Une information qui mérite d'être confirmée mais il semblerait que le président polonais décédé ait lui même intimé l'ordre au pilote d'atterrir à Smolensk là où l'avion s'est crashé à sa quatrième tentative.
Les manifestations devant commencer une demie-heure plus tard, un détournement vers un autre aéroport aurait causé un retard important de la délégation officielle polonaise. Morts pour avoir eu peur d'être en retard ? Celà paraît incroyable, mais c'est la cause banale de tant d'accidents de la route, qu'elle en paraît plausible. L'explication porterait en même temps un coup fatal à la théorie du complot si vite ressortie par certains.
Elle démontrerait tragiquement que même les homme politiques les plus responsables peuvent prendre des décisions impulsives dont ils ne mesurent pas la portée. Si l'information se vérifie, elle montre aussi qu'il faut savoir dire non à l'ego hypertrophié de ceux qui nous dirigent surtout quand ils sortent de leur champ de compétences. Kascynski était un président fantasque, un peu trop vif comme Sarkozy et Berlusconi, c'est à dire égocentrique, hâbleur et agité. Si l'enquête confirme qu'il a - avec son entourage - poussé à franchir les limites de la sécurité, cette dernière intervention aura vraiment été dramatique, le pilote n'ayant guère de possibilité de résister à la pression. Par respect pour sa mémoire, en l'absence de témoins directs il est fort possible que celà ne reste qu'une hypothèse.
