Au Parti Socialiste, je voudrais le calme, la réflexion et le sens du collectif. Quand on lit le dernier sondage du JDD qui dit que 69% des français ne font pas confiance au PS pour gérer mieux la crise que Sarkozy, on ne peut que s'interroger.
Je ne vais pas en rajouter mais les derniers évènements internes du PS à commencer par cette fronde des barons locaux, les états d'âme des uns et des autres exposés en place publique, la tentation de jouer perso sur chaque dossier, me font dire STOP, je ne joue plus !
Collectivement, nous ne sommes pas une force crédible d'opposition et de proposition alors que beaucoup de français souffrent de la crise. Alors que nous devrions avoir un boulevard devant nous, nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux.
A celà je ne vois qu'une explication : le trop plein des ambitions et des egos qui ruine tout effort de rénovation.
Conséquence : je refuse de suivre ceux qui ne veulent pas jouer collectif. Et Pierre Moscovici est de ceux là malheureusement. Il abandonne de fait la motion A, reprend sa route, et opère un mouvement obscur qui pourrait le mener chez Ségolène Royal ou ailleurs, bref je ne comprends plus rien.
J'avais déjà eu beaucoup de mal à accepter qu'il n'ose pas se présenter au suffrage des militants, mais là sans doute ne suis je pas assez intelligent pour suivre ses mouvements. Il reprend ses billes, soit. Sans moi. Quand j'aurai eu une explication claire et intelligible, on en reparlera.
Pour l'heure, je deviens un non-aligné au sein du PS. Membre de la motion A certes, pour ce que celà signifie encore, soutenant la direction donc légitimiste, sur une ligne réformiste, social-démocrate toujours, mais affidé à personne, et certainement pas membre d'une écurie présidentielle ou primo-ministérielle en gestation. C'est Martine Aubry dont il faut consolider l'autorité et les orientations aujourd'hui, rien d'autre ne compte pour l'instant. Et je le sais, pour les citoyens de gauche soutenir la première d'entre nous, voilà qui a le mérite de la clarté et de la simplicité.
Je suis à peu près sûr que sauf accident aux européennes, cette vérité s'imposera avec la force de l'évidence : sans que ce soit un engagement prématuré pour 2012, il faut soutenir Martine Aubry qui a l'autorité et la compétence pour diriger la gauche.
