Previous month:
août 2008
Next month:
octobre 2008

septembre 2008

Ouverture de www.delanoe78.com

Suite logique de ce que j'avais annoncé, j'ai signé la motion A de Bertrand Delanoë.

J'ai donc rejoint mes camarades de Socialisme et Démocratie qui avaient fait le pas en juin dernier, notamment les yvelinois Alain Bergounioux et Catherine Tasca.

A la suite d'une réunion de coordination, j'ai proposé de donner un coup de main pour créer le blog de soutien dans les Yvelines, et voilà c'est chose faite. Je suis devenu le webmaster.Delanoe78_3

Pour les yvelinois (... et les autres), venez nombreux sur :

http: //www.delanoe78.com   !!!

Un blog pour six semaines de débats à l'intérieur du PS ... Outil de communication indispensable pour toucher rapidement les militants, notamment convaincre ceux qui hésitent encore.

Avec le collectif, le travail est conséquent. Au programme newsletters, mails, réunions de section, réunions départementales (hier déjà), et tout ce qui va autour, préparation, contacts informels  ... Après le soutien à la contribution de Pierre Moscovici et à Besoin de Gauche, une nouvelle campagne a démarré. A suivre ...


New look Royal

Royal_zenith_2Je ne sais pas si la fête au Zenith fut réussie, mais le nouveau look de Ségolène Royal est fascinant.

Un air de Zazie, une star, une idole people, très loin de l'executive woman qu'on avait vu entre les deux tours de la présidentielle lors du débat.

Est ce encore de la politique ? Je me demande mais c'est assez hallucinant. On ne peut guère imaginer Martine Aubry ou Bertrand Delanoë dans ce genre de scène. Idem à droite d'ailleurs. Les paillettes et les robes Dior de Rachida Dati et Rama Yade font pâle figure.

Je suis estomaqué par l'audace et la métamorphose de cette femme. Elle est vraiment différente. Et elle ne laisse personne indifférent.

Mais à cause de ce choc visuel, on oublie d'écouter ce qu'elle a à dire. L'image remplace le fond, c'est un peu dommage. Je n'ai retenu qu'une phrase "je suis toujours debout". On dirait le joli titre d'une chanson.


Un ticket Delanoë - Aubry ?

J'entends une petite musique de fond qui s'installe à peine déposées les motions.

Certains commentateurs jugent déjà qu'un rapprochement Delanoë - Aubry pourrait intervenir à l'issue du vote du 6 novembre. On tire des conclusions - que pour ma part je juge un peu hâtives - sur un début de débat consensuel hier au CN qui n'a vu personne agresser trop fortement l'autre.

Comme le maire de Paris ne semble renoncer en rien à ses ambitions, je me demande si en filigrane on ne veut pas suggérer à destination des français une équipe aux allures de "1997 - 2002 la bande à Jospin Episode 2".

La nouveauté ? C'est Delanoë lui même. Son discours qui martèle un mot "EFFICACITE" est assez frappant. Associé au discours très social de Martine Aubry, il y a sans conteste une complémentarité.

Mais j'arrête de reproduire ici cette hypothèse qui j'en suis sûr va faire fureur dans les médias. Elle permettrait de réactiver un autre clivage, qui est celui de 2006 entre les partisans de l'ancien parti que symbolisent Hollande - Ayrault face à la jeune garde royaliste, dans un "2008 Ségolène le retour de la chasseuse d'éléphants". Rien de tel qu'un bon duel pour faire vendre du papier.

Nul doute que l'axe de la campagne est tout trouvé : le changement face au classicisme. Un remake des primaires sauf que la situation paraît plus équilibrée qu'en 2006.

Ne tombons pas dans le piège tendu par les médias. Les calculs sur les alliances entre blocs font le miel des journalistes, on ne pourra pas les éviter. Si nous voulons encore échapper au duel de présidentiables, c'est le moment de dire que l'enjeu est ailleurs.

En contrepoint, il faut noter que Hollande fait du Hollande. Il a d'ores et déjà dit qu'il soutiendrait la motion arrivée en tête. Une façon de dire que les clivages sont peu importants et que les journalistes ont raison de ne s'intéresser qu'aux enjeux de pouvoir. C'est sans doute vrai si on considère que le PS est à 80% réformiste tendance social-démocrate. L'avantage immédiat c'est que le spectre de Rennes semble pour un temps s'éloigner.

