moins bien rémunéré ce qui était et reste vrai.

Ayant intégré une école de commerce par la suite (l'ICN), j'ai eu d'autres profs plus jeunes et plus brillants (comme DSK eh oui) qui eux nous disaient d'étudier le marketing et la finance, voire la gestion de production. Aucun ne m'a incité à créer d'entreprise ou à travailler dans le domaine de la high tech et des télécoms. Pas vraiment convaincu, j'ai plutôt écouté l'exemple concret d'un type venu nous faire un speech à l'école sur les métiers d'ingénieur d'affaires en informatique (des vendeurs pour faire simple) et de développeur de logiciels (on appelait cela à l'époque l'analyse programmation). En résumé, j'ai préféré l'exemple de l'homme de terrain.

Pour être honnête, j'ai choisi la première voie (commercial dans le secteur informatique) parce que je n'étais pas assez matheux et introverti pour me résoudre à passer des heures à écrire du code et des algorithmes ou pondre des organigrammes. J'ai fait ce métier dans la high tech toute ma vie professionnelle durant et j'ai pu constater à quel point mes professeurs universitaires étaient déconnectés de la réalité et de bien piètres visionnaires. Toute ma vie j'ai été surpris par l'innovation exponentielle et les domaines d'applications multiples de la haute technologie que je proposais à mes clients. J'ai changé sans changer toute ma vie. Je n'ai pas changé de société mais j'ai changé de regard sur le monde dans mon métier ma vie durant. Les sociétés nouvelles, les nouveaux entrants qu'on n'appelait pas encore des start-ups, ont détrôné les IBM et compagnie qu'on pensait perchés éternellement au sommet de la hiérarchie. Beaucoup d'entreprises sont mortes ou ont périclité pendant que d'autres à l'instar des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) devenaient les nouveaux rois du monde numérique (vous l'aurez remarqué on ne parle plus d'informatique mais de numérique ou de digital). Tous les secteurs d'activité des entreprises (production, administration, vente, ...) ainsi que des collectivités et également le quotidien des particuliers (mobilité, comportements d'achat) ont été pénétrés par la digitalisation transformant littéralement le monde. Chaque geste le plus simple de la vie courante est dirigé par la high tech. Quelle transformation en à peine trente ans ... Plus profonde que la révolution industrielle du XiXème siècle. Nous vivons une époque formidable.

Aujourd'hui le plus simple smartphone du particulier contient dix fois ou cent fois plus de puissance, d'intelligence embarquée et de capacité de stockage que les plus gros ordinateurs de la NASA ou du Département de la Défense à qui on doit pourtant l'internet et la conquête de la Lune, de même que des armes de destruction massives plus dissuasives que la première bombe A. Le progrès technologique a irradié le coeur des activités humaines.

Avec le recul, il est facile de juger mal les anciens experts et les sachants - certains de mes professeurs - qui n'ont rien vu venir. Beaucoup ont eu tort de moquer les petits génies créatifs ou visionnaires qui ont bouleversé le monde en l'espace de quelques années. Les Larry Page, Sergei Brin, Steve Jobs, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos ... ont souvent compris qu'il fallait être le premier sur un marché pour réussir, tant la capacité de compréhension et d'imitation est grande de par le monde, tant la force d'une idée peut transformer le monde à la vitesse de l'éclair. Ce qui prenait des dizaines d'années à réaliser peut être réalisé en très peu de temps à condition d'avoir la bonne idée en premier et de convaincre les détenteurs de capital (les capitalistes honnis) à financer l'innovation. Innovation qui profite certes beaucoup aux créateurs et aux financiers mais aussi à tous ceux qui s'en servent au quotidien. Qui veut revenir à l'encrier du stylo à plume de mes débuts ? Ou au Minitel. Ou au téléphone à clapets. Personne sauf quelques excentriques.

Evidemment il n'est pas question de nier les dysfonctionnements du capitalisme (qui n'est pas le libéralisme) notamment sur la question des inégalités et des atteintes à l'environnement, ou sur les excès de la financiarisation de l'économie. Tel n'est pas mon propos ici. mais quand on cherche une alternative au capitalisme, personnellement je n'en vois pas. La création détruit certes le monde ancien. Mais elle le régénère par la même occasion. Elle le propulse. La force du capitalisme n'est pas tant dans sa capacité à générer du profit qu'à savoir tirer parti de l'innovation et du progrès en faisant l'alliance du capital et du travail. On ne peut pas défendre le travail si on combat le capital. Voilà pourquoi je ne crois pas à la lutte des classes. Pourquoi je ne suis pas anticapitaliste. Il reste la question sociale pleine et entière à défendre me direz vous. Je le reconnais aisément mais pas pour en déduire une opposition stérile.

