Le dernier accord décisif (un de plus) entre européens a créé un psychodrame autour de la décision de David Cameron de ne pas en être. Bon et puis après ? Est ce vraiment une surprise ? Non. Un drame ? Même pas. Je parie deux choses : d'abord que les anglais ne quitteront pas l'Union Européenne pour celà. Ensuite que les autres européens feront tout pour se rabibocher avec eux.
Parce qu'au final, qu'a obtenu David Cameron ? Rien ou presque. Il voulait une série d'exceptions anglaises dans un protocole à l'accord concernant les services financiers. Il ne les a pas obtenues. Il faudra bien qu'il revienne autour de la table s'il veut quelque chose.
Parce que les européens continentaux savent qu'ils ont besoin des anglais, non pas tant pour leur argent (ils sont de toute façon plus pingres que méchants) que pour notre histoire commune émaillée de guerres et de paix. Nos valeurs et notre modèle social sont certes différents. La responsabilité individuelle prend une grande place outre Manche, le libéralisme et le capitalisme financier y prospèrent quand ils ne ruinent pas l'économie. Mais nos cultures sont occidentales.
Je n'oublie que les anglais ont été de ceux qui ont résisté à Napoléon et à Hitler, à tous les dictateurs qui voulaient mettre la main sur l'Europe par la force.
Rien que pour celà, et malgré leur monarchie d'un autre âge, je considère que la place des anglais est à nos côtés. Pas sur le plan politique car ils n'en veulent pas, mais comme des alliés et des partenaires privilégiés.
