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octobre 2009

Une défaite porteuse d'espoir

Les résultats de la dernière élection législative partielle de Poissy m'interrogent. La gauche a échoué de peu. Les 48% de Frédérik Bernard forment un beau score mais ils constituent malgré tout une défaite de plus dans notre département tellement ancré à droite.

Qu'aurait-il fallu faire pour l'emporter ? Combattre l'abstention certes, mais le travail a été mené sur ce terrain. Débusquer David Douillet sur le fond, le faire parler mais c'était difficile car le judoka a préféré se taire pour n'avouer qu'après le vote son soutien au bouclier fiscal, et à la mascarade de l'affaire Jean Sarkozy. Alors quoi ? Combat perdu ? Non. Il aurait fallu réunir la gauche davantage. Voilà une question importante. Et en fait de gauche j'aurais dû parler d'opposition. La victoire consistait à fédérer davantage l'opposition à l'UMP. Malheureusement le Parti de gauche de Mélenchon et le Modem n'ont pas appelé à voter pour le candidat socialiste. Des voix précieuses ont donc fait défaut. Le nombre de bulletins nuls a été important.

Alors que le PCF à ma grande surprise a accordé sans mégoter son soutien à Frédérik Bernard, strauss-kahnien comme moi, une forme d'autisme a frappé le candidat du PG, François Delapierre (qui ne publie aucun de mes commentaires sur son blog). Incapable de dépasser ses certitudes, il est resté bloqué sur son logiciel du siècle passé fondé sur une vision étroite de l'Union de la gauche.

Du côté du Modem, là aussi, des problèmes d'ego et la déception d'être passé à côté de sa campagne ont conduit Richard Bertrand à un ni ni peu glorieux. Un clash semble à terme inévitable dans la majorité municipale PS MODEM de Poissy.

Difficile de savoir ce qui se serait passé en cas de constitution d'une arche d'alliance aussi large que celle qui s'est formée à Rambouillet autour de la Verte Anny Poursinoff. Les 1 000 voix d'écart auraient-elles été gommées ? On ne le saura pas.  Ou alors peut-être dans deux ans et demi. Frédérik aura continué son travail de terrain au service des pisciacais. Les dégats de la politique sarkozyste auront continué de s'accumuler rendant encore plus nécessaire l'alternance. Pour que l'effort soit poursuivi et amplifié, il faut garder cet espoir pour les Yvelines et plus largement pour le pays.


Le ni ni de Sarkozy

Nécessaire retour aux fondamentaux selon Alexis Brezet du Figaro qui publie une interview du président de la république où celui ci affirme sans honte : "je n'augmenterai pas les impôts". Après la promesse du président du pouvoir d'achat, on a la promesse du président de la rupture sociale qui invente un nouveau ni ni (ni impôts, ni solidarité).

La droite traverse une mauvaise passe sur le plan de l'opinion au vu des sondages. Il est temps d'entonner les couplets sécuritaires et anti-impôts chers à la droite traditionnelle. C'est la tonalité principale de l'interview de Nicolas Sarkozy dans le Figaro. D'autres contrefeux seront allumés sur ce terrain si par exemple dès dimanche prochain l'élection partielle dans les Yvelines se solde par une défaite de David Douillet, ce que je souhaite ardemment.

Amalgamer les immigrés et les délinquants, cibler les impôts excessifs, le discours démagogique est de rigueur. A la clé un catalogue de fausses solutions à de vrais problèmes. Comme le disait un élu de gauche, le gouvernement nous fait les poches après avoir vidé les siennes. Mais surtout il nous ment. Je devrais dire : Sarkozy nous ment, les yeux dans les yeux.

Les français ne sont pas dupes. Les déficits sont énormes, la croissance sera faible, il faudra bien payer nos dettes. Le temps de la rigueur est pour bientôt. Au lieu de dire comme beaucoup de nos voisins qu'il faudra se serrer la ceinture, qu'il faudra faire des efforts, que certaines mesures dogmatiques comme le bouclier fiscal étaient une erreur, le mensonge et le déni de réalité sont la règle. Et le gouvernement continuera de mentir, les élections régionales sont trop proches pour qu'il en aille autrement.