Le progressisme que je défends politiquement procède finalement de la même analyse schumpeterienne, la destruction créatrice source de progrès économique et social. Dans tous les cas, soyez heureux si vous doutez toujours, si vous abandonnez vos certitudes et si sans cesse vous vous posez des questions nouvelles. Bienvenue dans le nouveau monde. Le monde de Macron ? Oui. Aussi. Mais pas que.


La vie se nourrit de batailles ... Vivement celle du référendum sur les institutions.

Il existe un challenge politique et personnel que je ne veux pas manquer. La future réforme constitutionnelle qui pourrait prendre le chemin du référendum. Le contexte s'y prête. Le premier mandat de Macron débute bien. Il s'affirme de jour en jour comme un homme  d'Etat dont nous pouvons être fiers collectivement et dont les réformes vont bien transformer le pays en profondeur. La promesse de renouvellement est donc tenue. Non pas le renouvellement pour le renouvellement. Mais un renouvellement qui permette à la France de retrouver sa place dans le concert des nations et aux nouvelles générations de reprendre leur vie en main. Il s'agit non seulement de réenclencher l'ascenseur social d'une part, le projet européen d'autre part mais aussi de faire en sorte que les citoyens croient de nouveau à l'action politique et aient confiance en leurs représentants.

Je ne suis pas sûr que nous allons y arriver sans efforts drastiques et sans opposition. Le rôle des nouveaux parlementaires est à cet égard essentiel.  La réforme constitutionnelle qui va venir sera décisive. Pour exemple la limitation des mandats dans le temps et la réduction du nombre de parlementaires sont des éléments clés. J'ose espérer que s'il y a blocage, le président saura recourir au référendum. Quel beau challenge que de réussir une telle tâche. On verra bien alors qui sont les conservateurs et qui sont les progressistes parmi les élus. Et aussi parmi les Français. Je m'attends à une bataille terrible à coup de mauvaise foi et d'arguments fallacieux. Pour autant j'attends ce moment avec gourmandise tant j'aime le temps des batailles politiques pour de justes causes ... Ce pourrait être un élément clé de la réélection du président que d'obtenir en cours de mandat une victoire contre les conservatismes ligués contre lui. Mais le danger est là également. Les opposants y verront une occasion de sanction contre la politique menée loin de la question posée. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Je pense que oui mais il faudra déminer le terrain auparavant en affirmant que le résultat du scrutin ne changera en rien la détermination du président à transformer le pays.

Une telle victoire contre les conservateurs et contre les populistes serait jouissive. Elle serait surtout bonne pour le pays. Que vienne la bataille !


Samuel Goldman : « Donald Trump est un président d’une extraordinaire faiblesse »

Samuel Goldman : « Donald Trump est un président d’une extraordinaire faiblesse »

En un an, Donald Trump n’a pas accompli grand-chose, mais il dispose d’un socle d’électeurs solide, explique Samuel Goldman, professeur de science politique à l’université George-Washington, dans un entretien.

LE MONDE |  | Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer

Donald Trump à Washington DC, le 19 janvier.
Donald Trump à Washington DC, le 19 janvier. BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Samuel Goldman est professeur de science politique à l’université George-Washington (Washington DC), il dirige le Loeb Institute for Religious Freedom et les pages littéraires de la revue conservatrice Modern Age.

Qu’avez-vous pensé de la première année de Donald Trump au pouvoir ?

Au moment de son entrée en fonctions, j’ai cru qu’il saurait mieux se faire aimer. Traditionnellement, les présidents atteignent un sommet de popularité peu après leur arrivée à la Maison Blanche et les sondages leur restent favorables au cours de leur première année au pouvoir. Mais M. Trump n’a pas connu d’état de grâce. La proportion des électeurs qui se disent satisfaits de son travail oscille entre 35 % et 45 %.

De tels scores étaient cependant prévisibles, puisqu’ils correspondent à ceux enregistrés au cours de la campagne présidentielle. Les Américains se partagent toujours en trois blocs. Le premier tiers apprécie vraiment Trump, le deuxième l’a en aversion et le troisième se tient au centre, entre ces deux pôles. Trump s’est donc montré incapable de gagner les faveurs de ceux qui ne le soutenaient pas déjà au cours de la campagne. Il s’en tient à ce qu’il appelle sa « base ».

Cette base semble donc solide…

Ce qui est moins surprenant qu’on ne pourrait le croire. Les présidents les moins populaires, par exemple Richard Nixon au moment du Watergate ou Herbert Hoover aux premiers temps de la Grande Dépression, avaient la même proportion d’électeurs qui les soutenaient. Ainsi, à moins de révélations véritablement fracassantes, il semble très peu probable que Trump voit sa base s’éroder.

