J'ai été habitué à perdre souvent des élections depuis fin 2006 : les primaires socialistes avec DSK, la présidentielle avec Ségolène Royal, la législative sur notre 6ème circonscription des Yvelines avec Patrick Abisseror, les législatives 2007 avec le PS.
Il n'était que temps de rompre avec cette spirale infernale de l'échec qui commencait à me miner le moral.
C'est fait depuis hier : j'ai été élu au Comité d'Entreprise de ma boite dans le collège cadres en tête de liste de l'UGICT-CGT pour la première fois. Pour faire bonne mesure j'ai aussi été réélu délégué du personnel au siège de l'entreprise où je travaille, toujours bien sûr sur une liste UGICT-CGT. Et bien réélu puisque nous progressons aux dépens de la CFDT qui reste majoritaire mais de peu. J'ai participé à cette campagne activement et je dois dire que nous avons gagné nos sièges de haute lutte, dans une entreprise de technologie où les cadres ne sont pas très favorables à l'image de syndicat de combat que porte la CGT. Il faut dire que j'ai voulu une ligne basée sur la concertation et le dialogue social dans cette campagne qui je pense nous a permis de marquer des points. Une ligne réformiste pour un syndicat actif et combatif mais pas dans l'opposition systématique.
Voilà deux mandats de trois ans qui commencent. Je vais combiner beaucoup d'activités politiques, syndicales et peut-être municipales en plus de mon travail qui est déjà très prenant. J'espère que je pourrais tout mener de front avec la même énergie et le même engagement. Il faudra sans doute arbitrer entre tout celà car les journées n'ont que 24 heures. En outre j'en ai eu la preuve par l'exemple d'autrui : passer du temps à sa vie personnelle est nécessaire pour son propre équilibre mental et physique, qui reste pour moi la priorité numéro .1 Finalement c'est aussi le gage de l'efficacité de ce qu'on cherche à réaliser.
Mais pour le coup, je suis très content de ces résultats électoraux qui marquent je le souhaite le début d'une nouvelle dynamique. Le futur proche ce sont les municipales de mars 2008 et là aussi nous (mes camarades socialistes d'Achères et moi) nourrissons des espérances collectives (et individuelles) dont je reparlerai le moment venu.