Népotisme rime avec Sarkozysme

"Le népotisme (emprunt àl'italien nepotismo, de nepote, « neveu ») est la tendance de certains papes, et par extension de certains dirigeants, à favoriser l'ascension de leur famille ou leur entourage dans la hiérarchie dont ils sont le sommet."

Cette définition issue de Wikipedia correspond bien à la prochaine nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD. Comment un jeune homme de 23 ans, sans diplôme ni qualification particulière peut-il prendre la tête d'un établissement public de cette importance ? C'est le fait du prince. C'est tout simplement hallucinant de voir celà en France en 2009.

J'ose espérer que les leaders socialistes vont frapper fort et ensemble à cette occasion. Déjà Bayrou et Duflot ont réagi. Pour l'instant seuls Michèle Delaunay et Jean-Paul Huchon pour le PS ont condamné cette nomination. Tombée en même temps que la polémique autour de Frédéric Mitterrand, cette affaire est selon moi bien plus grave. Le symbole le plus aigu de la dérive monarchique du pouvoir, que même des gens de droite réprouvent. Aux socialistes de faire leur travail d'opposants N°1. Martine Aubry, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë doivent se faire entendre haut et fort. Ségolène Royal également qu'il m'étonne de ne pas voir bondir sur cette affaire.

Il ne s'agit pas de se livrer à une attaque personnelle contre Jean Sarkozy mais d'exiger des explications du président et le retrait de cette nomination. A la prochaine interview télévisée, si les médias ne sont pas aux ordres, Nicolas Sarkozy devrait être interpellé sur ce sujet. Fillon devrait répondre devant l'assemblée nationale en séance pleinière. J'en suis tellement outré que j'ai envie d'aller manifester devant l'Elysée en chantant la Carmagnole ! 

PS : allez signer la pétition initiée par Christophe Grébert

http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html


Martine Aubry et Benoit Hamon soutiennent Frédérik Bernard dans la 12ème à Poissy

Une élection législative partielle a lieu ce dimanche 11 octobre pour remplacer le député UMP Jacques Masdeu-Arus condamné pour corruption.

Venez nombreux à la réunion publique mardi 6/10 à 19h30 en présence de Martine Aubry et jeudi 8/10 à 20h30 avec Benoit Hamon.

Toutes les informations sur  : http://www.frederikbernard.fr/

Fbernard


Irlande : un oui de raison

Un vote oui à 67% en 2009, un vote non à 53% en 2008, que faut-il en penser ?

Je suis heureux du résultat pour la construction européenne, c'est un pas dans la bonne direction. Pour autant j'entends les critiques sur ce vote qui bafouerait la démocratie. La question est bien sûr celle du laps de temps entre deux votes sur le même sujet. Selon moi ce qu'un vote a fait un autre peut le défaire. C'est d'ailleurs le principe même de la démocratie.

Certes le contexte a changé un peu, on a donné quelques garanties aux irlandais mais sur le fond on n'a rien touché. Par contre la crise a frappé l'économie et modifié la perception des irlandais sur l'Europe qui protège. Au final le résultat s'explique, les irlandais ont compris leur intérêt. C'est aussi ce à quoi ils pensaient la première fois d'ailleurs : leur intérêt. Je n'ai jamais suivi cette idée d'un peuple se battant pour des causes - d'ailleurs hétéroclites - que les nonistes d'autres pays voulaient lui faire endosser. Ce vote est un vote de raison qui démontre que l'Europe qui se construit est bien une fédération d'Etats-nations.

Il faut de toute façon renoncer à idéaliser le référendum. Il est démontré que le vote soit positif ou non, qu'un référendum sur des sujets complexes est trop souvent détourné de son objectif premier. La gauche l'a bien compris qui a organisé ce jour une votation citoyenne sur un sujet simple et consensuel : le refus de la privatisation de la poste. Le résultat est prévisible mais c'est un mode d'action civique qui vaut toutes les manifestations.

Pour conclure sur le vote irlandais, j'espère maintenant que les présidents polonais et tchèque ne vont pas traîner pour ratifier enfin le texte déja validé par leurs parlements respectifs.