Humeur

La percée en solitaire pour Macron

Solitaire-game-12Emmanuel Macron a démissionné. Il s'est donc émancipé de François Hollande et de Manuel Valls qui le rudoyait à chaque occasion dans les derniers temps. Il a bien fait.

Autant j'estimais envisageable qu'il participe à une primaire organisée par le PS il y a quelque temps, autant c'est devenu plus qu'incertain maintenant. J'ai lu une déclaration de Cambadélis que j'estime totalement ridicule et déplacée.

Mon engagement auprès du Parti socialiste ne tient plus qu'à un fil. Et même si la situation se décantait autrement je ne me sens plus beaucoup d'atomes crochus avec ces gens qui dénigrent à tout bout de champ Macron. Ils excommunient plus vite ceux qui ont très longtemps soutenu le gouvernement que les frondeurs. C'est pitoyable.


Drame à Nice le 14 juillet

NiceIl est terrible de voir le nouveau drame qui vient de ravager la ville de Nice. Je manque de mots pour en parler et je ne veux pas en faire une affaire politicienne comme le font malheureusement trop d'hommes politiques qui aspirent pourtant aux plus hautes fonctions.

On ne sait pas si le tueur est un terroriste ou un psychopathe à cette heure.

Attendons le résultat de l'enquête et pour l'heure pensons à toutes les victimes et à leurs proches. Toute notre sympathie et notre compassion les accompagnent.


Small break

Je fais un petit break sur les réseaux sociaux. C'est trop abrasif. On s'y brûle les chairs à force de se frotter à des gens qui ne méritent pas qu'on s'y intéresse ou qui vous font sur-réagir à coup de provocations ou de réactions épidermiques et de formules lapidaires. Lapidaire a une autre signification mais je trouve que l'idée de lapider l'adversaire ou le contradicteur correspond bien à la mentalité de certains de mes interlocuteurs sur ces réseaux.

Je me suis souvent demandé comment faisaient certains pour garder leur calme en toute circonstance face à des individus vindicatifs, péremptoires et parfois grossiers que ce soit dans des discussions privées ou publiques. Il faut une bonne dose de maîtrise de soi, une capacité de résistance hors du commun. Ne jamais prendre les gens de haut, ne jamais péter un cable, ne jamais répondre du tac au tac, rester dans le cercle de la raison, c'est un métier. Les politiques professionnels savent le faire. Je n'en suis pas un donc je réagis autrement, avec sincérité et conviction, donc parfois trop vivement.

Je fais aussi ce petit break pour d'autres raisons plus personnelles, plus intimes, dont je ne parlerai pas. L'abrasivité des relations n'est pas réservée aux inconnus du net, mais aussi à des gens que je connais de près ou de loin et qui envahissent mon cerveau et mon coeur, mon esprit et mon âme. Il est temps de réfléchir un peu à stabiliser tout ça.

Voilà pourquoi je cause ici ce matin. Je veux un peu de paix (je l'ai déjà dit non ?). Je suis de nature calme et sereine, optimiste même. Ca demandera juste un peu de temps. 


Retour

Le retour de vacances est toujours pour moi un moment étrange.

Je passe par des sentiments mêlés de joie, d'apaisement et de nostalgie naissante. Les souvenirs sont là tout frais, agréables, ensoleillés (ou pas !), les beaux paysages impressionnent encore la rétine. L'énergie positive est rechargée.

Les anecdotes et les péripéties du voyage reviennent en mémoire. Pour ma part, je prends le parti - optimiste incurable que je suis - de ne retenir que les meilleurs moments, les instants de plaisirs partagés, les bonnes tables, les objets insolites, les curiosités découvertes au gré des balades. Et tant d'autres choses, les odeurs, les mets fins et originaux, les vins et les cocktails, les cadeaux qu'on offre et qu'on reçoit ... Il y a aussi ces moment inattendus, ces trajets lents, ces étapes et ces itinéraires choisis avec soin pour visiter de nouveaux coins de France (ou d'ailleurs). Plus prosaïquement ces chambres qu'on découvre et qu'on quitte, ayant à peine le temps de s'habituer à des douches ou des salles de bain nouvelles et dont je peine souvent à comprendre le fonctionnement ... comme aussi à trouver les bons interrupteurs, les bonnes prises pour charger tous ces appareils qui ne me quittent guère, smartphone ou tablette. Ah oui et puis bien sûr toutes ces connexions internet qui marchent ou qui ne marchent pas, sur lesquelles je tempête, râle à voix basse, prêt à houspiller la terre entière si un addict comme moi est privé de sa drogue communicative ... Tant pis pour le pauvre partenaire qui n'en peut mais. Mais qui le plus souvent râle aussi, étant aussi addict que moi. Il y a aussi ces photos qu'on prend sur un rythme frénétique et de façon démesurée cherchant à tout prix capter la bonne image, le bon moment, l'instant présent. C'est d'autant plus facile que les smartphones offrent une capacité quasi sans limite et des réglages de qualité au photographe ou vidéaste amateur. 