A votre avis, Donald Trump est-il un président fort ou faible ?

Il est un président d’une faiblesse extraordinaire. L’histoire de l’année qui vient de s’écouler est celle de son incapacité à pourvoir son administration en personnel, à fixer ses priorités politiques. En conséquence, le président n’a pas réussi à faire grand-chose. D’une certaine manière, il a gouverné comme un républicain conventionnel, moins par inclination ou stratégie que parce qu’il n’a pas d’objectifs précis. Il a donc dû s’en remettre aux idées républicaines et à une équipe formée de républicains, sans opérer la rupture qu’il souhaitait.

Trump reste-t-il un républicain au sens traditionnel ?

Non. Je crois au contraire qu’il doit son succès électoral à l’essoufflement du discours conservateur : les clichés sur la liberté et la responsabilité personnelle, qui se traduisent par la réduction des aides sociales, la baisse des impôts pour les plus riches, et la poursuite d’une politique étrangère hautement interventionniste. Donald Trump a fait campagne contre toutes ces choses, particulièrement contre la guerre en Irak. En termes de politique intérieure, Trump s’était opposé à une politique de l’offre. Toutefois, sa réforme fiscale, très avantageuse pour les plus riches, aurait aussi bien pu être conduite par Mitt Romney, candidat à la présidentielle de 2012, s’il avait été élu. Mais en tant que candidat, Trump paraissait prêt à en finir avec l’orthodoxie du Parti républicain.

Il doit donc composer avec les idées qui font consensus au sein du Parti républicain ?

Oui. Il découvre en effet comme tous les autres présidents, bien que le choc soit sans doute plus grand pour lui, parce qu’il ne connaît rien à l’art de gouverner, qu’il y a une grande différence entre faire campagne et exercer le pouvoir. Même si vous êtes le président, dire quelque chose ne suffit pas pour que cela ait force de loi. Il aurait fallu un président bien plus structuré pour opérer une réelle rupture avec le consensus à droite.

Néanmoins, il ne démord pas de son franc-parler et continue de s’exprimer avec vulgarité…

Encore une fois, il est utile de revenir à cette division de l’opinion publique américaine en trois groupes. Une large majorité d’Américains, et une majorité d’électeurs républicains, désapprouve les tweets de Donald Trump et souhaite qu’il arrête de communiquer de cette manière. Son style non conventionnel déplaît largement. Mais ses partisans adorent ce type de propos. Et c’est un élément central de ce qui fait sa popularité auprès d’eux. Trump aurait dit que ses commentaires sur le Nigeria et Haïti [qu’il aurait qualifiés de « pays de merde »plairaient à sa base. Il avait sans doute raison. Mais la question est : pourquoi cela leur plaît-il autant ?

LORSQUE LES PARTISANS DE TRUMP DISENT QU’ILS LE TROUVENT HONNÊTE OU FRANC, ILS NE DISENT PAS QU’ILS CROIENT QUE CE QU’IL DIT EST JUSTE

Je crois que deux facteurs sont en jeu. Le premier tient au fait que Trump se présente comme un combattant acharné prêt à outrepasser les normes existantes. Pour ses électeurs, cette indifférence est libératrice. Ils trouvent rafraîchissant son discours que l’on peut dire nationaliste, voire raciste, sans qu’ils ne soient nécessairement tous d’accord avec lui. Néanmoins, son ton les libère de normes langagières que Trump associe de manière réductrice à la rectitude politique.

Pour un journaliste, un professeur d’université, un homme politique, il n’est pas difficile de s’exprimer sans offenser qui que ce soit, parce que vous maîtrisez ces codes. Mais si vous n’êtes pas aussi à l’aise avec ce vocabulaire, il est beaucoup plus difficile de vous exprimer. Lorsque les partisans de Trump disent qu’ils le trouvent honnête, ou franc, ils ne disent pas qu’ils croient que ce qu’il dit est juste, mais qu’il dit ce qu’il pense. Et il y a un fort contraste entre ce type d’honnêteté et la retenue avec laquelle s’expriment généralement les responsables politiques. Ces derniers se contentent de lire une déclaration où chaque mot a été pesé puis soupesé. Face à tant de circonspection, Trump peut paraître très rafraîchissant.

Que devraient faire les conservateurs pour reconquérir les électeurs séduits par Trump ?

