Finies les vacances, je retrouve Paris, son temps gris, ses nuages dont on me dit qu'ils ont couvert la France tout au long des quinze derniers jours.
Parcourant mes mails j'en compte 525 nouveaux malgré tous les filtres antispams activés sur ma boite principale. Quarante par jour en moyenne ! Heureusement que c'est le calme de l'été aussi bien professionnellement que politiquement. J'ai passé une ou deux heures à survoler les titres et lire ceux qui me semblent "urgents". Le boulot est déjà là envahissant, avec sa tonne de problèmes non réglés malgré trois semaines d'absence. C'est pourtant l'ancien président Queuille je crois qui disait quelque chose comme : "il n'y a pas de problème qu'une absence de solutions ne finisse par régler". Bon, eh bien, il faut croire que ça s'applique à d'autres problèmes que les miens : eux, cool, ils sont toujours là à m'attendre tranquillement. Ou alors il faudrait que je prenne six semaines de vacances !
Je parcours aussi rapidement la blogosphère. Les autres sont déjà bien rentrés un peu partout. J'ai l'impression de revenir sur une planète qui a déjà beaucoup bougé en mon absence : La Rochelle, les universités d'été des uns et des autres,
J'ai lu le Monde au retour et j'ai constaté la douce euphorie de la droite sur fond de bilan économique et social dopé aux statistiques flatteuses mais en trompe l'oeil. Qui peut penser que la rentrée des français saurait être moins morose que d'habitude avec ces hausses de prix, ce carburant toujours aussi cher, et ce climat automnal précoce. La gauche, le PS ? Un bourdonnement d'abeilles inaudible aux oreilles des français qui semblent pénaliser tous les leaders. Inquiétant jusqu'à quel point je l'ignore. Le nez collé sur leurs débats internes, les dirigeants ne s'en rendent guère compte ou remettent la question à plus tard. Qui parle encore du projet ? Trop sérieux, trop loin des couteaux.
Pas envie de réintégrer tout ça trop vite. Je me sens décalé, j'étais bien loin du monde avec le soleil, les montagnes, les rivières ruisselantes. Il faut vraiment que je pose mon sac de voyages. Et pourtant là j'ai plus envie de le reprendre que de le ranger. Envie de relacer mes souliers de marche et de continuer mes ballades et mes randonnées ... Allez un dernier dimanche de calme avant de reprendre le collier demain. C'est loin demain.
