Le nouveau gouvernement est nommé avec trois transfuges de gauche (dont Kouchner le "french doctor", Jouyet un des technocrates ayant rédigé l'appel des Gracques et le traître à l'ego boursouflé Eric Besson). S'y ajoutent une personnalité remarquable de la société civile (Martin Hirsch le président d''Emmaus) et un homme du centre, (Hervé Morin). Voilà le gouvernement Fillon 1er est nommé.
La presse annoncait il y a déjà quelques jours les noms qu'on a pu découvrir vendredi matin sur les chaînes d'info. Pas de surprise ou presque, tout se déroule comme annoncé. Etonnant début de quinquennat. Tout est fait pour donner l'image d'une France rompant avec les années chiraquiennes à marche forcée.
Les français observent sûrement du coin de l'oeil les évènements et l'hyper-activité du président qui saute d'avion en voiture de fonction sans arrêt. Ce week end il va expérimenter Brégançon dans le Var après la Lanterne (résidence des premier ministre) le week-end dernier.
Il est partout, tout le temps, tous les jours. Il nous donne le tournis. Il prend tout l'espace politique. En fait nous assistons à une entreprise de laminage de l'opposition touchant aussi bien le centre que la gauche.
On a la curieuse impression que Nicolas Sarkozy a été élu pour tout faire. La gauche a bien raison de craindre la concentration des pouvoirs. On peut même redouter la concentration sur un seul individu qui va gérer la France comme un manager recrutant ou licenciant ses ministres à sa guise ou selon l'air du temps.
La France va s'arrêter de tourner si cet homme tombe malade ou s'ennivre trop de son pouvoir... C'est sans doute la plus grande faiblesse de cette construction monarchique et le plus grand danger pour un pays qui ne semble en avoir guère conscience. L'illusioniste est de nouveau à la baguette pour achever son oeuvre de captation du pouvoir qui prendra corps avec une majorité absolue à l'Assemblée Nationale.
