Previous month:
janvier 2009
Next month:
mars 2009

février 2009

"Une femme debout"

J'ai finalement acheté et commencé à lire le livre de Françoise Degois sur Ségolène Royal "Une femme debout". J'étais la semaine dernière dans ma librairie préférée "Le grand Cercle" au centre Art de Vivre d'Eragny et j'ai fini par attraper ce bouquin après avoir hésité avec celui d'Obama. Juste après, devant moi une femme la cinquantaine bourgeoise l'a pris sans hésiter de même qu'un autre de Gisèle Halimi. Ca m'a amusé.

J'y ai vu tout un symbole. Royal assimilée à la femme qui s'émancipe et qui prend sa revanche sur un monde trop masculin. 

Les premières feuilles me le confirment. Ce livre est avant tout celui d'une femme ambitieuse qui a décidé de ne plus faire de compromis, de ne plus vivre en retrait, sauf peut-être pour ses enfants. Quelle belle histoire à raconter en tout cas, succès de librairie quasi-assuré. Le livre se lit facilement. Loin de la prise de tête que constitue la lecture d'un bouquin de Jospin. Bref, j'en dirai plus quand je l'aurai achevé.


La bourse au plus bas

Rien à voir avec la politique pour une fois. Ca fait d'ailleurs longtemps que je n'ai pas publié une note tant le temps me manque. Donc autant changer de centre d'intérêt pour l'occasion.

Les bourses mondiales sont au plus bas depuis 2002 ou 2003. Depuis la dernière bulle en fait. Ce plus bas correspond à quelques points près aux derniers remous de l'explosion de la bulle internet. Le Cac40 était tombé à 2 400 points, le Dow Jones à 7 500 points. Comme le marché directeur (dominant) est le marché américain et que les plus bas d'aujourd'hui (7 300 points pour le Dow Jones) ont enfoncé les plus bas d'hier, on dit que les supports sont enfoncés, autrement dit que la crise va s'aggraver.

Etrange psychologie des marchés qui réagissent toujours entre peur et cupidité. La peur mène à des ventes panique, la cupidité à des achats irrationnels ("exhubérants" disait Alan Greenspan). Il ne faut donc rien faire et surtout pas tenter des achats à bon compte aujourd'hui si on a quelques économies. Il faudrait - si on a des nerfs et de la rigueur - tenter des ventes  à découvert (ce short selling tant décrié), mais il faut aussi du temps pour suivre tout celà. Je n'en ai pas. Pas assez.

Donc je n'ai rien fait, j'ai laissé mes économies où elles étaient. Rien à voir avec mon appartenance au PS. Détenir des actions n'est pas un crime. Jouer en bourse n'est pas amoral. Le terrorisme intellectuel d'extrême gauche ne me touche pas. Mais je ne suis pas un grand boursicoteur malgré les livres accumulés et les conseils que je donne et que je ne suis pas. Discipline et rigueur n'ont jamais été mon fort sur le long terme, là comme pour les régimes alimentaires ;-). Je ne suis pas le seul ce qui ne me console guère, mais je sais qu'il faut relativiser.

La crise n'est pas que boursière. Elle se traduit par des pertes d'emploi, des fermetures d'usine ou de bureaux, des délocalisations, et plus graves ailleurs par des émeutes et des soulèvements. La bourse n'est qu'un épiphénomène de la crise mondiale. Pour certains - comme moi - les conséquences sont une perte de chance, ailleurs, c'est une perte de vie. Finalement les bourses sont au plus bas, et alors ?