Par contre je ne veux pas oublier qu'il existe une motion - celle de Hamon - qui se démarque réellement sur le fond. Elle semble incapable de réunir une majorité sauf à imaginer l'improbable : une alliance Aubry - Hamon. Une raison de plus pour ne pas avoir choisi la motion Aubry. Il faut toujours observer les voisins de nos voisins.


Mediapart me publie sans me publier ;-)

A mon retour de la réunion de la contribution besoin de gauche, j'ai écrit quelques mots sur le blog de Pierre Moscovici à minuit et 2 minutes (!) pour faire part de ce que j'avais compris de la position de Pierre, à savoir son ralliement à Delanoë.

C'est mon ami Bangor qui est cité dans l'article de Stéphane Alliès, mais c'est mon commentaire qui est repris dans l'article puis fera le buzz au Jdd. Je ne réclame aucun droit d'auteur ou de citation, d'autant que Bangor avait commencé à faire un compte-rendu de la réunion.

Amusant de voir comment le net peut servir de sources aux médias. Mais il est vrai que Bangor et moi (Vincy, Sangaku, Phiphi et Tonio n'étaient pas loin) étions aux premières loges quand Pierre s'est arrêté près de nous pour évoquer ce ralliement. Les blogueurs embedded !


Une tribune de DSK sur la crise financière

J'appelais de mes voeux pas plus tard que dimanche une intervention de DSK sur la crise financière qui secoue la planète. Lundi, il a fait paraître cette tribune dans le Financial Times.

Un texte similaire devrait être publié dans Le Monde de ce soir.

C'est en écoutant François Hollande sur Europe 1 que j'ai appris que le directeur du FMI s'exprimait. Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach sur la coïncidence avec la date de dépôt des motions au PS et de savoir si cette tribune était la "motion Strauss-Kahn", Hollande a préféré prendre la question sur le ton de la plaisanterie. Il est vrai que Washington est loin de la rue de Solférino.


Et le lauréat est ... Bertrand Delanoë

La réunion de la contribution Besoin de gauche a été empreinte d'une forme de tristesse et de frustration collectives car aucune décision n'en est formellement sortie tant les points de vue exprimés ont été divergents.

Pierre Moscovici très digne a fait part de sa déception et de sa tristesse car il lui apparaît difficile dans ces conditions d'aller à la motion, alors que nous aurions - en étant unis - pû le gagner ce congrès.

Il s'est interrogé : pourquoi diable avoir créé un présidentiable en la personne de Martine Aubry, lui donner une "deuxième chance" puis introduire Fabius alors que ce n'était absolument pas ce que nous voulions au départ pour le parti ? Le refus de la présidentialisation c'était la marque de fabrique de Besoin de Gauche, différente de la logique des reconstructeurs qui se voulait simplement fédératrice. Que ce soit Fabius ou Martine Aubry, les passagers clandestins sont arrivés sans que cela soit acté collectivement. Le drame était noué dès que ces deux logiques se sont mises à co-exister.

L'erreur de laisser dériver les choses, Socialisme et Démocratie l'a payé cash. S&D n'existe plus, le courant a explosé, dispersé au sein de tout le parti socialiste.

Au final, Pierre sans l'avouer hier soir, va rejoindre Bertrand Delanoë. Il attend de voir demain matin la confirmation de l'absence de soutien des poids lourds du courant à la motion autonôme pour annoncer son alliance avec le maire de Paris. C'était mon deuxième choix donc je ne suis pas déçu outre mesure, mais il reste quand même un sentiment d'inachevé. L'idée de défendre ses convictions jusqu'au bout est quand même l'essence du politique. Certains cadres trop frileux ou trop tordus et certaines pesanteurs propres au PS ne l'auront pas permis. Une autre phase commence demain.

