Je n'y étais pas, mais je ne le regrette pas.
En parcourant quelques articles qui racontent l'ambiance du grand meeting national hier soir au Zenith, je suis très étonné par ce que je découvre.
Marianne par exemple : Toute la soirée, l'image de la belle unité sera gâchée par les réactions très coordonnées d'un public de militants ségolistes chevronnés. Jospin et DSK sifflés. Royal ovationnée.
Le Nouvel Obs est plus mesuré en relatant une dépêche AP qui parle de DSK "victime de quelques sifflets au début de son discours.".DSK qu'on a accusé sans preuves d'avoir fait siffler Royal au même endroit en novembre, aura donc fait l'objet d'une sorte de vengeance pour avoir fait la tête à la télé le soir de la "non-victoire". Il a été néanmoins applaudi sur la fin.
Fabius et Hollande ont parait-il été très bons. Certains se sont demandés pourquoi on ne les a pas vu s'élever à ce niveau un peu plus tôt. Et Delanoé a fait une prestation honorable, lui qu'on pressent pour de hautes fonctions dit-on.
Quant à Ségolène Royal, elle est toujours en campagne présidentielle. Rayonnante, adulée, protégée par une popularité au zénith. Elle parle de refonder le logiciel socialiste. Il y a des informaticiens qui ont du souci à se faire ... Aussi bien ceux qui ont développé la version précédente que ceux qui seront chargés de ré-écrire les programmes. Mais c'est un travail indispensable.
Sans vouloir refroidir l'enthousiasme ségoliste, observons que les derniers sondages sont plutôt inquiétants pour le PS. Les trois quart des sièges semblent promis à l'UMP et à ses alliés.
Disons le en termes simples, il est grand temps pour les militants et les sympathisants de se mobiliser pour cette dernière bataille. Les querelles de chapelle et les questions de positionnement auront le temps de s'exprimer plus tard. Nous aurons cinq ans pour celà. Espérons que cette fois ce délai suffira pour préparer un candidat ou une candidate capable de battre le président Sarkozy en parlant de ce qui fait notre force et fonde nos valeurs : l'intérêt général. Nous avons tout simplement oublié de parler haut et fort de l'intérêt général quand Sarkozy vantait à pleins poumons les mérites de la réussite individuelle.
Mauvais avocats de nos valeurs, frileux dans la rénovation, tiraillés par des ambitions contradictoires. Pas étonnant que nous soyons allés au tapis.