C'est cela les vacances. Et aussi le retour sur terre, à la vraie vie. Avec des gens qui travaillent. On ne le remarque pas souvent mais c'est la seule période de l'année où les gens qui ont la chance de prendre des vacances deviennent des touristes et ont toute une série de personnes à leur service. Des personnes qui ne sont pas elles en vacances. C'est amusant et parfois surprenant d'observer les réactions des nouveaux maîtres ... des clients rois. Mais il n'y a que les personnes mal élevées et les butors pour abuser du statut de celui qui paie (et qui parfois paie trop cher il est vrai). Mais en vacances, le portefeuille semble plus large qu'en temps ordinaire, on se lâche un peu.

Et puis il y a surtout la vie qu'on a partagé avec qui vous accompagne. On ne connaît jamais mieux quelqu'un qu'en partageant des vacances. On est ensemble toute la journée, même si on se ménage quelques plages de liberté. On aime se retrouver et si la discussion peut languir au bout d'un moment, les silences ne sont pas pesants si on s'apprécie vraiment. On aime parler, sourire, rire, fumer, boire, manger, chanter, danser et bien d'autres choses qu'on ne raconte pas ... C'est bien la vraie vie qu'on partage. C'est l'occasion de voir si on a envie de repartir en vacances avec cette ou ces personnes. Quand c'est la famille, la question ne se pose pas vraiment. Mais quand la famille est loin ou éclatée, alors pour ces ami(e)s proches, c'est un test implacable et redoutable pour la qualité et la pérennité de la relation. Cette année j'ai vraiment envie de recommencer ... c'est un signe. Si l'envie est partagée, les vacances n'en seront que plus belles dans mon souvenir ... C'est bien le propre des vacances, de n'être qu'instants fugitifs, éphémères, vibrants et marquants. On emmagasine des images, des flashs, des coups de coeur qu'on évoquera longtemps plus tard avec émotion ou nostalgie. C'était bien ces vacances. J'ai bien aimé les paysages, les rencontres, la douceur de vivre. A peine aurais je aimé un peu plus de chaleur et de soleil, mais la chaleur humaine était présente, c'est l'essentiel. Vivement les prochaines. 


Nuit blanche

Quand quelqu'un ment et trompe, est-il encore possible de lui accorder sa confiance ? La réponse est non. On peut vouloir pardonner et passer outre parce qu'il est difficile d'admettre la vérité mais il est clair que ce qui a causé la trahison et le mensonge est toujours là. Ca ne dépend pas de soi donc il est illusoire de croire qu'on peut empêcher quoique ce soit. Et sauf à vouloir contrôler chaque fait et geste de l'autre ce qu'il finira par ne plus pouvoir supporter, vous ne maîtrisez rien. La confiance aveugle ne marche pas. La confiance sélective est une simple béquille. Il y a la confiance qui demande des preuves sans cesse. Mais une fois qu'on a eu la preuve d'une trahison, la relation de confiance est cassée sans espoir.

Faut-il fermer les yeux ? Non. Vivre en sachant qu'on est trompé ... Difficile. Où commence la complaisance, où commence la lâcheté, où commence la stupidité et la naïveté ? Pour ne pas souffrir ou souffrir moins, le plus sage est de ne croire en rien venant de l'autre et de ne rien demander à l'autre si ce n'est de prendre des précautions pour éviter des MST le temps qu'on a envie de poursuivre une relation dont on sait qu'elle ne débouchera sur rien. 

Un homme qui trompe sa femme (ou l'inverse) continuera. Pour des raisons simples. Pas forcément par goût de trahir mais par goût de la relation sexuelle et affective avec un autre partenaire, différent, nouveau, d'odeur, de corps et de sensation. Est ce choquant ? Non c'est terriblement banal.

