Nuit blanche
La question identitaire, un sujet à traiter en urgence.

Retour

Le retour de vacances est toujours pour moi un moment étrange.

Je passe par des sentiments mêlés de joie, d'apaisement et de nostalgie naissante. Les souvenirs sont là tout frais, agréables, ensoleillés (ou pas !), les beaux paysages impressionnent encore la rétine. L'énergie positive est rechargée.

Les anecdotes et les péripéties du voyage reviennent en mémoire. Pour ma part, je prends le parti - optimiste incurable que je suis - de ne retenir que les meilleurs moments, les instants de plaisirs partagés, les bonnes tables, les objets insolites, les curiosités découvertes au gré des balades. Et tant d'autres choses, les odeurs, les mets fins et originaux, les vins et les cocktails, les cadeaux qu'on offre et qu'on reçoit ... Il y a aussi ces moment inattendus, ces trajets lents, ces étapes et ces itinéraires choisis avec soin pour visiter de nouveaux coins de France (ou d'ailleurs). Plus prosaïquement ces chambres qu'on découvre et qu'on quitte, ayant à peine le temps de s'habituer à des douches ou des salles de bain nouvelles et dont je peine souvent à comprendre le fonctionnement ... comme aussi à trouver les bons interrupteurs, les bonnes prises pour charger tous ces appareils qui ne me quittent guère, smartphone ou tablette. Ah oui et puis bien sûr toutes ces connexions internet qui marchent ou qui ne marchent pas, sur lesquelles je tempête, râle à voix basse, prêt à houspiller la terre entière si un addict comme moi est privé de sa drogue communicative ... Tant pis pour le pauvre partenaire qui n'en peut mais. Mais qui le plus souvent râle aussi, étant aussi addict que moi. Il y a aussi ces photos qu'on prend sur un rythme frénétique et de façon démesurée cherchant à tout prix capter la bonne image, le bon moment, l'instant présent. C'est d'autant plus facile que les smartphones offrent une capacité quasi sans limite et des réglages de qualité au photographe ou vidéaste amateur. 

C'est cela les vacances. Et aussi le retour sur terre, à la vraie vie. Avec des gens qui travaillent. On ne le remarque pas souvent mais c'est la seule période de l'année où les gens qui ont la chance de prendre des vacances deviennent des touristes et ont toute une série de personnes à leur service. Des personnes qui ne sont pas elles en vacances. C'est amusant et parfois surprenant d'observer les réactions des nouveaux maîtres ... des clients rois. Mais il n'y a que les personnes mal élevées et les butors pour abuser du statut de celui qui paie (et qui parfois paie trop cher il est vrai). Mais en vacances, le portefeuille semble plus large qu'en temps ordinaire, on se lâche un peu.

Et puis il y a surtout la vie qu'on a partagé avec qui vous accompagne. On ne connaît jamais mieux quelqu'un qu'en partageant des vacances. On est ensemble toute la journée, même si on se ménage quelques plages de liberté. On aime se retrouver et si la discussion peut languir au bout d'un moment, les silences ne sont pas pesants si on s'apprécie vraiment. On aime parler, sourire, rire, fumer, boire, manger, chanter, danser et bien d'autres choses qu'on ne raconte pas ... C'est bien la vraie vie qu'on partage. C'est l'occasion de voir si on a envie de repartir en vacances avec cette ou ces personnes. Quand c'est la famille, la question ne se pose pas vraiment. Mais quand la famille est loin ou éclatée, alors pour ces ami(e)s proches, c'est un test implacable et redoutable pour la qualité et la pérennité de la relation. Cette année j'ai vraiment envie de recommencer ... c'est un signe. Si l'envie est partagée, les vacances n'en seront que plus belles dans mon souvenir ... C'est bien le propre des vacances, de n'être qu'instants fugitifs, éphémères, vibrants et marquants. On emmagasine des images, des flashs, des coups de coeur qu'on évoquera longtemps plus tard avec émotion ou nostalgie. C'était bien ces vacances. J'ai bien aimé les paysages, les rencontres, la douceur de vivre. A peine aurais je aimé un peu plus de chaleur et de soleil, mais la chaleur humaine était présente, c'est l'essentiel. Vivement les prochaines. 

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