J'avais salué dans ma note précédente les bonnes "prévisions" de l'institut Ipsos concernant les résultats du premier tour et je ne change pas d'avis, mais je relève un point dans un article de l'Express qui me fait tiquer.
Le titre de l'article : Nicolas Sarkozy peut-il être battu?
Je lis la chose suivante "Sans doute aussi la campagne de réélection de George Bush aux Etats-Unis, en 2004, a-t-elle validé dans l'esprit de Sarkozy sa stratégie globale de séduction de l'opinion, dont il suivait les moindres mouvements. Pendant la campagne, certains ont noté l'omniprésence de Pierre Giacometti, directeur général de l'institut de sondages Ipsos France."
Je n'aime guère les théories du complot mais quand on a un client aussi assidu que Nicolas Sarkozy, je me dis qu'on peut être tenté de le favoriser. Si Ipsos avait bien noté la pointe au dessus de 30%, il avait quand même sous-estimé Royal de deux points au premier tour. On est dans la marge d'erreur cependant qui est de trois points. Et on peut être un bon sondeur sans être un partisan.
De là à dire que les 54% de Sarkozy au deuxième tour sont de l'intoxication pour démobiliser l'électorat socialiste et de gauche, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai donc pas. Cependant une petite lumière vient soudain de s'allumer dans mon cerveau, qui vient occulter un peu la déprime sondagière qui m'a frappé dans ma note précédente. Des sondages restent des sondages, et ce n'est pas parce que ca ne s'est jamais produit (une inversion des sondages pour le second tour), que ca ne se produira jamais. D'ailleurs c'est un point à vérifier, maintenant que j'ai un doute sur la parole des sondeurs.
Toute la question est là : s'il y a une chance, même minuscule, ne faut-il pas la jouer à fond malgré tout ? Pour ne rien regretter. Je me doute que mes atermoiements peuvent paraître ridicules après autant d'analyses définitives et péremptoires de ma part. C'est se raccrocher à peu de choses je le sais mais après tout, ca ne regarde que moi et le ridicule ne tue pas ;-)
En tout cas, je me demande maintenant si DSK avait raison finalement.
Je doute, tu doutes, il doute ...
