La refondation que chacun appelle de ses voeux depuis la défaite aux dernières élections recouvre des propositions bien diverses au sein du PS.
Un éditorial récent du Monde pointait du doigt la triple crise qui agite notre parti : une crise de leadership, une crise de stratégie et une crise de projet. Bref une crise globale de notre système. N'en jetez plus la cour est pleine. Pourtant certains rajoutent une autre crise comme François Hollande sur la nécessaire ré-organisation de l'appareil, pure question de boutique s'il en est. Ces questions que je juge périphériques sont importantes mais non prioritaires dans le processus de refondation. Ne les oublions pas mais n'en faisons pas l'enjeu de nos débats d'aujourd'hui. Il sera toujours temps de savoir si les primaires socialistes étaient une bonne idée à renouveler ou non.
Revenons à ce que je juge essentiel. Depuis quelque temps, je lis et j'écoute les uns et les autres et je tente d'y voir clair pour déceler les différentes stratégies possibles qu'énoncent nos têtes pensantes de façon plus ou moins chargée en contenu.
D'abord un point de consensus, il n'y a pas d'alternative à la refondation. Ou plus précisément, personne ne propose d'en rester à un replatrage de façade.
Je vais donc essayer de me livrer à un exercice de classification des courants selon un double axe : intensité de la refondation envisagée et capacité à réaliser la refondation. C'est en fait un exercice de consultant classique que certains cabinets mènent pour identifier sur un "marché" les leaders et les challengers ainsi que les tendances prévisibles. Cette approche marketing, certains me la reprocheront sans doute mais elle a le mérite de clarifier les idées pour les militants nouveaux et aussi peut-être les anciens qui cherchent un peu de lumière dans la nébuleuse qu'est devenue notre galaxie.


Les commentaires récents