Normalement on lit ce genre de propos dans les "mares" du Canard Enchaîné mais là c'est public, affiché, décomplexé.
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi 15 juillet qu'il "s'opposerait à un plan de rigueur" et qu'il préférait poursuivre sur la voie des "réformes", ont indiqué des participants à la réunion des députés UMP à l'Elysée.
"Je m'opposerai à un plan de rigueur. Barre a fait un plan de rigueur et ça n'a pas empêché les déficits d'augmenter", a-t-il déclaré lors de ce buffet organisé à l'Elysée.
"Cycle économique mauvais pour les socialistes"
Sur le quinquennat, "le cycle économique est bon pour nous et très mauvais pour les socialistes", a-t-il encore affirmé, selon des participants.
"La seule chose qu'il faut faire, ce sont les réformes", a souligné le chef de l'Etat en citant plusieurs exemples : "En un an, on aura obligé les chômeurs à prendre un emploi, on aura mis fin aux 35 heures et il y a plus de service minimum". "Ce sont des changements colossaux dans le pays", a-t-il terminé.
L'arrogance de ce bonhomme me révulse. Il est persuadé que le cycle va se retourner à temps pour que l'économie aille bien juste à temps pour les prochaines échéances électorales. Entretemps il sera toujours président. Après ses propos sur les grèves et les syndicats, je ne le supporte plus. En affichant ce mépris et cette prétention, il ne fait qu'inspirer de l'hostilité. Pire il nuit à sa fonction qui devrait le conduire à rester au dessus des débats partisans. Comment veut-il qu'on le respecte ?
Une telle radicalité idéologique n' a qu'un équivalent ailleurs : Berlusconi.
