Je reprends ma chronique de militant socialiste après la longue trève estivale que je me suis accordée. Merci à tous les visiteurs et intervenants pour leur patience.
Alors que s'est-il passé d'intéressant depuis ce moment réussi de La Rochelle fin août ? Beaucoup de choses. Mais juste avant je tiens à souligner l'esprit positif et fédérateur qui a soufflé à la Rochelle. Le contraste avec l'an passé est saisissant. Ne boudons pas ce plaisir fût-il fugace. Les primaires ouvertes, la consultation des militants, la question des alliances, voilà de bons sujets de débats politiques. Sans compter les questions d'actualité comme la taxe carbone, l'éducation, la santé, le grand emprunt, la réforme des collectivités locales, les régionales et j'en passe.
Mais aujourd'hui ce qui m'a incité à reprendre la plume, c'est ce livre de journalistes d'Europe 1 qui évoque des tricheries au sein du PS pour faire gagner Aubry et perdre Royal. Je suis un peu écoeuré par ce déballage qui gâche la dynamique de la Rochelle et qui permet à nouveau à S. Royal de se victimiser ce dont elle ne se prive pas. Ce qui me gêne c'est moins qu'elle se plaigne - on a l'habitude - que la façon dont elle réveille les blessures du Congrès de Reims. L'image du PS est tellement dégradée qu'il ne faut pas en rajouter maintenant. On croyait que les résultats avaient été actés et entérinés par tous les courants alors pourquoi se réveiller neuf mois plus tard ?
Je sais que dans les Yvelines on n'a pas "bourré les urnes", encore moins à Achères. On ne triche pas. Ces rumeurs récurrentes m'horripilent. C'est toute la démocratie interne du parti qui est remise en cause. Je ne suis même pas sûr que Ségolène Royal en profite dans l'opinion.
Que la radio pro-sarkozyste Europe 1 (aux mains de Lagardère, le "frère" du président) fasse un coup de pub et de Karcher anti socialiste, on le comprend, mais on voudrait que certains leaders socialistes s'abstiennent de plonger aussitôt dans la polémique sans aucune précaution pour un parti en convalescence. Le PS qui remonte péniblement du fin fond du congrès de Reims vient de subir une rechute.