Les conservateurs doivent apprendre de Trump et de ses partisans. Ils doivent réfléchir aux raisons pour lesquelles leur discours ne convainc plus, notamment en matière de politique étrangère. La guerre en Irak a eu un effet dévastateur et a ruiné la crédibilité du Parti républicain et de l’intelligentsia conservatrice. Pour les électeurs qui ont voté pour Donald Trump, il ne faut plus jamais s’engager dans ce type d’intervention. A mon avis, rien de ce qu’il a fait jusqu’à présent n’est aussi dangereux et corrupteur que la guerre en Irak. S’il peut éviter d’ici à 2020 d’engager l’armée dans un conflit majeur à l’étranger, le pays pourra lui en être reconnaissant.

Lire aussi :   « La gauche américaine aurait tort de diaboliser Trump à outrance »

Un deuxième enjeu d’importance est l’immigration. Je n’y suis pas opposé comme certains des partisans du président, mais il faut aussi reconnaître que des contrôles plus stricts sont nécessaires. C’est ce que la majorité des Américains pense. Les démocrates et les républicains sont également d’accord sur ce sujet, sans parvenir à s’entendre. La colère qu’expriment les électeurs pro-Trump vient du fait qu’ils ont l’impression que rien ne change.

Comment les milieux conservateurs chrétiens réagissent-ils à la présidence de Trump ? Tout particulièrement les évangéliques ?

Ce que l’on appelait la « majorité morale » est en train de prendre conscience du fait qu’elle forme aujourd’hui une minorité. Au moment où ce mouvement prend son essor à la fin des années 1970, une majorité d’Américains était toujours pratiquante. Mais ce n’est plus vrai. Durant la campagne électorale, des études ont démontré que les Américains qui se disaient évangéliques, mais qui fréquentaient très peu, voire pas du tout, l’église, étaient de farouches partisans de Trump. Ceux qui étaient plus pratiquants étaient plus critiques à l’égard du candidat républicain.

Le passage d’une majorité à une minorité morale entraîne deux réactions. La première est incarnée par Jerry Falwell Jr, le fils du pasteur baptiste créateur du mouvement de la « majorité morale », qui revêt l’autorité de son père. Pour lui, cette minorité morale a besoin d’un défenseur, d’un champion. Il soutient donc Trump non parce qu’il est croyant, mais parce qu’il va protéger cette frange vulnérable. L’autre stratégie, adoptée par l’influent essayiste et blogueur Rod Dreher et des intellectuels chrétiens de la jeune génération, consiste à ne plus investir le débat politique afin de vivre en accord avec leur foi en se coupant du reste de la société.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/20/samuel-goldman-donald-trump-est-un-president-d-une-extraordinaire-faiblesse_5244412_3232.html#RRyXSfdugiWoGwcc.99


Abstention record ... faute d'une opposition crédible. LREM a intérêt à ne pas crier victoire.

AbstentionAu moment où j'écris ces lignes, les médias annoncent une participation de l'ordre de 49% aux élections législatives. Soit un record d'abstention.

Les Français semblent lassés de la politique ou du moins lassés de cette élection là. Il y a sans doute manqué un enjeu fort qui aurait mobilisé les foules. Chacun s'attend à une victoire de LREM (La République En Marche), claire et nette. On attend une majorité absolue, voire une forme d'hégémonie mais rien n'est fait à cette heure. Les urnes peuvent me détromper.

Un peu comme si le sort de l'élection s'était joué en même temps que l'élection présidentielle. Il faudrait à mon avis changer quelque chose dans nos institutions. D'une part le mode de scrutin avec une part de proportionnelle, d'autre part la date du scrutin législatif qui devrait coïncider avec celui de la présidentielle. Quid en cas de dissolution, ou en cas de disparition du président, cela reste à imaginer mais il me semble qu'aux Etats Unis l'élection a lieu le même jour pour le président et les parlementaires, et les gouverneurs des Etats.

Au delà de la date du scrutin, la question qui se pose est celle de l'offre politique. Manifestement une partie de la population n'y trouve pas son compte. L'offre majoritaire est assez claire, qu'on y adhère ou pas mais l'offre de l'opposition est disparate, surabondante et finalement peu lisible. Pas de quoi donner envie d'y adhérer car aucune ligne de force des opposants n'apparait. Aucune alternative crédible, l'opposition étant hyper divisée en de multiples blocs irréconciliables. Ce n'est pas tant la sur-mobilisation des marcheurs qui va donner une majorité à Emmanuel Macron que la démobilisation plus que manifeste des opposants.

Il y a quelque chose à faire pour revivifier notre démocratie ...  Cette abstention n'est pas saine. Il serait bon que personne chez les leaders de LREM ne fasse preuve de triomphalisme ou d'arrogance ce soir. Humilité et sobriété sont de rigueur.


La victoire d'une candidature numérique et de terrain. Et des regrets.

