Voilà comment parle John Mc Cain. Il a même ajouté : "Non, c'est un père de famille, c'est un homme honnête". La presse généraliste n'a même pas relevé le racisme ahurissant de cette phrase prise dans la même séquence, car elle était censée rendre hommage au sénateur de l'Illinois.
Ces phrases sont bien plus graves que la dernière gaffe qui l'a amené à dire qu'il "fouetterait dans ce que vous savez" Obama dans leur dernier débat. Un candidat à la présidence américaine qui ne contrôle pas sa parole à ce point, c'est inquiétant.
Je sais que notre hyper-président a eu aussi ses dérapages verbaux, mais l'insulte chez lui n'est jamais allée jusqu'à remuer des odeurs aussi nauséabondes. Ces gaffes révélatrices rappellent plutôt le facho-Chirac des "bruits et des odeurs". Mc Cain n'a même pas l'excuse de l'inexpérience. Il paraît de plus en plus dépassé par cette campagne et ce n'est pas Sarah Palin qui va relever le niveau. Ensemble ils injectent un poison dans le coeur des américains : celui de la division et de la haine.
Prononcé par des leaders d'opinion, ce poison verbal est le plus pernicieux. La politique est faite de mots et de concepts qui peuvent tuer. Quand ceux qui en usent perdent la mesure, le pire n'est pas loin. J'espère que Barack Obama est bien protégé.