Pierre a appelé à poursuivre Besoin de gauche sous sa houlette tous ceux qui voulaient le suivre. Ce que je retiens c'est qu'il a gagné ce soir ses galons de chef de courant. DSK ne voulait pas de successeur, juste des gardiens de sa boutique. Je crois que la boutique a brûlé corps et bien et que les gardiens ont désormais délaissé leur maître l'un pour créer la sienne de boutique, l'autre pour se faire embaucher dans une taverne obscure.


Réunion de contribution Besoin de gauche

Pierre Moscovici nous a convoqué ce soir à une réunion de la contribution pour décider de la position des signataires : présenter une motion ou se rallier à une des trois coalitions (Royal - Aubry - Delanoë). L'annonce est dans la suite de cette note.

Afin de préparer cette réunion, j'étudie les options.

Il y a au moins 3 inconvénients à présenter une motion Besoin de gauche identitaire :

1. La division.
La multiplication des motions est un signe de division que ce soit en interne ou pour les français il faut le reconnaître. Ce n'est pas bon pour le parti.

2. L'alliance tôt ou tard.
Normalement ceux qui ont le moins de chances de l'emporter devraient se fondre dans une coalition plus importante en négociant une prise en compte de leurs idées. Objectivement, nous avons moins de chances de l'emporter que les autres car les médias vont exacerber les questions de personnes.

3. Le risque d'une marginalisation.
Ne pas atteindre le seuil de 5% nous empêcherait d'exister nationalement. Même alliés à l'un ou l'autre dans la synthèse, nous ne pourrions pas peser dans les décisions de la motion majoritaire car nous serions des alliés de second tour.

Malgré tous ces écueils, je persiste à penser que la motion identitaire est la seule qui nous permette de nous faire entendre.

Qui va plaider pour la non présidentialisation du parti si nous laissons le champ libre aux autres ? Personne. Ce sera un sujet annexe.

Qui va plaider pour des primaires ouvertes ? Royal car elle y trouve un intérêt personnel. Et nous parce que nous croyons à la force d'un vote populaire. Personne d'autre.

Qui va plaider pour la méthode de travail des conventions thématiques ? Larrouturou, Dray, quelques autres pour la forme, mais la méthode actuelle fera que comme à La Rochelle, les travaux des conventions pendant 3 ans ne feront qu'ennuyer les médias. Ils attendront la pique d'un présidentiable sur l'autre concernant une position un peu clivante. Comme Martine Aubry sait si bien le faire contre Royal. On sait qu'ils se détestent, pas la peine d'insister.

Sur le fond qu'est ce qui sépare les blocs réformistes ? Un peu l'Europe, un peu le rôle de l'Etat. Mais il y a surtout la fonction du parti (supporters ou militants), la question des alliances (gauche ou centre), et il y a enfin le rapport au libéralisme qui me parait clivant.

Sur ces trois derniers points, je suis opposé à Ségolène Royal sur la question du parti de supporters qu'elle propose et je serais plus prudent qu'elle sur l'alliance avec le MoDem qui me paraît tout bénéfice pour Bayrou. Par contre je suis favorable à son approche dynamique de l'entreprise et de la société.

Concernant Bertrand Delanoë, j'approuve son approche classique d'un parti de militants hormis la question des primaires ouvertes. Je comprends ses préventions par rapport au MoDem et je partage son approche pragmatique du libéralisme.

Enfin Martine me paraît proche dans la conception du parti, ancrée à gauche dans les alliances ce qui me convient tant qu'on n'en fait pas un dogme. Par contre son discours de congrès contre le libéralisme me paraît incantatoire, dénué de portée pratique. Ceci dit il est certainement mobilisateur à gauche et a de quoi reconquérir l'électorat populaire.

En résumé, je ne vois que ces deux possibilités : nous battre pour nos idées en présentant une motion et ensuite rejoindre une coalition (qui peut inclure les trois blocs mais j'en doute). Ou rejoindre d'emblée Delanoë avec qui je partage le plus d'idées mais dont je doute qu'il obtienne une majorité absolue et dont je me demande s'il pourra dire : "ce que j'ai fait pour Paris, je le ferai pour Guéret dans la Creuse, donc je le ferai pour la France". Des vélib' partout ? Heureusement ce n'est pas la question essentielle de ce congrès.

