DSK vient de faire une proposition concrète pour aider les jeunes à entrer dans la vie active : un capital de départ.
Sur son blog on lit ceci :
Mon constat de départ est simple. Les jeunes, aujourd’hui, cumulent les difficultés : accès au logement, financement de leurs études, insertion dans la vie professionnelle, accès à la culture…Demain, nous leur laisserons à la fois une dette publique élevée et un environnement dégradé. Ma conviction profonde est que nous leur devons quelque chose !
Il faut les aider à entrer dans la vie. Pour cela, je propose que nous leur donnions un patrimoine de départ facilitant leur autonomie. Du capital public pour ceux qui n’ont pas de capitaux privés.
C’est une réforme essentielle qui aura un coût. Je l’assume pleinement ! Elle est indispensable sur le plan moral. Elle est socialement juste : c’est l’égalité réelle mise en actes. Elle est économiquement efficace : c’est la confiance relancée. Elle est politiquement pertinente : elle réduit les inégalités de patrimoine aggravées par Nicolas Sarkozy avec l’évolution des droits de succession.
J’ai vu sur le post daté d’hier que vous étiez déjà très nombreux à avoir engagé le débat. J’attends donc vos réactions. Quel est votre sentiment général sur cette proposition ? Un montant qui se situerait, par exemple, autour de 10 000€ vous paraît-il pertinent ? Quelles modalités de mise en œuvre ? Sur la base de quels projets d’études, professionnels, familiaux ? A quel âge les bénéficiaires pourront-ils disposer de ce capital de départ ?
Vu le nombre de commentaires et de réactions, il est clair que DSK a tapé dans le mille pour déclencher un vrai débat entre ceux qui veulent faire confiance aux jeunes et au pays, et ceux qui s'arqueboutent sur des situations acquises.
Cette proposition mise en débat est emblématique de ce que DSK apporte au projet du PS dans l'esprit d'une vraie politique de gauche redistributrice. DSK avait déjà imaginé les emplois jeunes qui avaient contribué à redonner confiance aux jeunes et à leurs parents en 1997. La droite avait tout cassé en 2002 avant d'y revenir avec le plan Borloo.
De nouveau sur la même ligne que Martine Aubry et son EVA, DSK explique comment le retour à la confiance, source de croissance, peut se traduire dans les faits. Il montre le chemin.
Le financement est basé sur différentes sources dont les droits de succession, tant il est clair que les plus aisés qui ont construit un patrimoine privé basé sur la rente, les dividendes et l'immobilier peuvent contribuer à l'égalité réelle. C'est là que l'opposition sera la plus forte.
Le message est bien celui là : DSK fait confiance aux jeunes.
En social-démocrate responsable, DSK veut établir la règle du jeu en dialoguant avec les citoyens. Il n'est pas question de signer un chèque de 10 000 euros sans contrepartie. C'est aussi un exemple du contrat social, du pacte de l'Elysée que DSK propose aux français.
Le débat est ouvert.
