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avril 2007

Ségolène Royal pense à DSK comme premier ministre

Jamais ce n'avait été dit aussi clairement.

Même le déjeuner médiatisé entre les deux anciens concurrents n'avait pas laissé filtrer une telle information.

Mais c'est dans un entretien exclusif avec Le Monde que Ségolène Royal annonce la chose que j'attendais depuis si longtemps. Notre candidate lache tous les coups possibles et inimaginables avant le premier tour pour l'emporter. Après son ouverture au centre, et son dialogue avec Bayrou, elle utilise désormais toutes les armes de son panel. Enfin !

Le Monde.fr Paris, lundi 30 avril 2007
Le Monde.fr
Le quotidien Le Monde daté mardi 1 mai 2007, actuellement en cours de bouclage, développe pour ses lecteurs les informations suivantes.

LE TITRE DU JOUR
Ségolène Royal promet une "France apaisée"
Second tour. Dans un entretien exclusif, la candidate socialiste affirme que Dominique Strauss-Kahn "pourrait être un très bon premier ministre". Se présentant toujours comme le symbole de la "rénovation politique", Ségolène Royal explique : "Les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc."


Conjuguer le doute ou conjurer le doute ?

J'avais salué dans ma note précédente les bonnes "prévisions" de l'institut Ipsos concernant les résultats du premier tour et je ne change pas d'avis, mais je relève un point dans un article de l'Express qui me fait tiquer.

Le titre de l'article : Nicolas Sarkozy peut-il être battu?

Je lis la chose suivante "Sans doute aussi la campagne de réélection de George Bush aux Etats-Unis, en 2004, a-t-elle validé dans l'esprit de Sarkozy sa stratégie globale de séduction de l'opinion, dont il suivait les moindres mouvements. Pendant la campagne, certains ont noté l'omniprésence de Pierre Giacometti, directeur général de l'institut de sondages Ipsos France."

Je n'aime guère les théories du complot mais quand on a un client aussi assidu que Nicolas Sarkozy, je me dis qu'on peut être tenté de le favoriser. Si Ipsos avait bien noté la pointe au dessus de 30%, il avait quand même sous-estimé Royal de deux points au premier tour. On est dans la marge d'erreur cependant qui est de trois points. Et on peut être un bon sondeur sans être un partisan.

De là à dire que les 54% de Sarkozy au deuxième tour sont de l'intoxication pour démobiliser l'électorat socialiste et de gauche, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai donc pas. Cependant une petite lumière vient soudain de s'allumer dans mon cerveau, qui vient occulter un peu la déprime sondagière qui m'a frappé dans ma note précédente. Des sondages restent des sondages, et ce n'est pas parce que ca ne s'est jamais produit (une inversion des sondages pour le second tour), que ca ne se produira jamais. D'ailleurs c'est un point à vérifier, maintenant que j'ai un doute sur la parole des sondeurs.

Toute la question est là : s'il y a une chance, même minuscule, ne faut-il pas la jouer à fond malgré tout ? Pour ne rien regretter. Je me doute que mes atermoiements peuvent paraître ridicules après autant d'analyses définitives et péremptoires de ma part. C'est se raccrocher à peu de choses je le sais mais après tout, ca ne regarde que moi et le ridicule ne tue pas ;-)

En tout cas, je me demande maintenant si DSK avait raison finalement.

Je doute, tu doutes, il doute ...


Echec et mat en deux coups

Echecdouble1 Comme le remarque JM Aphatie dans son blog, seuls deux instituts de sondage IPSOS et Sofres ont bien appréhendé le rapport de forces du premier tour. En deuxième ligne on peut mettre BVA et l'IFOP, et en queue de peloton CSA qui à force de vouloir être en avance de l'opinion, a fini par se prendre les pieds dans le tapis.

D'où l'intérêt qu'il y a à examiner les sondages de deuxième tour issus des deux premiers de la classe en 2007 (en 2002, c'est BVA qui avait le moins mal analysé la montée de Le Pen).