Lire la suite "Réunion de contribution Besoin de gauche " »


Un sénat moins à droite

Senat

Un sénat à gauche en 2011 ? On peut maintenant y rêver.

Malgré les vicissitudes de la période actuelle de pré-congrès socialiste, il faut saluer les résultats inattendus des élections sénatoriales d'hier dimanche. Ils permettent à la gauche de gagner 23 sièges. Insuffisant pour changer fondamentalement la donne, le sénat restant en majorité à droite mais il y a un espoir pour 2011 si la tendance se confirme.

La gauche emporte toutes les élections intermédiaires depuis juin 2007 : municipales, cantonales, sénatoriales. Relativisons : il faut y voir à mon avis davantage un vote sanction qu'un vote d'adhésion à nos thèses. Les élus locaux s'inquiètent du retrait de l'Etat et des services publics en cours (casernes, tribunaux, éducation ...) ou annoncés (La Poste, hôpitaux, ...). Ils viennent de donner un avertissement. Et certains pensent peut-être que la majorité d'aujourd'hui ne sera pas celle de demain. Cela montre que le changement proposé par Sarkozy ne convainc pas ... les conservateurs de son camp.

Il faut d'ailleurs noter que la réforme constitutionnelle ne serait pas passée avec la nouvelle configuration du parlement. Rappelons que le texte a été adopté à deux voix près, juste à temps.

Le président vibrionnant de la première année va devoir maintenant gérer sa majorité autrement que par sa seule légitimité. Beaucoup d'élus de droite ont perdu des plumes sous l'impact de la politique de Nicolas Sarkozy. Le vote de dimanche entraînera sans doute davantage de circonspection avant l'adoption de toute nouvelle réforme. "Le sens politique" de l'éxécutif va être mis à contribution plus que jamais. De là à dire que Sarkozy va se chiraquiser, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas encore. Le poids de la majorité parlementaire va paradoxalement se renforcer au moment où elle recule dans l'hémicycle. Faute de marges de manoeuvre, un certain conservatisme devrait revenir en force à droite contrarier les offensives présidentielles.

Si c'est le cas, il faudra saisir notre chance pour incarner le renouveau et le progrès qui ne passe pas par un recul de l'Etat mais par son adaptation. La rédéfinition des missions de service public et le rôle des territoires sont au coeur du débat comme au temps des lois de décentralisation initiées par Defferre puis Rocard.

Voilà un beau thème de réflexion pour un PS qui ne va pas bien, mais qui gagne -presque - les élections. Allez, au travail, encore un effort pour bâtir un beau projet et les gagner vraiment !


Le retour de l'Etat étoilé

OnclesamCette semaine est historique sur le plan de la finance mondiale.

Au niveau planétaire, les bourses ont connu une période de panique suivie d'euphorie comme on n'en a pas connue depuis fort longtemps. Les valeurs financières dont certaines avaient chuté de 50, 60 ou même 80% ont rebondi fortement. Les autorités américaines ont nationalisé des banques, des assurances, créé un fond gigantesque de 700 milliards de dollars pour héberger les créances douteuses, à l'image de ce que l'état français avait fait pour sauver le Crédit Lyonnais.

Tout celà sous la houlette d'un gouvernement décrié - l'administration Bush - dans le pays symbole du libéralisme dominé par le dogme de la libre entreprise.

Tout celà s'est déroulé sans que les institutions mondiales aient coordonné leur action afin de dénouer la crise. Qui a entendu dire que la Banque mondiale, les banques centrales, la BCE, la Fed, le FMI aient été les acteurs de la solution ? L'Union européenne n'a pas manifesté son existence sur le sujet. Notre hyperprésident n'a pas dit un mot.

J'aurais aimé qu'en cette période extraordinaire pour les marchés financiers, DSK au FMI ait eu les moyens de proposer et mettre en avant la solution qui a été retenue. Les ressources du FMI (environ 350 milliards de dollars) sont incontestablement insuffisantes et d'ailleurs pas destinées à cet objectif. Mais j'aurais aimé lire une tribune, un appel, une intervention de DSK qui aurait imaginé les bases du plan de sauvetage des banques américaines.

Non c'est l'Etat fédéral américain qui a agi. Vite et brutalement. Pourquoi ?