Regret2Depuis plus d'un an, j'ai adhéré et travaillé sans relâche au service d'une cause improbable, la promotion puis la candidature puis la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle. Un objectif impossible à première vue même pour les plus grands soutiens d'Emmanuel Macron mais qui a été atteint. Exceptionnel.

Cette victoire, chacun le sait est dû avant tout au talent et à l'énergie du candidat. Emmanuel Macron est un candidat fantastique. Il sera je le pense, un président extraordinaire.

Mais hormis d'autres facteurs bien plus politiques sur lesquels je reviendrai une autre fois, rien n'aurait été possible sans le support des équipes autour d'Emmanuel Macron, équipes centrales en premier lieu au QG qui ont conçu et délivré nombre d'actions et outils originaux de campagne. La stratégie d'ensemble a été clé. Remarquablement menée. Ensuite les équipes de terrain dans les départements ont exécuté la stratégie décidée en haut lieu quitte à inventer et déployer eux mêmes un certain nombre d'initiatives locales. C'est là que j'ai œuvré, à l'animation des comités locaux des Yvelines. Une belle équipe autour d'Aziz François N'Diaye et Aurélie.

C'est une innovation permanente qui a mené à ce résultat. Dans cette campagne, l'innovation politique et les méthodes de management ont été dignes de grandes entreprises de la high tech. Ne serait ce que pour inviter et réunir des foules, les outils numériques ont été nombreux, intuitifs, partagés par une communauté branchée sans difficulté majeure. Du jamais vu mais finalement beaucoup de simplicité à l'usage, car utilisant beaucoup de logiciels de partage et de groupware. La plateforme en-marche.fr a été une des clés logistique du succès.

L'autre clé a été le travail de terrain. Le fameux porte à porte qui génère des échanges directs, qui convainc bien plus de personnes que le boitage ou l'affichage, qui combat l'abstention. Nous avons réalisé un beau boulot, collectif et productif. Nous avons fait le job. J'ai comme beaucoup d'autres, arpenté toutes les Yvelines et notre secteur des soirs durant, distribué des tracts des journées entières, collé des affiches, animé des réunions, organisé des calls pour donner des conseils et des directives de campagne et nous avons gagné. Collectivement. Une belle aventure humaine. Epuisante mais enrichissante. J'ai également passé du temps à convaincre sur les réseaux sociaux, un par un, les sceptiques, les critiques, les détracteurs. J'ai cherché à argumenter avec optimisme et bienveillance. Parfois avec vigueur quand l'opposition était plus rude. Un temps fou que j'ai passé, y perdant parfois la confiance et la patience de mes proches.

Sur le plan politique, j'ai quitté le PS, larguant toutes les amarres et les repères que j'avais dans mes tripes depuis trente deux ans. Sur le plan professionnel, j'ai mené de front à la fois un PSE me concernant et une activité syndicale, commerciale chronophage. J'ai assuré bien sûr mon rôle d'élu local à Meulan. Des journées de 12 à 16h parfois.

Alors ce soir néanmoins j'ai un regret, une frustration, une déception. Sans que ce soit une nécessité impérieuse mais bien un espoir, j'ai candidaté pour être député sur la 7ème circonscription et je n'ai pas été désigné. C'est la règle je le sais. Je savais que c'était possible mais quand même. J'aurais accepté la désignation de quasiment tout le monde sauf un parachutage, en l'occurrence d'une élue Modem, qui a profité d'un accord d'appareil pour obtenir l'investiture. C'est une dame sans doute honorable, je ne la juge pas, j'aurais sans doute fait comme elle à sa place (sauf le parachutage). Mais c'est pourquoi pour l'heure, je prends du recul.

Cela gâche la victoire. Pour d'autres adhérents qui n'avaient pas cette espérance mais soutiennent le projet depuis quelques semaines ou quelques mois, je l'ai entendu, un candidat ou un autre, finalement peu importe. Pour les pionniers du début par contre, quand nous n'étions que quelques uns, c'est autre chose. C'est forcément plus dur.

Alors s'il vous plait, laissez nous du temps avant de nous appeler messieurs dames du QG pour nous demander si nous avons envie de continuer à nous engager. Laissez nous digérer, avant de nous envoyer un mail type qui nous dit que dans les critères, comptaient "l’implication dans le mouvement, l’ancrage territorial, la motivation, le degré de préparation, la capacité à faire campagne et à emporter le scrutin." ... Beaucoup de recalés parmi mes amis ont dû avaler leur salive de travers quand ils ont lu cela. Implication ? Motivation ? ... Vous êtes sérieux là ?