Et là, aucun doute : les sondages du deuxième tour réalisés le soir du premier tour, donnent une avance de huit points à Nicolas Sarkozy, donc un score de 54 à 46 en faveur de Sarkozy.

Pierre Giacometti, le directeur d'IPSOS a rappelé hier soir dans une émission sur france 5 que jamais les sondages de 2nd tour ne se sont trompés sur le vainqueur lors des précédentes présidentielles. Donc Nicolas Sarkozy, sauf énorme surprise, sera le prochain président de la République française. Le président Sarkozy, rien que de le dire, ça me fait mal pour mon pays.

La gauche est électoralement basse en France depuis des mois maintenant. Autour de 36,5% dont 26% pour le seul PS. Tout s'est passé comme si la campagne qui vient de se dérouler n'avait absolument pas fait bouger les lignes pour la gauche. Elle est restée à ce niveau historiquement faible sans autre résultat que de produire du vote utile pour Ségolène Royal, laminant tous les autres candidats.

Si le but était de se qualifier à tout prix, c'est réussi, mais si le but était de gagner l'élection en 2007, c'est perdu. Le devoir de victoire s'est transformé en devoir de qualification pour le deuxième tour. Royal a obtenu un bon score améliorant de deux points le score de Jospin + Taubira + Chevènement en 2002.

J'appelais de mes voeux hier un changement de stratégie pour donner un signal fort aux électeurs bayrouistes. Il y eut donc ce coup de fil hier que j'imagine ainsi : "Salut François (tu sais que tu as un beau prénom !), dis moi ce serait sympa de se voir depuis tout ce temps. Tiens et si on se faisait un chat sur internet ? Juste toi et moi et quelques un de nos amis. On pourrait parler de mon pacte. Tu es d'accord ? Allez je t'embrasse "

Improbable ? Non mais alors pourquoi Marielle de Sarnez a-t-elle pouffé de rire dit-on, quand elle a entendu le message, le vrai. Un signe fort qui entraîne une forte envie de rire, ce n'est pas un bon signe.

Trop tard semble-t-il. Rocard, Kouchner et très proche d'eux DSK ont subi les foudres des ayatollahs socialistes quand ils ont osé évoquer des discussions avec Bayrou. Mais maintenant c'est différent. Ces chers centristes, ont avec nous des points de convergence, des sensibilités humanistes, des incompatibilités communes avec le clan Sarkozy. C'est donc celà la nouvelle façon de faire de la politique ? Qui va croire qu'on change la donne ? Parce que Jean-Louis Bianco, la main sur le coeur, le certifie sur France 2, opposé à François Fillon hier soir, tous deux présentés comme de futurs premiers ministrables ? Et DSK, il ne pouvait pas dire la même chose en mieux, en plus crédible ? D'ailleurs pourquoi ne l'a t-il pas dit lui même ?

Non, depuis dimanche soir je vois les choses simplement (et tristement je dois le dire) :

1er coup : le rapport de forces est établi en faveur de Sarkozy. Il lui suffit de ne rien dire ou presque. Juste un peu de sécurité économique et sociale pour le principe. La dynamique est de son côté.

2ème coup : non décidémment non, Ségolène Royal ne fera pas appel à DSK en tant que premier ministre. Elle préfère rencontrer Jacques Delors, faire monter au front Lang et Bianco, les quadras Montebourg et Peillon. Les voix bayrouistes iront s'égayer ailleurs comme elles ont déjà quitté notre camp. Un seul coup était possible pour faire le pont avec Bayrou : jouer la pièce la plus forte de son jeu DSK. D comme Dame.

J'en ai assez. Quitte à être taxé de défaitiste, je ne suivrais pas DSK cette fois ci quand il dit "la victoire est possible". Non Dominique, j'en ai assez fait. J'ai été loyal et toi aussi, jusqu'à la nausée. Là quelque chose s'est cassé. Cette campagne est perdue. Nous sommes échec et mat en deux coups, et je ne vois pas comment Sarkozy pourrait ne pas le voir. Encore un débat, une ou deux discussions, un dernier bulletin de vote pour Royal et passons à autre chose.

