Social-libéralisme
L'avenir est En Marche!

La crise sociale sur la loi travail constitue les prémices d'une rupture politique.

Réforme structurelle la loi travail ou réformette à la française sans portée réelle ? La discussion est d'importance au moment où les blocages perdurent.

Si l'on en juge par l'opposition croisée de la droite, de l'extrême droite, de la gauche radicale, des syndicats contestataires, du Medef, des frondeurs, tous considèrent qu'il s'agit d'une réforme d'ampleur qu'il ne faut pas laisser passer. Et pourtant Valls tient. Hollande aussi pourrait-on dire mais c'est la fermeté de Valls qui est frappante. "Pas de faiblesse" est son mot d'ordre. Il est vrai que reculer une nouvelle fois après l'affaire de la déchéance de nationalité serait désastreux.

En fait le premier ministre sait que cette réforme est majeure pour prouver la capacité de la gauche modérée à réformer le pays. La droite devrait l'applaudir et le soutenir car elle aura aussi en cas d'alternance à affronter le pays si elle en veut mettre en oeuvre son agenda social bien plus radical que la loi travail. Ils voudront passer en force, par ordonnances disent-ils. Cela n'empêchera pas la contestation mais ils auront la légitimité d'une élection nationale récente. Concernant la loi actuelle évidemment la droite ne fera aucun cadeau au gouvernement. Les frondeurs non plus. Et si une coalition des deux fronts de l'opposition se forme, une motion de censure n'est pas à exclure. On verra la chose en juillet.

Pour l'heure, c'est Valls qui tient la boutique. Il sait que de cette bataille dépendra son image de réformateur et quoiqu'il arrive en 2017, du leadership à gauche au moment de la recomposition politique. Si la droite gagne en 2017, Hollande sera écarté du pouvoir, et le jeu normal voudrait que la direction du parti socialiste et du groupe parlementaire socialiste soient l'enjeu majeur. C'est aussi ce sur quoi comptent les aubrystes et la gauche du parti. Ce jeu ne m'intéresse guère. Revoir les mêmes manoeuvres et ces compromis déprimants pour les investitures me répugne franchement.

Pour tout dire je m'interroge sur la question de la survie du PS dans sa forme actuelle. Les débats internes m'ont démontré que les réformateurs au rang desquels les vallsistes ne partageaient plus grand chose avec certains camarades qui n'ont cessé de pourrir la vie de la majorité. Si ces gens là font le procès du quinquennat et prennent la tête du parti, je le quitterai, mais il y a déjà pas mal de choses que je ne supporte plus dans ce parti. J'espère que le mouvement d'Emmanuel Macron En Marche ! auquel j'ai adhéré se transformera alors en parti politique.

Rien n'est fait à ce stade, mais une forme de rupture est en marche ...

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