Je préfère ne rien ajouter. La victoire d'EM aux législatives est acquise. Moi je vais prendre un repos bien mérité.

PS : je publie cette note sur mon blog sans la partager sur Facebook où je suis plus visible. Mon blog est destiné à mes proches, mes amis, mes connaissances. Il a cette vocation à dire ce qui fait le temps long de ma réflexion, loin du tumulte des réseaux sociaux.                                  


Une primaire citoyenne avec Macron ?

Je suis surpris par la décision du PS d'organiser une primaire citoyenne en 2017. On avait tellement l'impression que cette primaire ne se justifiait pas pour un président en exercice que cette primaire révèle au final le très grand état de faiblesse politique du président Hollande. Les débats houleux sur la déchéance de nationalité et la loi travail sont passés par là.

Alors que cela va mieux sur le plan des résultats économiques et même du chômage, engagement clé du président pour se représenter, on a l'impression qu'une décision de cette nature a été prise pour jouer une sorte de va tout. Un coup politique.

Quel peut être l'objectif ? Je n'ai aucune certitude mais l'objectif de Hollande est sans doute de remonter sa cote de popularité dans son camp descendue sous la ligne de flottaison. Il faut se relégitimer lit-on ici ou là. Notamment en se ramenant au niveau d'un candidat normal et proche des gens. Mais c'est aussi l'occasion d'embarrasser ses concurrents. 

Je me suis interrogé. D'accord une primaire mais au point de se confronter à Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche ?? Gérard Filoche devenu un lourdaud vulgaire et grossier personnage ... On a du mal à le voir confronté à Hollande sans que la confrontation ne sombre dans le ridicule. Et s'il n'est pas candidat, le bonhomme sera encore plus incontrôlable. A droite aussi d'ailleurs il est acté que des individus au verbe haut comme Jacques Myard ou Nadine Morano sont tout aussi spéciaux. Bref, l'abaissement de la fonction présidentielle est consacré. Les élites ne sont plus seulement contestées, elles sont démonétisées. Les temps ont changé. La déférence qu'inspiraient les grandes figures de la Vème république n'existe plus. On est arrivé au summum de la présidence normale. En résumé, il peut y avoir à la gauche de Hollande la sénatrice Lienemann, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, et à droite ...pourquoi pas Macron. 

C'est sans doute prématuré mais j'en viens à me demander : puisque François Hollande ne dit pas non à une primaire pour se confronter à des "petits candidats" ou même à un Arnaud Montebourg dont le socle idéologique est plus solide, pourquoi n'y aurait-il pas d'opportunité pour un Emmanuel Macron d'exprimer le fond de sa pensée économique, sociale et environnementale qui est elle aussi d'un autre calibre ?

Après tout, s'il existe des sensibilités différentes au sein du PS et ses alliés dans la BAP, pourquoi ne pas ouvrir la compétition avec le fondateur d'En Marche ? La déloyauté supposée ? Mais dans une primaire on ne trahit pas son camp, on amène ses idées dans le débat et on mesure leur audience populaire. Ce qui est une trahison c'est de faire concurrence au premier tour de l'élection réelle quand il y a un risque d'élimination de la gauche du second tour.

Le débat peut couvrir tout l'arc idéologique dans cette primaire. Hollande peut même y trouver un intérêt tactique en ayant à ses côtés une autre cible que lui même en tant qu'artisan de la politique menée depuis le début du quinquennat. S'il est le seul candidat favorable à la politique actuelle le tir de barrage des frondeurs et des contestataires se concentrera sur lui. Il sera bon que Macron fasse la pédagogie des réformes que Hollande seul aura du mal à faire. De toute façon, on ne peut reprocher en permanence à Macron de ne pas être élu et lui contester le droit de participer à une élection. Son statut de ministre n'est pas non plus un obstacle si on sait que Sylvia Pinel songe elle aussi à candidater pour le PRG.

Il va de soi que ceux qui disent que Macron n'a pas d'espace politique dans cette affaire vont un peu vite en besogne. Au contraire, en y réfléchissant, il peut s'agir d'une formidable opportunité. Et au second tour si Hollande est devant, c'est autant de réserves pour Hollande qu'il apportera. Plus j'y pense et plus il me semble qu'il y a une opportunité. Est ce que Macron va se déterminer à rejoindre la démarche de la Belle Alliance Populaire, c 'est la question. S'engager à soutenir Montebourg s'il est désigné, c'est une chose. Soutenir Filoche ... c'est impensable, mais on n'en est pas là ... D'aillleurs la question est posée à tous les candidats : s'engager à soutenir la démarche de la Belle Alliance Populaire pour participer.

