Nécessaire retour aux fondamentaux selon Alexis Brezet du Figaro qui publie une interview du président de la république où celui ci affirme sans honte : "je n'augmenterai pas les impôts". Après la promesse du président du pouvoir d'achat, on a la promesse du président de la rupture sociale qui invente un nouveau ni ni (ni impôts, ni solidarité).
La droite traverse une mauvaise passe sur le plan de l'opinion au vu des sondages. Il est temps d'entonner les couplets sécuritaires et anti-impôts chers à la droite traditionnelle. C'est la tonalité principale de l'interview de Nicolas Sarkozy dans le Figaro. D'autres contrefeux seront allumés sur ce terrain si par exemple dès dimanche prochain l'élection partielle dans les Yvelines se solde par une défaite de David Douillet, ce que je souhaite ardemment.
Amalgamer les immigrés et les délinquants, cibler les impôts excessifs, le discours démagogique est de rigueur. A la clé un catalogue de fausses solutions à de vrais problèmes. Comme le disait un élu de gauche, le gouvernement nous fait les poches après avoir vidé les siennes. Mais surtout il nous ment. Je devrais dire : Sarkozy nous ment, les yeux dans les yeux.
Les français ne sont pas dupes. Les déficits sont énormes, la croissance sera faible, il faudra bien payer nos dettes. Le temps de la rigueur est pour bientôt. Au lieu de dire comme beaucoup de nos voisins qu'il faudra se serrer la ceinture, qu'il faudra faire des efforts, que certaines mesures dogmatiques comme le bouclier fiscal étaient une erreur, le mensonge et le déni de réalité sont la règle. Et le gouvernement continuera de mentir, les élections régionales sont trop proches pour qu'il en aille autrement.