La difficulté c'est de se rendre compte qu'on vous a menti avec aplomb et parfois la main sur le coeur. Subir un tel mensonge, c'est avoir mal, et c'est humiliant. 

L'amour alors n'existe pas. Quand on se rend compte qu'on n'est pas respecté il est difficile de construire un projet, d'imaginer un avenir. Oublier et passer à autre chose, c'est le mieux.


Envie de presque rien

La douceur de l'été est là ce matin. Je travaille lentement, sans trop d'efforts, les dossiers s'empilent, se dépilent, je prends un café et je fais une pause cigarette. Si je publiais ceci sur FB (Facebook pour les intimes) je serais sûr d'avoir quelques réactions immédiates de quelques uns de mon millier d'amis virtuels (ou pas). Là je prends le parti d'une plus grande intimité. D'autant que je n'ai envie de presque rien, comme dit la chanson de Reggiani. Laquelle déjà, je ne me rappelle plus ... Sans importance.

J'ai eu envie hier de partager sur FB quelques photos vintage après être tombé par hasard en surfant, sur ce sitehttp://vintagephoto.livejournal.com/ Un brin de nostalgie des années 1900-1950 et même 60 quand je suis né ... Là encore rien d'important, l'inspiration du moment. Du coup j'en ai fait un album pour les photos que j'ai préférées.

Autre fait insignifiant : ce week-end j'ai fait l'acquisition d'une table en eucalyptus et de quelques chaises pour ma terrasse ! Que j'ai monté hier soir et dont j'ai profité jusque tard dans la nuit, vers minuit je crois. J'aime beaucoup ma nouvelle terrasse à Meulan. 11011280_10153536523316692_3889820075680045427_o

J'ai déjà eu l'occasion d'organiser quelques soirées apéritifs, buffet dînatoire, très sympas avec quelques ami(e)s. Mais il manquait quelques accessoires de terrasse. J'y remédie progressivement.

La langueur paresseuse de cette journée de canicule qui s'annonce ne m'incite guère à l'effort ... Je vais reprendre doucement une activité normale, très doucement ... et rêver d'une cigale qui chante ... . loin d'ici.


Humeur du jour : les réseaux sociaux, les blogs, ...

Je poste beaucoup sur Facebook, un petit peu sur Twitter et donc je ne suis plus très présent sur mon blog. Ecrire sur un blog me paraît aujourd'hui dépassé, désuet, anachronique, un peu comme si je revenais à la plume d'encre au lieu du stylo ...  Les réseaux sociaux ont tout emporté. Et ce rythme endiablé qui veut qu'on poste à n'importe quelle heure du jour et de la nuit et qu'on observe si on est "liké" "partagé" "commenté" ... une vraie addiction. Les géants américains de l'internent ont bien anticipé les attentes des utilisateurs.

Un avantage essentiel à mes yeux de FB (pour Facebook) c'est la relative mais réelle sortie de l'anonymat des gens. La plupart écrit sans pseudo, avec photo et pedigree. Il y a des malfaisants et des trolls comme sur les anciens médias du net mais ils sont vite identifiés et pour ainsi dire mis au ban de la communauté.

J'ai créé en quelques mois plusieurs cercles d'amis, un peu différents, liés pour les uns à la politique, pour les autres à l'art et la culture et les loisirs, et puis des amis plus réels, plus vrais, rencontrés et appréciés humainement pour bien des choses. Sur mon blog rien de tel, que du virtuel, agréable et sans souci (ou si peu) mais moins de réalité ...

Cela changera probablement encore mais quand je me rappelle de mes débuts sur les blogs en 2005 et maintenant, que de chemin parcouru, que de changement de pratiques et de moyens. Je suis étonné, perplexe, interloqué. 

Alors pourquoi reprendre ce blog maintenant. Pour me poser un peu, pour réfléchir autrement, plus calmement sans polémique véhémente et sans les clashs que j'observe régulièrement sur FB. C'est un coin de tranquillité que je recherche. Mes posts seront soit intimistes soit dans l'actualité mais je n'abandonne pas mon outil. Un peu comme on ne quitte pas vraiment son plumier ! Je m'en servirai autant par nostalgie que par goût de l'écriture posée et réfléchie. Je reviens doucement ... Pas sûr d'être régulier mais j'en ressens le besoin. J'aime le calme après une période de brutalité. Aller plus doucement c'est reposant.