J'écoute régulièrement, sur BFM et LCI notamment, Jean-Marc Vittori, l'éditorialiste des Echos. Il vient de publier un excellent article intitulé : le FMI pompier pyromane.
Cet article raconte bien de mon point de vue les pratiques et les dégâts d'une politique dogmatique, orthodoxe et monétariste du FMI.
La conclusion est formidablement sévère : "Celui qui s'assiéra bientôt dans le siège du directeur général du FMI prendra la tête d'un hôpital qui n'a presque plus de clients et dont les apprentis sorciers ont diffusé un virus terrible dans la population. Espérons qu'il en aura conscience." Dominique, si tu nous lis ...
Les cures de rigueur appliquées par le FMI se sont révélées pire que le mal. Elles ont aggravé les situations. Exactement comme lorsque lors de la crise boursière de 1929, les institutions monétaires avaient fermé les vannes du crédit aux mauvais payeurs et aux spéculateurs (mais aussi aux bons payeurs et aux investisseurs) et asphyxié l'économie.
Une leçon de politique générale à en tirer serait de dire que pour favoriser (ou pénaliser) quelques individus, on ne doit pas généraliser des instruments coercitifs ou incitatifs. Un réglage fin de ces politiques aurait été préférable, y compris en pratiquant des expérimentations (c'est bien ce qui se fait sur le RSA, politique de justice sociale inspirée par Martin Hirsch).
Dans la France de Sarkozy, cette politique qui favorise les plus riches à travers le bouclier fiscal est non seulement injuste mais en plus probablement inefficace. Le pire serait qu'elle s'avère contreproductive. L'inconvénient le plus immédiat c'est que cette politique mange des marges de manoeuvre (mais en a t-on vraiment ?) qui seraient bien utiles ailleurs.
En tout cas pour en revenir au FMI, la tâche s'annonce gigantesque pour DSK.