Bref, les questions sont pour tout le monde, Macron risque de perdre beaucoup en popularité à droite en participant à la primaire de gauche mais il faut choisir, quelle est l'autre option ? Attendre 2022 ... C'est bien loin. Et s'il négocie une alliance électorale avec le PS, il sera marqué tout autant. Fin du "ni de droite, ni de gauche" ... Alors pourquoi attendre ? Il faudra bien donner un débouché politique à la démarche d'En Marche ! L'autre option, c'est la percée en solitaire ...


L'avenir est En Marche!

"Je ne voterai plus jamais PS" ... C'est ce qu'on entend du côté de la gauche radicale, de l'extrême gauche et de quelques frondeurs qui ont quitté le PS comme Pouria Amirshahi ...

Valls pour sa part théorise sur les "gauches irréconciliables", applaudi en cela par Mélenchon qui ne rêve que de voir le PS à terre. Convergence d'analyse si ce n'est d'intérêts. Avec le même résultat au bout : l'absence au second tour de 2017.

La gauche est en train de mourir.

Il va falloir inventer autre chose. C'est pourquoi je regarde désormais ailleurs.

Je-suis-en-marche

 


La crise sociale sur la loi travail constitue les prémices d'une rupture politique.

Réforme structurelle la loi travail ou réformette à la française sans portée réelle ? La discussion est d'importance au moment où les blocages perdurent.

Si l'on en juge par l'opposition croisée de la droite, de l'extrême droite, de la gauche radicale, des syndicats contestataires, du Medef, des frondeurs, tous considèrent qu'il s'agit d'une réforme d'ampleur qu'il ne faut pas laisser passer. Et pourtant Valls tient. Hollande aussi pourrait-on dire mais c'est la fermeté de Valls qui est frappante. "Pas de faiblesse" est son mot d'ordre. Il est vrai que reculer une nouvelle fois après l'affaire de la déchéance de nationalité serait désastreux.

En fait le premier ministre sait que cette réforme est majeure pour prouver la capacité de la gauche modérée à réformer le pays. La droite devrait l'applaudir et le soutenir car elle aura aussi en cas d'alternance à affronter le pays si elle en veut mettre en oeuvre son agenda social bien plus radical que la loi travail. Ils voudront passer en force, par ordonnances disent-ils. Cela n'empêchera pas la contestation mais ils auront la légitimité d'une élection nationale récente. Concernant la loi actuelle évidemment la droite ne fera aucun cadeau au gouvernement. Les frondeurs non plus. Et si une coalition des deux fronts de l'opposition se forme, une motion de censure n'est pas à exclure. On verra la chose en juillet.

Pour l'heure, c'est Valls qui tient la boutique. Il sait que de cette bataille dépendra son image de réformateur et quoiqu'il arrive en 2017, du leadership à gauche au moment de la recomposition politique. Si la droite gagne en 2017, Hollande sera écarté du pouvoir, et le jeu normal voudrait que la direction du parti socialiste et du groupe parlementaire socialiste soient l'enjeu majeur. C'est aussi ce sur quoi comptent les aubrystes et la gauche du parti. Ce jeu ne m'intéresse guère. Revoir les mêmes manoeuvres et ces compromis déprimants pour les investitures me répugne franchement.

Pour tout dire je m'interroge sur la question de la survie du PS dans sa forme actuelle. Les débats internes m'ont démontré que les réformateurs au rang desquels les vallsistes ne partageaient plus grand chose avec certains camarades qui n'ont cessé de pourrir la vie de la majorité. Si ces gens là font le procès du quinquennat et prennent la tête du parti, je le quitterai, mais il y a déjà pas mal de choses que je ne supporte plus dans ce parti. J'espère que le mouvement d'Emmanuel Macron En Marche ! auquel j'ai adhéré se transformera alors en parti politique.

Rien n'est fait à ce stade, mais une forme de rupture est en marche ...


Macron chat alors !

MACRONLe chat sourit et j'ai souri en lisant cet éditorial de Laurent Joffrin, quand celui-ci écrit au sujet de la popularité de Macron : "C’est aussi parce qu’en temps de crise, l’électorat de gauche fait sienne la maxime de Deng-Xiaoping : qu’importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape des souris". Il est clair aussi que Macron fait parler, fait tourner les rotatives et vendre du papier. Il n'y a personne qui ne soit devenu aussi connu en si peu de temps. Alors qu'il est devenu ministre sur un concours de circonstances il y a un an à l'occasion de la sortie de route d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, il est aujourd'hui au centre de nombreux débats qu'il crée lui même au besoin. Et surtout il a été à la manoeuvre sur une loi qui porte son nom en ayant concentré nombre de critiques, au point qu'il a fallu le 49-3 pour la voter.

