Il ne reste plus guère d'options pour Besoin de gauche maintenant.
A cinq jours du dépôt des motions, on comprend que la ligne claire va vers S. Royal parce qu'Aubry est avec Fabius. Donc le schéma de la dernière AG de La Rochelle ne verra pas le jour (Mosco + Aubry + ligne claire + pôle écologique).
Il faut chercher autre chose. Se présenter tout seul est très compliqué si on veut fédérer, mais c'est une option qu'on ne peut exclure pour peser ensuite. Tiens pourquoi ne pas discuter avec Larrouturou qui a le même objectif ?
On entend parler d'une alliance avec Ségolène Royal parce que c'est la seule présidentiable à ne pas faire un préalable de sa candidature au poste de premier secrétaire. On remplacerait donc Aubry par Royal dans le schéma, mais là le rapport de forces n'est plus le même. Autant il est difficile de dire le poids de Martine, autant Ségolène draine beaucoup de troupes et on ne peut lui imposer grand chose. D'ailleurs si on n'a pas réussi avec la première, pourquoi réussirait-on avec la seconde ? C'est néanmoins une solution pour sortir avec une cohérence dans les idées et les alliances, qui n'existait pas avec Fabius.
L'autre pôle réformiste que j'aurais étudié pour ma part, c'est Delanoë. Il aurait proposé un poste de N°2 à Pierre, ce qui en soi importe peu mais accepter, ce serait renier une conviction, celle du refus de la présidentialisation. Je me suis rallié à ce refus mais je sais qu'il y a de bons arguments contraires. Pourquoi ne pas le rejoindre dans la majorité après avoir présenté une motion seuls ?
Aubry quant à elle devrait rassembler samedi son pôle issu des reconstructeurs, donc c'est difficile de croire à un rapprochement désormais. Même possibilité que ci-dessus d'une alliance de second tour mais dans un ensemble plus large.
Pour moi ce congrès est d'ores et déjà dans un corner, pour ne pas dire une impasse. Le parti est balkanisé à un point que je n'imaginais pas.
Le fait est que les militants sont un peu les bras ballants et impuissants face à toutes ces tractations dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles révèlent au paroxysme la crise de leadership.
