Celui qui peut m'expliquer ce que va faire le courant Socialisme et Démocratie au prochain congrès du PS gagne ... à être connu.
Il est maintenant établi que la coupure est nette parmi les amis de DSK, entre "Moscovicistes", "reconstructeurs", "Delanoeistes", et "Aubrystes". Je ne sais même pas comment qualifier les sous-chapelles, et les sous-courants c'est dire. Certains vont se rejoindre, d'autres vont tenter des alliances improbables, pour tous c'est la confusion totale.
Je me doute que ces questions de soutien à l'un ou l'autre des textes n'intéressent pas grand-monde mais celà me préoccupe. Ces textes que l'on appelle contribution ou motion dans notre jargon, seront portés par les candidats au poste de premier secrétaire du parti. Pour l'instant j'attends, car j'aime les positions claires et nettes. Pour l'heure je ne vois personne dévoiler une stratégie qui peut nous mener au succès en 2012. Peut-être n'est ce pas souhaitable car en y réfléchissant, le coup de la promesse de victoire, on nous l'a déja fait.
Trop d'ambitions, trop d'egos, trop de calculs dans cette période. Je n'aime pas celà. D'autant que je sens que par exemple entre Delanoé et Moscovici, ces différences sont essentiellement tactiques et cachent plus des enjeux de pouvoirs que des divergences sur le fond, ce fond qu'on n'aborde jamais ou presque.
La question est quand même simple : est-on capable de vivre ensemble dans le même parti, oui ou non ? Bien sûr que oui. Oui si on respecte la règle commune. Oui si on est loyal. Il suffit de prendre ces principes simples comme boussole : respect et loyauté. Les militants et les sympathisants de gauche veulent l'union dans leur grande majorité. A partir du moment où nous partageons les mêmes valeurs exprimées dans notre nouvelle déclaration de principes, il semble logique d'examiner les propositions et la candidature de chacun en fonction de sa capacité à rassembler le plus grand nombre, y compris à l'extérieur du PS. Avec un objectif simple : gagner.
Sur ces bases, certains partent avec un handicap : Ségolène Royal pour avoir snobé le parti, et les partisans de Laurent Fabius et du sénateur Mélenchon pour ne pas avoir respecté les votes internes. Quant aux autres candidats possibles, je reste dans l'expectative. Il faudra sans doute que j'affine ma grille de sélection avec d'autres critères. Pour partie sur la base du projet qui n'est rien d'autre que la vision de la société dans laquelle nous voulons vivre et pour partie, sur ... l'intuition. Je n'élimine personne.
Une certitude : face à l'offensive droitière de Sarkozy, Fillon et consorts, je ne suis pas sûr que nos concitoyens de gauche apprécient tous ces petits jeux. Heureusement, les députés socialistes présentent lundi prochain un premier bilan de l'action de l'opposition. Voilà quelque chose qui nous sort de ce nombrilisme destructeur.
