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février 2010

Les régionales virent au concours de boules puantes

Le débat sur l'identité nationale a ouvert le bal. Des relents de nationalisme ranci, moisi ont commencé à suppurer de toutes parts dans nos préfectures étrangement mobilisées pour l'occasion par le chef de l'état. Il suffisait de lire les compte-rendus des "débats" pourtant expurgés  pour s'en rendre compte. Littéralement du fumier étalé partout dans toute la France et vite recouvert par la droite elle même ... .

Viennent de suivre l'affaire Soumaré et les accusations à tort et à travers de ces maires Umpistes du Val d'Oise en mal de reconnaissance et à l'affut d'un "bon coup". Récupérées de façon douteuse, approximatives, partiellement mensongères, les révélations sur le casier judiciaire du candidat socialiste destinées à éclairer le citoyen se sont transformées en boomerang pestilentiel fauchant toute la campagne de Valérie Pécresse. Au delà elles ont chamboulé l'enjeu de ces régionales en question sur la morale des élus. A travers Soumaré, c'est bien sûr Huchon qu'on vise !

Vincent Peillon vient d'ajouter un épisode dans cette série malodorante en rappelant le passé correctionnel (1965) de Patrick Devedjian et Alain Madelin. La loi du Talion qu'on n'apprécie qu'à moitié mais qu'on comprend au vu de la tonne de boue et de haine déversée par la droite sur Ali Soumaré à longueur de colonnes et sur internet.

Attention au concours de boules puantes ! C'est le sens du courriel que j'avais adressé à la permanence d'Axel Poniatowski il y a quelques jours sans savoir à quel point j'aurai raison.

Malheureusement le débat sur les régionales a porté presque exclusivement sur les questions de personnes depuis le début. Frêche, Soumaré, et bien sûr le psychodrame de la constitution des listes. Le programme ? Quel programme ?

Je n'ai qu'une crainte, celle de voir le ton de cette campagne préfigurer celui de 2012. J'espère que les futurs protagonistes quels qu'ils soient sauront élever le niveau du débat. Sinon la classe politique actuelle toute entière ne s'en relèverait pas.


Terre !

Allo la terre !?

Juste un mot pour dire que je vis toujours et que je reviens sur terre après avoir été très pris par un fort mouvement social guère habituel dans mon entreprise multinationale américaine. J'ai eu à revêtir ma casquette - ou plutôt mon casque lourd - et mon uniforme de délégué syndical central CGTiste. Casque US M1

A la clef beaucoup d'actions juridiques, sociales, humaines, militantes, une somme d'occupations très prenantes en compagnie de mes collègues en toute première ligne, avec prise de coups de toutes parts et sans contrepartie. Je ne m'étend pas sur le sujet, mais ce n'est pas évident à gérer.

Cela m'interroge sur ma capacité à mener de front de multiples activités si différentes et dévoreuses de temps. Il y aura des choix à faire : militant, syndicaliste, cadre, conseiller municipal, et j'en passe ... formidable oui mais la vie privée ?