PS : pour ceux qui cherchent la solution au problème ci-dessus, c'est : 1. Ff2, 1. ..Rb4, 2. Dd6.
On l'aura compris, c'est la DAME qui donne le mat, mais il faut d'abord jouer un coup de FOU.


La France en bleu mais l'important c'est la rose

Resultat1ertour_2

Une participation massive, des extrêmes décrochés, et surtout une France en bleu non seulement au niveau de la couleur du ciel mais aussi de la carte éléctorale. Manque une couleur à ce tableau : l'orange. Car le dernier enseignement de cette campagne est la renaissance d'un centre puissant qui s'affiche - et c'est une nouveauté - indépendant.

Tout est-il joué pour ce deuxième tour ? Les sondages qui ne sont pasRose_bleue trompés cette fois, prédisent une large victoire de Nicolas Sarkozy. Ce serait aller un peu trop vite en besogne, mais la tâche de Ségolène Royal est difficile. Sarkozy a toute latitude désormais pour recentrer son discours, ayant largement fait le plein d'électeurs adeptes d'un discours d'autorité et de méritocratie. Sa déclaration "rassembleuse" d'hier soir avait déjà des accents "protecteurs" qu'on ne lui avait pas connu précédemment.

Royal a encore des atouts. Elle est forte d'un bon score de premier tour ayant littérallement pompé tous les votes utiles à gauche de la gauche. Tous ces partis l'ont bien compris puisque pas un des autres candidats de gauche n'a tardé à lui apporter son soutien dans un front anti-Sarkozy, y compris et c'est nouveau là encore, Arlette Laguiller elle même.

Elle dispose aussi d'une part significative de voix chez les électeurs de François Bayrou si on en croit les sondages faits juste après le premier tour.Rose_orange

On est donc enclin à se demander comme Roland Cayrol de CSA ou Jean-Marie Colombani du Monde, voir Julien Dray lui même, ce qu'elle attend pour donner des signaux forts à l'électorat de François Bayrou.

Hier et encore ce matin, on a de mon point de vue trop vu et entendu François Hollande (appuyé par Fabius et Mélenchon) se dire les gardiens du dogme socialiste, et refuser toute vraie discussion avec les électeurs centristes. La dynamique de second tour n'est pas enclenchée que déjà on somme la candidate de rester ancrée dans son pacte présidentiel et les électeurs égarés de s'y rallier. BouquetrosesAutant dire que de dynamique il n'y aura point.

Je crains que certains socialistes ne fassent dès maintenant le calcul d'une défaite honorable pour guetter une hypothétique victoire aux législatives voire bien plus loin en 2012 pour les plus cyniques d'entre eux.  Je pose crûment la question : Ségolène Royal pense-t-elle réellement qu'elle peut gagner en ne changeant rien ? Ou bien pense-t-elle déjà à l'après quand le bleu sarkozyste ou le bleu de Désirs d'avenir aura bien fini de repeindre le rose socialiste ? Quelle idée étrange aussi de Ségolène Royal de dire hier soir qu'elle n'appartenait plus aux militants socialistes, elle qui à ce jour n'en a fait qu'à sa tête pour se plaindre ensuite de ne pas être assez soutenue ...

Si on veut gagner aujourd'hui, je pense qu'il faudrait savoir composer un bouquet de roses roses, de roses rouges et de roses oranges agrémenté d'oranges roses. Sinon pour demain l'important, c'est la rose, crois moi !


Le 22 avril 2007

RoyalvoteDimanche, nous aurons la possibilité de changer le cours des choses comme jamais nous n'en avons eu l'occasion depuis 1981.

Le choix est simple : quand on est à gauche, on vote à gauche.

Mais quelle gauche ?

La gauche extrême, radicale, protestaire ? Non car cette gauche n'a pas suffisamment conscience de l'injustice que représentent pour nos concitoyens les désordres et le manque de respect des règles de vie en société. Cette gauche connait les difficultés sociales des français et les dénonce, mais elle rechigne la plupart du temps aux compromis liés à la pratique du pouvoir. Attaché à l'utopie, c'est un vote stérile.

