Marie-George Buffet quitte la direction du Parti Communiste Français, remplacée par Pierre Laurent.
La gauche rassemblée lui a rendu hommage hier à La Défense, notamment Martine Aubry.
Il n'y a rien de vraiment triste dans cet évènement mais j'avoue que cette sortie me touche quelque peu car elle représente la fin d'une époque. C'est le départ d'une femme sincère, ministre des Sports sous Lionel Jospin, aux grandes qualités d'engagement et de courage dans un parti qui a beaucoup compté dans le paysage politique français.
Depuis son résultat à la présidentielle de 2007 (1,93%) dont elle ne s'est "jamais remise", elle a su pourtant relancer le PCF par l'intermédiaire du Front de Gauche, signe qu'un changement de nom du parti aurait sans doute été utile. Aujourd'hui c'est Jean-Luc Mélenchon - meilleur tribun qu'elle - qui vise l'héritage au sein du Front de Gauche, un Mélenchon à la haine du social-démocrate chevillée au cœur. Buffet n'est pas une "tueuse" mais elle a toujours su protéger le pré carré communiste des aspirations mélenchonistes. J'espère pour les communistes que Pierre Laurent saura s'imposer même si sa personnalité manque un peu de tranchant semble t-il.
Ajouté au départ de 200 cadres du parti vers d'autres cieux, celui de Marie-George met le PCF dans une position de faiblesse de mon point de vue. Le leadership de son successeur n'est pas assuré et beaucoup voient dans les derniers bastions communistes autant de proies possibles pour leurs ambitions.
