Previous month:
novembre 2011
Next month:
janvier 2012

décembre 2011

Jean-Pierre Balligand un député inconnu exemplaire

BalligandUne fois n'est pas coutume j'ai envie de saluer un élu inconnu du grand public qui s'appelle Jean-Pierre Balligand. Un élu socialiste que j'avais vu sur LCP présider des séances parfois agitées mais avec bonhomie en tant que vice-président de l'assemblée nationale.

Cet élu vient de renoncer à se présenter à la députation alors qu'il était lui-même député depuis 1981. Il a 61 ans et il s'était présenté à sept reprises pour être élu sans discontinuer dans sa région de la Thiérache. J'aime  ce genre d'attitude qui respecte les électeurs et qui respecte les citoyens d'autant qu'il ne met aucune pression pour désigner un successeur quel qu'il soit. Un bel esprit républicain. Comme Arnaud Montebourg le demande il a finalement décidé de limiter lui-même  le cumul des mandats dans le temps et je trouve cela parfaitement respectable. Si d'autres élus pouvaient suivre son exemple je pense que la démocratie et la république pourraient en être grandies. Il a exprimé dans son blog sa volonté de faire simplement autre chose et de passer à une autre phase de sa vie sans quitter pour autant la vie publique locale. Alors me direz-vous au bout de sept mandats on a le beau rôle et c'est peut-être plus facile de changer de vie et de passer la main. Mais à 61 ans on est quand même encore jeune et on peut faire encore beaucoup de choses pour les autres.

Cela prouve que tous ne sont pas accrochés à leur poste et je trouve ça réconfortant. Alors simplement chapeau, monsieur Balligand.

Source : http://balligand.fr/uncategorized/lunion-titre-lgislatives-2012-balligand-ne-sera-pas-candidat/




Des anglais à côté de l'Europe mais pas en dehors, tout à côté.

Le dernier accord décisif (un de plus) entre européens a créé un psychodrame autour de la décision de David Cameron de ne pas en être. Bon et puis après ? Est ce vraiment une surprise ? Non. Un drame ? Même pas. Je parie deux choses : d'abord que les anglais ne quitteront pas l'Union Européenne pour celà. Ensuite que les autres européens feront tout pour se rabibocher avec eux.

Parce qu'au final, qu'a obtenu David Cameron ? Rien ou presque. Il voulait une série d'exceptions anglaises dans un protocole à l'accord concernant les services financiers. Il ne les a pas obtenues. Il faudra bien qu'il revienne autour de la table s'il veut quelque chose.

Parce que les européens continentaux savent qu'ils ont besoin des anglais, non pas tant pour leur argent (ils sont de toute façon plus pingres que méchants) que pour notre histoire commune émaillée de guerres et de paix. Nos valeurs et notre modèle social sont certes différents. La responsabilité individuelle prend une grande place outre Manche, le libéralisme et le capitalisme financier y prospèrent quand ils ne ruinent pas l'économie. Mais nos cultures sont occidentales.

Je n'oublie que les anglais ont été de ceux qui ont résisté à Napoléon et à Hitler, à tous les dictateurs qui voulaient mettre la main sur l'Europe par la force.

Rien que pour celà, et malgré leur monarchie d'un autre âge, je considère que la place des anglais est à nos côtés. Pas sur le plan politique car ils n'en veulent pas, mais comme des alliés et des partenaires privilégiés.


Euro-morosité ...

La France risque de perdre son triple A et beaucoup y voient un symbole du déclin de la France, tout au moins de son échec. Le fait que S&P et Moodys ciblent maintenant tous les pays de la zone euro dont l'Allemagne devrait nous rasséréner mais c'est une piètre consolation.

Il y a comme un déclassement en cours de l'Europe que cette perte potentielle révèle. Ce déclassement n'est ni susceptible de relancer la confiance des français traditionnellement pessimistes ni celle des européens. Un cercle vicieux s'enchaîne. C'est tout le projet européen et sa dernière réalisation majeure l'euro qui sont en question à un moment où de médiocres dirigeants sont aux commandes.

Les financiers disent : "la liquidité, c'est la confiance" or quoi de plus liquide que la monnaie ?

La vie quotidienne de chaque français peut être bouleversée si nous revenions au franc. Ce serait une tragique victoire du FN. Rien que pour cette raison, cela ne se produira pas. Pensée magique ? Non. Expérience. Au fond du trou, l'Europe a toujours rebondi. En 2012, il ne faudra rien céder aux marchands de malheur.