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septembre 2006

DSK : agir pour le progrès partagé

DSK vient de se lancer dans la course à l'investiture socialiste. Pourquoi diront certains ? Quelle est sa place ? Que vient-il dire de plus ou de différent ?

DSK n'est ni à droite ni à gauche du PS, ni au dessus, ni en dessous.
Il est au coeur du PS d'aujourd'hui et de demain.

Il représente toute la rose socialiste et au delà toute l'attente du peuple de gauche. Rose_1

Socialistes, nous sommes tous des socio-démocrates.

Mais soit nous préférons les épines, l'affrontement, le refus radical du libéralisme, soit nous préférons la douceur des pétales, le consensus, le ni ni Mitterrandien, le non choix, le compromis.

On constate chez d'autres la tentation du grand écart doctrinal dans leur propre camp sous couvert de rénovation et de rupture avec les momies socialistes ou gaullistes. La théorie du big bang salutaire a peu d'écho en France mais on nous dit qu'un frisson, un désir de rupture anime les français renforçant le camp des nouvelles icones et des iconoclastes.

Loin de ces stratégies destructrices du lien social, DSK veut tracer une nouvelle voie, proposer une nouvelle donne, un new deal aurait dit l'ancien président démocrate Franklin Roosevelt..

DSK ne veut pas du renoncement libéral.
Son credo : agir pour le progrès partagé

Chaque mot compte dans cette formule simple que m'inspire l'entrée dans l'arêne présidentielle de Dominique Strauss-Kahn :

- agir : DSK veut être un président acteur engagé
- progrès : DSK veut être un président recherchant les résultats, l'efficacité économique et sociale
- partagé : DSK veut être un président pour tous les français, ne laissant personne au bord de la route, quelque soient ses origines, sa culture ou sa condition sociale.

Il faut ajouter que ce combat va se mener "pour" un certaine vision de la France, et non pas seulement "contre" un candidat ou une autre vision atlantiste, libérale et communautariste. SI nous gagnons ce combat, ce sera - on l'espère - pour l'adhésion à nos idées plus que par le rejet, mais ne soyons pas naïfs, nos compatriotes se décideront aussi pour certains d'entre eux par dépit ou protestation. A nous de combattre cette tentation de renoncement de l'électeur. Il faudra être capable de l'entendre mais aussi de lui dire ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.

Cet espoir de progrès partagé porte un autre nom : c'est le réformisme radical.

Encore un slogan diront certains, peut-être mais c'est la définition social-démocrate du difficile mais magnifique combat progressiste pour l'efficacité et la justice.


Le sens précède l'essence.

Le PS vient de réussir à se doter de règles pour les débats des candidats. Six débats au total. Pour autant Ségolène vient d'évoquer l'idée d'une machine à perdre qui se serait mise en route. Je trouve cette idée stupide. Réellement. A l'appui de sa thèse, Madame Royal pense que le vote des militants est une épreuve en soi, à quoi bon discourir sur des différences qui n'en sont pas. Nous avons tous le même projet, nous sommes tous socialistes, désignons simplement le meilleur ... en l'occurrence elle au vu des sondages. Toujours le même matraquage. L'essence même du parti s'en trouverait bouleversée. Ce serait partir dans le mauvais sens de mon point de vue, d'où le titre de mon billet.

On a le même projet certes mais tout le monde considère qu'il s'agit d'un socle qui représente plus un programme pour les législatives que la trame de fond du discours présidentiel. Et dont personne n'appliquera l'intégralité en fonction de l'environnement réel.

Ce socle va ensuite se différencier selon les candidats selon le sens donné à l'action :

- les améliorations à apporter :
des mesures additionnelles qui respectent l'esprit du projet sans reniement et sans surenchère. Par exemple personne ne va dire "pas d'augmentation du SMIC" et personne ne va dire "encore plus d'augmentation du SMIC". Mais un candidat pourrait par exemple prôner une refonte en profondeur du traitement de l’exclusion en France, en faisant une place plus grande au monde associatif (je pense par exemple à ATD Quart-Monde). Ceci traiterait non seulement le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres mais aussi des exclus. Il existe des smicards SDF (Cette refonte est une proposition de DSK).

- les priorités - la hiérarchie dans le temps :
Chaque candidat peut considérer que les engagements du projet sont étalés sur la législature et soumis à conditions et calendrier : par exemple la renationalisation de EDF n'est pas une priorité de DSK dans l'état actuel des finances publiques, alors que la mise en place d'un service d'aide à la petite enfance coûteux lui parait plus urgent. Il y a donc des arbitrages à rendre.

