Dimanche, nous aurons la possibilité de changer le cours des choses comme jamais nous n'en avons eu l'occasion depuis 1981.
Le choix est simple : quand on est à gauche, on vote à gauche.
Mais quelle gauche ?
La gauche extrême, radicale, protestaire ? Non car cette gauche n'a pas suffisamment conscience de l'injustice que représentent pour nos concitoyens les désordres et le manque de respect des règles de vie en société. Cette gauche connait les difficultés sociales des français et les dénonce, mais elle rechigne la plupart du temps aux compromis liés à la pratique du pouvoir. Attaché à l'utopie, c'est un vote stérile.
Le centre qui veut flirter avec la gauche ? Non plus, car ce centre n'a pas démontré à ce jour sa volonté de transformer réellement notre société et de modifier ses équilibres favorables aux puissants. Ce centre méconnait les méfaits liés au capitalisme financier, sous-estime la souffrance des plus faibles d'entre nous et propose trop souvent une potion libérale douce certes, mais trop amère pour le plus grand nombre. Ce centre ne porte pas aussi haut que les socialistes les valeurs de justice sociale, d'efficacité économique et de laïcité. En résumé, ce centre qui lorgne à gauche n'a ni la volonté ni la culture du changement réel de l'ordre établi quoiqu'il en dise. Qu'il fasse ses preuves. Pour l"heure, c'est un vote malhabile.
Dès lors, un seul vote s'impose : celui pour Ségolène Royal. Un vote lucide, responsable, positif pour un projet de société nouvelle, qui allie l'idéal socialiste de justice et l'aspiration populaire à une république du respect. Une société qui refuse les conflits, la fragmentation, la discrimination. Une société qui se montre à nouveau généreuse, courageuse, fraternelle. Cette société, c'est avec Ségolène Royal que nous allons entreprendre de la reconstruire, de la relever. Pour le futur, c'est un vote fertile.
Si vous faites ce choix d'espoir dimanche, irrésistiblement la force combinée de toutes ces gauches se mettra en marche. Ni rien ni personne - surtout pas Nicolas Sarkozy - ne saura l'arréter.
