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Rentrée maussade et c'est peu dire

Je suis rentré depuis quelques jours et l'actualité n'est pas pour là pour me donner le moral. Que de mauvaises nouvelles en rafale. Depuis la démission du gouvernement Valls I, le départ de Montebourg et Hamon, Valls 2, La Rochelle, Trierweiler, Thèvenoud, le Mistral, Rebsamen, je n'en peux plus ... Je fatigue déjà. Ca va trop vite et presque toujours pour nous tirer vers le bas.

La cote de popularité de Hollande est tombée à 13%, soit quinze points de moins que son score au premier tour de 2012.  Valls aussi a chuté de 14 points à 30%. C'est à dire que notre électorat le plus solide, celui qui vote socialiste au premier tour a encore assez confiance en Valls mais plus de la moitié plus du tout en Hollande.

Comment peut-on gouverner dans ces conditions ? Si ce qu'on lit dans le brulot de Trieweiler est juste, Hollande est en train de déprimer sévère à la lecture des sondages et du bouquin de la dame. Cette accusation de ne pas aimer les pauvres est terrible avec cette expression "les sans-dents" dont évidemment chacun va se servir pour faire les blagues les plus féroces contre Hollande.

Je ne sais pas comment on se sort d'un tel guépier. Le parti est d'ores et déjà en train de bruisser de rumeurs diverses et variées. Les frondeurs ragaillardis par les derniers évènements sont persuadés de pouvoir réussir une révolution de palais lors d'un congrès. Cambadélis se pose en rassembleur. Mais il n'y a pas de leader encore identifiable de ce côté là et Martine Aubry vient de dire qu'elle est "très disciplinée". Montebourg a un peu disparu des radars, provisoirement. La gauche de la gauche rêve de primaires pour tous les non socialistes. Et l'aile gauche du parti imagine déjà la tenue de primaires en 2016 qui propulse un autre que Hollande face à Sarkozy ou Juppé et MLP. Beaucoup de calculs politiciens en somme.

Il est détestable que personne ne s'intéresse à ce qui pourrait redresser le pays, un choc de confiance qui malheureusement ne peut venir que de l'extérieur. C'est d'ailleurs de la BCE qu'est venue aujourd'hui la bonne nouvelle : une politique de baisse des taux à des niveaux historiques et de rachat des dettes des entreprises, une innovation incroyable pour une institution aussi orthodoxe. Les Allemands sont en train de constater une baisse d'activité chez eux, ce qui doit calmer leurs vélléités austéritaires. C'est sur ce seul front européen que les voyants ne sont pas au rouge. Et encore, il semble que Moscovici doive se contenter finalement d'un portefeuille à la concurrence au lieu des affaires économiques qu'il demandait. Notre influence en Europe décline. Nous sommes dans la nasse du chômage, des déficits et de la croissance nulle ou presque.

Je ne vois pas comment nous pourrions avoir des résultats économiques rapides. L'énergie de Valls est remarquable mais est ce que celà suffira à combler toutes les voies d'eau, je ne sais. Au moins le gouvernement est-il plus cohérent et discipliné.  Je reste en soutien mais que c'est dur d'être socialiste loyaliste en cette rentrée.