Jack Lang avait demandé une démission collective de la direction du PS en juillet dernier.
A l'arrivée, on se demande si ce qui se passe ne lui donne pas raison.
Tous les principaux leaders ou presque se retirent des affaires directes du PS, et ceux qui restent (Royal, Hollande, Delanoé, Ayrault, ...) sont largement affaiblis ou ont la tête ailleurs essentiellement tournée vers les municipales).
Tout se passe comme si DSK, Fabius, Lang, avaient décidé de démissionner des instances dirigeantes du PS. Un sentiment conforté par les défections ou ralliements provoqués par la politique d'ouverture de Sarkozy. Les cadres supérieurs du PS sont démobilisés. Ils ne se rendront pas pour la plupart à La Rochelle pour les Universités d'Eté.
Une telle hémorragie laisse évidemment perplexe les militants sur l'avenir du PS. Quel est ce parti que ses chefs désertent ? Les lieutenants semblent incapables de prendre la relève. Pourtant les jeunes quadras sont dans un état d'excitation intense à la perspective des places qui se libèrent. Mais à tel point et en ordre tellement dispersé qu'on ne voit pas lequel pourrait s'affirmer vraiment. Le problème c'est qu'ils miment les attitudes des anciens et se marquent à la culotte. Personne ne veut reconnaître l'éventuelle supériorité d'un autre que lui même. Et si l'un d'entre eux s'avisait de prendre une initiative, les autres se ligueraient aussitôt pour le faire rentrer dans le rang, un peu à l'image de ce qui s'était produit entre 2002 et 2007. Mêmes causes, mêmes effets.
Le PS est toujours déboussolé et celà devrait durer un moment.