- les innovations qui sont la valeur ajoutée de chaque candidat :
Chacun peut proposer de nouvelles mesures qui ne sont pas dans le projet mais qui respecte son esprit et nos valeurs.
Par exemple, dans le souci de protéger certaines entreprises stratégiques en difficulté, DSK propose des nationalisations temporaires, de revoir la fiscalité locale des entreprises qui délocalisent, etc ...

Avec cette approche, chaque candidat peut expliquer concrètement comment il tient compte des attentes des français.

Enfin et peut-être au delà des mesures techniques de nature gouvernementale, chaque candidat doit exposer sa vision du monde, des enjeux majeurs, des transformations à accomplir. Une vision présidentielle qui dépeint le monde vers lequel on va à défaut d'expliquer en détail comment on ira. La carte routière, la feuille de route qui servira de principes d'actions et les lignes directrices au gouvernement.
Sur ce point DSK souhaite un président qui agisse, activement au quotidien, ce qui en soi correspond à un changement des institutions par une nouvelle répartition des rôles. D'autres candidats ne sauraient pas endosser le rôle de président maitre d'oeuvre engagé dans l'action. Ils endosseraient plus aisément un rôle à la Chirac concentré sur un ou deux domaines réservés.

Donc voilà ce que doivent éclairer les débats. C'est bien plus important que de savoir qui a le meilleur talent d'orateur ou le plus beau look ou la capacité "d'incarnation". Juger notre président sur ses capacités d'initiative et d'éxécution, c'est essentiel. Sinon on va finir comme aux Etats Unis par désigner d'anciens acteurs de cinéma ou des alcooliques repentis comme président de la République. Comment disait Rocard déjà ? On ne doit pas confier la conduite d'un camion de 30 tonnes bourrés d'explosifs à un apprenti chauffeur.

Fondamentalement, il faut choisir un candidat, un leader pour son intelligence politique et ses idées avant tout et ensuite pour sa personnalité qui doit être un mélange d'autorité et de charisme. Sinon c'est Rocard et non Mitterrand qu'on aurait désigné en 1981.

Tous ceux qui ont gagné les présidentielles l'ont fait sur une idée force qui a cristallisé l'intérêt de l'opinion sur leur personnalité, pas l'inverse.


DSK va de l'avant

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Bonjour à toutes et à tous, DSK invite tous ceux qui souhaitent apporter leur soutien à sa candidature à se réunir le mercredi 4 octobre 2006 à 19h à Alfortville. Le meeting de soutien se tiendra au gymnase Léo Lagrange d’Alfortville.

Gymnase Léo Lagrange
56, rue Etienne Dolet
94140 Alfortville

Accès :
RER D (arrêt Maisons-Alfort-Alfortville)
Métro ligne 8 (arrêt Créteil Université)
Bus 103 (arrêt Place du Petit Pont) ou 181 (arrêt le Vert de Maisons)


"Votez pour vous en votant pour moi." C'est du vol.

J'écoutais ce matin Pierre Rosanvallon interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1. Le sujet c'était son dernier livre : la contre-démocratie.

Rosanvallon a dit beaucoup de choses intelligentes comme à son habitude mais il exposait surtout tout le mal qu'il pense de la démocratie d'opinion qui prend aujourd'hui le pas sur la démocratie représentative. Flatter le bon sens populaire ce n'est pas très glorieux pour nos politiques qui ont le droit et le devoir de diriger un pays. Diriger ça veut dire être devant, pas derrière. Et ma pensée a vagabondé aussitôt sur l'idée suivante : un militant aussi ça a le droit et le devoir de réfléchir.

Donc, réfléchissant tout seul dans ma voiture en allant à un rendez-vous lointain, j'ai eu le temps de me remémorrer quelques prises de positions récentes. En effet, je trouve tout à fait stupéfiants les propos qui consistent à dire aux militants :

1. Vous avez voté pour un projet mais je demande aux citoyens experts de se prononcer sur ce qu'ils veulent vraiment. Si c'est contradictoire avec le projet ou la position du parti, ce n'est pas gênant, ce qui compte c'est la volonté populaire.

2. "A vos sacs à dos" pour m'aider à gagner l'investiture contre les hiérarques du parti qui m'ont mis à la place où je suis.

3. Les idées des simples citoyens étant meilleures que celles des militants, je considère que l'intérêt général est mieux défendu en suivant l'avis éclairé du plus grand nombre. Sous-entendu, les militants mais surtout les dirigeants ne sont que des idéologues dépourvus de sens commun.