Le centre qui veut flirter avec la gauche ? Non plus, car ce centre n'a pas démontré à ce jour sa volonté de transformer réellement notre société et de modifier ses équilibres favorables aux puissants. Ce centre méconnait les méfaits liés au capitalisme financier, sous-estime la souffrance des plus faibles d'entre nous et propose trop souvent une potion libérale douce certes, mais trop amère pour le plus grand nombre. Ce centre ne porte pas aussi haut que les socialistes les valeurs de justice sociale, d'efficacité économique et de laïcité. En résumé, ce centre qui lorgne à gauche n'a ni la volonté ni la culture du changement réel de l'ordre établi quoiqu'il en dise. Qu'il fasse ses preuves. Pour l"heure, c'est un vote malhabile.

Dès lors, un seul vote s'impose : celui pour Ségolène Royal. Un vote lucide, responsable, positif pour un projet de société nouvelle, qui allie l'idéal socialiste de justice et l'aspiration populaire à une république du respect. Une société qui refuse les conflits, la fragmentation, la discrimination. Une société qui se montre à nouveau généreuse, courageuse, fraternelle. Cette société, c'est avec Ségolène Royal que nous allons entreprendre de la reconstruire, de la relever. Pour le futur, c'est un vote fertile.

Si vous faites ce choix d'espoir dimanche, irrésistiblement la force combinée de toutes ces gauches se mettra en marche. Ni rien ni personne - surtout pas Nicolas Sarkozy - ne saura l'arréter.


Des appels à la pelle

La campagne prend une nouvelle tournure avec les appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner à une alliance PS - UDF. Voilà qui complique un peu plus la donne de cette élection dont vraiment personne ne peut prédire l'issue.

DSK interrogé sur cette question a souligné qu'il faudrait bien réunir un front anti-Sarkozy ... au deuxième tour.Il a raison. Si on en croit les derniers sondages, c'est le duel attendu Ségo-Sarko qui se profile, et il faut quoiqu'il arrive, se préoccuper de savoir ce que l'on va dire le soir du 22 avril. Il semble que Ségolène Royal voulait attendre cette date pour se prononcer.

Ces questions sont des questions "politiciennes" d'alliances dont notre candidate voudrait bien s'extirper comme elle a voulu se dégager des contraintes du parti socialiste. Après la vraie fausse nouvelle du sondage des RG d'hier, cette dernière semaine de campagne se place loin des questions de fond qui intéressent les français, notamment le pouvoir d'achat et l'emploi.

Ce matin, avec quelques camarades nous sommes allés tracter sur le marché d'Achères. Les communistes - qui gèrent la ville - étaient déjà là. Quand ils nous ont vu arriver, ils nous ont interpellé comme des sociaux-traitres prêts à rompre les alliances. Naturellement, ils auraient tout à perdre d'une telle recomposition du paysage politique. Au bout d'un moment, le plus virulent a fini par dire qu'il faudrait que la direction du PS se prononce radicalement contre ces propos et Rocard en a pris pour son grade, dans une dernière bordée de vitupérations. Passons.

Dans les échanges avec les gens, ce sujet n'est jamais venu sur le tapis. Naturellement ce sont bien les préoccupations quotidiennes qui revenaient fréquemment. Ce que j'ai entendu ce matin, c'est une forme d'indignation répétée contre l'assistanat. Beaucoup de gens simples et modestes sont indignés par les "avantages" proposés aux rmistes, aux malheureux de notre société, qui se satisfont parfaitement de leur sort de leur point de vue. Trop de gens profitent du système sans avoir besoin de travailler. Combien de fois n'ai je entendu ca ce matin ? Dans une ville de gauche ? Et pourtant pour connaitre des gens dans le besoin, je peux certifier qu'on ne vit pas "bien" avec le RMI. On survit. On se contente de peu mais on n'a pas envie d'y rester. Certes il peut y avoir des cas particuliers, des gens qui se sentent trop cassés par la vie pour avoir envie de rebondir, de refaire des efforts. Ces personnes découragées et brisées que doit on en faire ? Les abandonner à leur sort ? Non bien sûr. Et le but est bien de faire en sorte que les gens ne restent pas en situation de dépendance et d'assistance. C'est bien ce que propose Ségolène Royal en remettant les gens au travail. Elle parle d'une société de droits et de devoirs, de donnant-donnant. J'ai eu l'impression que ces arguments simples ont fait réfléchir les gens à qui je m'adressais, car ces personnes de gauche qui se disaient indécises et ne voulaient pas voter Royal, atténuaient progressivement leurs reproches. Retournées ? Je ne sais pas, mais au moins dans l'isoloir le vote Royal ne sera pas exclus d'office.

