L'autre gauche manifeste le 5 mai, tirons en les conséquences
Un rêve d'Europe à l'aube de l'an II du quinquennat de François Hollande

Un an de Hollandisme

HOLLANDENon rien de rien, non je ne regrette rien chantait Edith Piaf.

Moi non plus je ne regrette rien. Avoir soutenu François Hollande après l'explosion en vol de la candidature DSK est la meilleure décision politique que j'ai pu prendre ces dernières années. J'approuve entièrement la première année de l'action de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Bien sûr on pouvait sans doute améliorer bien des choses notamment au sein du gouvernement mais les orientations politiques majeures sont tout à fait celles dont le pays a besoin.

Qu'on les appelle social démocrates ou social libérales, les mesures liées à la politique de l'offre sont celles que je n'aurais jamais cru qu'un gouvernement de gauche pouvait appliquer. Hollande l'a fait. Cette lucidité et ce courage, je crois qu'on ne les attendait pas. D'ailleurs elles n'étaient pas totalement inscrites dans le discours du Bourget quand j'ai tressailli de surprise en entendant parler du monde de la finance comme l'adversaire N°1. Mais oui on peut faire cette politique pro business et être de gauche.

Maintenant il y a des comportements de grands patrons qui me sidèrent, surtout le PDG de Google. Que j'estime d'un cynisme anormal. Qui défendent les profits et les actionnaires aux dépens de l'intérêt général. Il faut les combattre. On n'y est pas totalement et pourtant ils le méritent. Que ce soit sur les gros salaires, les processus d'évasion fiscale ou les délocalisations, ces gens là ne sont pas des citoyens responsables et solidaires. Ce sont des prédateurs qui n'ont qu'un but : faire de l'argent par tous les moyens. 

Enfin je m'éloigne du sujet principal, Hollande. Il a pris la mesure de la situation politique et économique du pays. Il assume une impopularité record qui nous fera sans doute souffrir aux prochaines échéances mais je pense comme lui que c'est dans l'intérêt du pays. Et que les choses vont finir par se retourner. Le changement du monde allant par phases et par cycles, la crise de mutation de la vieille Europe va connaître un répit.

Alors oui je salue notre président et je lui souhaite de tenir le cap. Je suis et reste à ses côtés plus que jamais.

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