C'est peut-être cette agitation d'idées qui tourne à la crispation permanente pour les plus conservateurs, qui est devenue sa marque de fabrique. Il parle avec brio, conjuguant audace et talent, des problèmes qui travaillent la société française, quitte à ce que ses idées dépassent sa pensée on l'imagine, tant il réfléchit à voix haute. Dans tous les domaines techniques, il a l'envergure d'un futur premier ministre. Je le crois assez proche de Hollande pour le devenir avec un peu de maturité et de contrôle de sa parole s'il s'agit de gérer le pays. Mais ce n'est pas le sujet du moment. Valls restera je le souhaite premier ministre jusqu'au bout. Il est plus doué sur le plan politique et a un tempérament d'autorité que Macron n'a pas manifestement. Macron me rappelle Rocard par certains côtés. 

C'est bien l'héritier de la deuxième gauche sur le plan des idées. Peut-être qu'il se fera manger par les souris en cours de route, mais pour l'instant le chat est vivant et bien vivant.


Liberté de penser contre langue de bois. Macron ? Non c'est Valls l'avenir immédiat.

4578832_6_3ab1_francois-hollande-manuel-valls-et-emmanuel_71872e80fb95fb5a86b6047364054407J'entends Anne Hidalgo ce matin se réclamer de la social démocratie et rejeter le social libéralisme. Elle estime que le centre de gravité du PS doit se situer dans la social démocratie. Son propos se situe dans une critique continue de la ligne dite sociale libérale portée ou incarnée par Emmanuel Macron. Elle manie à la perfection les codes politiques traditionnels. Je suis partagé sur son analyse.

Peut-être a t-elle raison de penser qu'il faut rester bien à gauche. D'ailleurs est ce que Macron va rester dans ce gouvernement ou sera-t-il exfiltré à un moment donné si le ras-le-bol exprimé par la maire de Lille s'étend dans le PS et au gouvernement ? Je ne crois pas. Macron est un atout pour le couple exécutif et un atout pour la gauche comme le pense une majorité (64%) de sympathisants du PS. Au delà, Macron est quelqu'un qui séduit fortement le centre et une partie de la droite. Sarkozy s'est même fendu d'un appel du pied bien dans son style de matamore agressif avec son vocabulaire de chef de bande. En gros c'était "rejoins nous si t'es un homme !" ... Soupir.

Macron a un parcours qui n'a rien d'un politicien professionnel. Je crois qu'il ne fait pas de la politique son objectif ultime. S'il ne devient pas député en 2017, je crois qu'il quittera tout ce bazar, et retrouvera sans problème un métier à sa mesure dans une banque ou une grande entreprise. C'est aussi cela qui plait aux Français. Cette liberté de ton qu'on prêtait à Ségolène Royal, briseuse de tabous et qui avait aussi affronté l'animosité des éléphants et des politiques traditionnels, dont DSK que je soutenais. Je regrette cette période avec le recul. Mais ce que je reprochais à Royal à l'époque, une forme d'autoritarisme et un soupçon de légéreté sur les dossiers, je ne le dirai jamais de Macron.

Aujourd'hui c'est la langue de bois politicienne que j'abhorre. C'est cette maîtrise permanente de la parole, que je déteste maintenant. Les nouveaux leaders d'opinion sont des penseurs libres malheureusement des déclinistes et des pessimistes comme Zemmour, Onfray, Finkelkraut, Sapir, ... qui laissent entendre une musique désenchantée sur le roman national. Et qui font quoiqu'ils disent le lit des droites dures. Il faut leur opposer une parole de gauche décomplexée. Sans aller comme eux jusqu'à emprunter les mots de cette droite et surtout ses antiennes anti fonctionnaires et anti solidarité. 

Il y a une limite à tout cela. Le débouché politique. On ne gagne aucune élection sur la seule popularité d'un homme. Barre, Rocard, Mendès France, Lang, Kouchner étaient populaires sans résultat électoral probant. Je sais que Macron n'a aucun réseau au sein du PS, qu'il ne saura pas s'y prendre pour le structurer. J'entends que des gens se proposent en souterrain de l'aider à prendre d'assaut la citadelle PS. Mais il y a Manuel Valls avant lui. C'est Valls qui doit prendre le parti et en faire un parti moderne et ancré dans le XXIème siècle. Valls s'est recentré grâce à Macron, dont il porte au fond de lui et avant lui les idées. Valls est un animal politique parfait pour la suite. C'est lui que je suivrai sans hésiter pour mener le combat politique majeur qui s'annonce. Langue de bois ou pas. Dans l'intérêt de la gauche réformiste et du pays.