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novembre 2012

L'affaire Arcelor Mittal

L'affaire de Florange est symbolique. Symbole des promesses de campagne qui permettent de croire ou non à l'action politique.

Si Arnaud Montebourg a une bonne solution de reprise de Florange avec 400M€ d'investissement privé c'est magnifique. Pourvu que ces investisseurs soient des gens sérieux. La nationalisation temporaire serait le moyen d'obliger Mittal à ne pas fermer l'usine. Si le gouvernement peut combattre les décisions prises uniquement dans une optique de profit maximum sans se soucier des conséquences humaines, c'est une bonne politique de gauche. Ceux qui voudraient plus, une nationalisation permanente, doivent comprendre que l'Etat n'en a plus les moyens et que ce n'est pas la meilleure solution à long terme. L'Etat ne peut pas nationaliser toutes les entreprises en difficulté. Il ne peut procéder qu'au cas par cas et n'intervenir que de façon tactique comme c'est le cas pour Florange. Une solution intelligente et adaptée qui je pense sera accueillie favorablement par les Français.

Montebourg a peut-être eu des propos qui choquent l'oreille de M. Mittal et de Mme Parizot mais sur le fond l'affaire se tient. Aux entreprises de jouer le jeu.


UMP : morosité générale

Étant immobilisé pour un certain temps, j'ai le temps de suivre en continu la saga UMP sur les chaînes d'infos.

Je finis par avoir de la compassion pour les militants de l'UMP qui sont pris en otage par le bras de fer au dessus d'eux. Je m'imagine à leur place. Pas facile pour ceux qui se dévouent bénévolement de subir une telle situation.

Ce que je ne comprends pas c'est comment ils en sont arrivés là. Des personnes intelligentes qui ne sont pas capables de s'entendre ça arrive mais a un tel point ... Je pense que dans un tel cas la seule solution c'est de continuer à se parler. Tôt ou tard l'affaire se résoudra.
Parce que c'est ce que je ferai à leur place, malgré les tensions, je pense que sur le terrain les militants Ump se retrouveront unis face à nous.

Notre système bi partisan globalement fonctionne bien. Avoir en face de nous comme premier adversaire le FN ne me ferait nul plaisir.
Je finis par croire


L'UMP quelle pétaudière

Nous avons connu notre dose de soirées électorales internes compliquées par le passé mais l'UMP nous a rattrapé dans la cacophonie et la division. Il s'agit quand même du premier parti d'opposition. Ne pas pouvoir organiser correctement une élection avec 300 000 électeurs et la moitié de votants, c'est quand même grave.

Depuis l'épisode des parrainages ou chaque camp avait rivalisé de muscles pour annoncer un chiffre supérieur a l'autre on voit bien que l'intox règne. Les communiqués de victoire procèdent du même esprit d'intimidation. À droite on tente de passer en force, c'est violent mais pathétique. Au bout du compte rien n'est réglé, ni le leadership, ni la ligne politique.

La démocratie n'en sort pas renforcée car l'opposition a besoin d'être crédible.

Du point de vue des résultats preuve est faite qu'une élection de militants n'est pas une élection de sympathisants. Les militants sont plus radicaux. Si au PS on avait fait voter nos militants au lieu d'organiser des primaires, Martine Aubry plus à gauche l'aurait peut-être emporté. Mais on ne refait pas l'histoire. Si les protagonistes sont tellement à cran, c'est qu'ils savent que l'occasion de l'emporter ne se reproduira peut être pas.


La politique de compétitivité relance Hollande

La gauche est traditionnellement favorable à la politique de la demande, c'est à dire de la relance Keynésienne du pouvoir d'achat. Cette fois le rapport Gallois change la donne. Confronté à une réalité terrible sur le plan économique, Hollande a fait le choix de soutenir l'activité des entreprises en premier lieu, ce qu'on appelle la politique de l'offre.

Dans le cercle politique, il n'est pas courant pour un homme de gauche de paraître davantage écouter le patronat que les salariés. Avoir l'appui de madame Parisot c'est étrange. Mais les syndicats de salariés ne sont pas vent debout. Les manifestations contre l'austérité ne font pas recette. Les Français sont sceptiques et même sévères pour le couple exécutif dans les sondages mais l'annonce du plan Ayrault Hollande pour créer un choc de confiance a surpris en bien. Le crédit d'impôt emploi compétitivité semble une très bonne idée. Le rapport Gallois sera appliqué et non enterré. Il faut maintenant passer à la mise en œuvre.

Le tournant politique est moins évident qu'on a pu le dire. Hollande avait surtout agi sur sa gauche avec ses premières mesures sociales et fiscales. Il montre qu'il a aussi un cerveau droit économiquement. Cette progression équilibrée de l'action publique est en fait conforme aux convictions du président et à sa personnalité. La séquence en cours à rassuré les entreprises sans soulever l'ire des salariés. Le tissu social est moins distendu. Malgré la crise et le chômage, ce seul constat d'un pays plutôt apaisé est une rupture considérable par rapport à l'ère Sarkozy. Rien que pour cela je crois que le président tient le bon cap.