1. Les USA sont la cause du problème, ils règlent le problème, c'est normal. 2. Les masses en jeu ne peuvent être mobilisées que par un pays comme les Etats-Unis. Jamais le pragmatisme américain n'aura pris autant le pas sur l'idéologie libérale non interventionniste car et enfin - c'est la raison principale - 3. Il s'agit de la survie du système financier, rien de moins.

C'est donc l'ancien patron de Goldman Sachs, Henry Paulson, actuel ministre des finances de Bush, qui en aura été l'artisan et donc aux yeux du monde, apparaît comme le sauveur du capitalisme financier.

Dans cet épilogue provisoire il y a un gros bémol. "Socialiser les pertes, privatiser les profits", telle est l'image que véhicule le plan de sauvetage des banques. En fait ce n'est pas si simple, tout dépendra du financement de ces mesures. Si c'est le contribuable qui paie, c'est vrai qu'il y aura injustice. Si c'est par un prélèvement exceptionnel sur le capital, ce sera plus acceptable. Tout va dépendre des nouvelles régulations et c'est là que les débats parlementaires américains seront fort éclairants sur la façon dont la "morale" de cette crise - qui n'est pas finie - sera tirée ou non. Euflag_2

Pour progresser regardons vers l'Europe. Elle est déjà dotée d'une théorie financière et comptable spécifique capable de faire pièce à l'unilatéralisme américain et à ses méthodes excessives. Elle doit surtout se doter d'un fond de réserves, levé par un emprunt européen afin de gérer le cycle économique, élargir et rénover le rôle de la BEI. Dans ce domaine comme dans d'autres le modèle européen continental - à la fois plus industriel, plus prudent et plus solidaire - peut apporter un plus. Face à l'Oncle Sam impérial qui pointe son doigt d'un air guerrier, on veut voir une communauté européenne plus sûre d'elle même, agissante et préventive. L'Etat étoilé c'est aussi l'Union Européenne.


Un congrès dans un corner

Il ne reste plus guère d'options pour Besoin de gauche maintenant.

A cinq jours du dépôt des motions, on comprend que la ligne claire va vers S. Royal parce qu'Aubry est avec Fabius. Donc le schéma de la dernière AG de La Rochelle ne verra pas le jour (Mosco + Aubry + ligne claire + pôle écologique).

Il faut chercher autre chose. Se présenter tout seul est très compliqué si on veut fédérer, mais c'est une option qu'on ne peut exclure pour peser ensuite. Tiens pourquoi ne pas discuter avec Larrouturou  qui a le même objectif ?

On entend parler d'une alliance avec Ségolène Royal parce que c'est la seule présidentiable à ne pas faire un préalable de sa candidature au poste de premier secrétaire. On remplacerait donc Aubry par Royal dans le schéma, mais là le rapport de forces n'est plus le même. Autant il est difficile de dire le poids de Martine, autant Ségolène draine beaucoup de troupes et on ne peut lui imposer grand chose. D'ailleurs si on n'a pas réussi avec la première, pourquoi réussirait-on avec la seconde ? C'est néanmoins une solution pour sortir avec une cohérence dans les idées et les alliances, qui n'existait pas avec Fabius.

L'autre pôle réformiste que j'aurais étudié pour ma part, c'est Delanoë. Il aurait proposé un poste de N°2 à Pierre, ce qui en soi importe peu mais accepter, ce serait renier une conviction, celle du refus de la présidentialisation.  Je me suis rallié à ce refus mais je sais qu'il y a de bons arguments contraires. Pourquoi ne pas le rejoindre dans la majorité après avoir présenté une motion seuls ? 

Aubry quant à elle devrait rassembler samedi son pôle issu des reconstructeurs, donc c'est difficile de croire à un rapprochement désormais. Même possibilité que ci-dessus d'une alliance de second tour mais dans un ensemble plus large.

Pour moi ce congrès est d'ores et déjà dans un corner, pour ne pas dire une impasse. Le parti est balkanisé à un point que je n'imaginais pas.

Le fait est que les militants sont un peu les bras ballants et impuissants face à toutes ces tractations dont le moins qu'on puisse dire c'est qu'elles révèlent au paroxysme la crise de leadership.