Une dernière remarque qui m'a fait plaisir. Sans que je lui en parle une dame de 78 ans m'a dit que le PS aurait du désigner DSK comme candidat, et ce pour une raison qui m'a paru simple comme bonjour. Aucun candidat n'a dit selon elle, comment il comptait tenir ses promesses. Le pourquoi des promesses est clair mais le comment ne l'est pas, surtout le financement. Cette charmante dame m'a dit qu'avec DSK comme premier ministre elle serait rassurée, car lui saurait comment s'y prendre. Elle m'a même demandé de le faire savoir en haut lieu !

Cette anecdote véridique me conduit à conclure cette note par mon appel personnel : Ségolène, si tu me lis, et si tu veux être élue, pense à DSK dans ton futur gouvernement !


Et si ce n'était pas elle ?

Les RG éliminent Ségolène Royal au 1er tour


C'est peut-être cette information explosive que Marianne voulait publier demain ...

Si c'est le cas, c'est un puissant appel d'air au "vote utile" qui peut fonctionner aussi bien pour Royal que pour Bayrou.

Y aura t-il un média audiovisuel pour reprendre cette "information" hallucinante qu'aucun autre sondage n'indique ?

J-9


Le national nombrilisme de Sarkozy

La campagne à droite toute de Sarkozy suscite des commentaires de plus en plus acerbes de la part de journalistes pas spécialement étiquetés à gauche.

Dans le lot, j'ai relevé la diatribe virulente et particulièrement bien tournée de Jean Quatremer sur les dérives nationalistes du candidat de l'UMP.Ego

Quand j'avais lu les paroles de Sarkozy, je n'avais pas fait immédiatement le lien avec les allemands "génocidaires" tant l'ode à a France me paraissait dans la tradition gaulliste. Mais le contrepoint mis en exergue par Jean Quatremer est tellement évident que le national nombrilisme de cette campagne franco-française me saute enfin aux yeux. Il fallait bien un observateur européen averti pour le rappeler.

On avait aussi reproché à Ségolène Royal son goût immodéré pour le MOI et le JE. D'ailleurs tiens, qu'est devenue l'équipe du pacte présidentiel ? On va dire qu'elle se tient à la disposition de la candidate. Pour l'heure celle ci leur demande juste de participer à des meetings, ce qu'ils font. Notons qu'elle a aussi usé du thème de la nation, quitte à surprendre une nouvelle fois ses partisans.

Mais ce qu'on observe à gauche n'est rien à côté de l'égocentrisme à droite, ce culte du chef, cette parodie de démocratie qui a présidé à la désignation et aujourd'hui à la promotion du candidat suprême. Les députés godillots et les ministres aux ordres sont toujours d'actualité. Sauf un d'entre eux, l'arabe qui cache la forêt, comme se décrivait lui même Azouz Begag, dont le livre polémique va sortir cette semaine.

J'ose espérer que ce césarisme va finir par inquiéter les français. La France n'a pas besoin d'un nouveau Napoléon, elle a besoin d'une nouvelle façon de gouverner plus proche, plus moderne, plus en phase avec la société. Chirac s'en va enfin. Inutile de le remplacer par un petit César colérique et narcissique dont la personnalité agite de nouveau la blogosphère. [edit : et Le Monde !]

PS : Marianne annonce quelque chose d'important la semaine prochaine. On se demande tout à coup ce qui peut arriver, et d'où les coups vont partir (de la Chiraquie ?).