La conclusion : on remplace les convictions par le sens commun. Le raisonnement par le bon sens populaire.

Ce bon sens qui permet d'affirmer : "il y a trop d'étrangers en France, s'ils avaient un visa saisonnier il y en aurait moins, et on aurait moins de chômeurs, de regroupement familial et de problèmes dans les banlieues". Ou "il y a des gens qui détournent la carte scolaire, autant la supprimer pour rétablir l'égalité". Iaka, faucon, ... le bon sens populaire.

Ce bon sens qui n'a rien à voir avec nos valeurs de gauche, mais qui doit réconcilier le PS avec les couches populaires. Au lieu de convaincre ces gens que le problème est ailleurs, dans la mauvaise distribution des richesses et dans la lutte contre les discriminations, on va dans le sens de Sarkozy et on lui donne raison. Iaka, fauçon, ... encore le bon sens populaire.

C'est là que le raisonnement boucle de façon perverse. "J'affirme et je donne raison à ces thèses. C'est bien donc la preuve que le PS est autiste et que les militants - ce n'est pas leur faute les pauvres - sont piégés par leurs dirigeants. Il faut donc éliminer ces derniers. Je suis cet instrument de rebellion à votre service. Votez pour vous en votant pour moi !" C'EST OBLIGATOIRE. FAUCON.

Diabolique. La pensée sophiste par excellence. L'auto-dissolution de la raison.

Le piège presque parfait. Presque car le cerveau humain du pauvre militant de base a une faiblesse congénitale : il s'interroge, doute et questionne. Il a une propension incommensurable à vouloir débattre. Dépossédez le militant de la faculté de débattre et à son tour il se rebelle.

Et Rosanvallon me direz vous ? Quel rapport ? Eh bien il a conclus ce matin en répondant à une question sur l'emprunt de ses idées par certains candidats (voir communiqué de La République des Idées) : "je suis pour le partage de la connaissance, mais il y a des limites à ne pas dépasser sinon c'est du vol." Voler un débat aux militants c'est un vol d'Aiglon me suis je dit en riant tout seul dans ma voiture. L'Aiglon en a plus qu'assez du Faucon. Populaire ou pas. D'ailleurs c'est quoi déjà le nom de ce parti qui a populaire dans son nom ?


Lens : les chantiers du PS, au delà du débat.

Première étape des débats des candidats socialistes à l'investiture : LENS.

PhotoPhoto du jour

Serge Janquin, député PS du Pas de  Calais a réussi à réunir les six ou sept présidentiables pressentis pour disputer la course qui va débuter le 3 octobre.

Akli présente ici les vidéos des discours de l'ensemble des candidats.

La presse s'est largement faite écho de cet évènement puisque 400 journalistes s'étaient rendus sur place, entourant 2 500 militants du Nord Pas de Calais.

Suivant l'opinion couramment relayée ici ou là, on note que les interventions de Fabius, Jospin, Royal et DSK ont rallié le plus de suffrages. On lit notamment ceci : "un sondage LH2 réalisé au soir de Lens a montré que Strauss-Kahn, Jospin et Fabius avaient gagné du terrain auprès des sympathisants de gauche, mais que Royal restait de loin la "meilleure candidate" socialiste à leurs yeux."

Jack Lang affecté par le deuil d'un ami proche, Hollande un peu trop bavard et Martine Aubry en régionale de l'étape inspirée, se sont montrés légèrement en retrait.Qu'apprend t-on de ce "débat" ?

En fait pas grand chose et beaucoup de choses tout à la fois. Explications.

1. Pas grand chose, car les couteaux n'étaient pas tirés et c'est tant mieux.

Tous les prétendants avaient à la bouche les mots unité et débat, avec un ennemi commun la droite personnifiée par Nicolas Sarkozy. Et avec un peu de surprise, tous se référaient au projet. En ce sens ce galop d'entraînement réussi du point de vue de la tenue des débats présente un avantage considérable : il permettra l'organisation de nouveaux débats dans des conditions similaires et c'est ce que nous demandions avec insistance. Laurent Fabius fort de ce qu'il estime une réussite personnelle réclame de nouveaux débats le plus vite possible devant les militants et les caméras.

L'entourage de Ségolène Royal s'est montré rassuré après ce débat, car celui ci lui a permis de montrer qu'elle tenait le choc et que l'unité se ferait à l'issue des votes de désignation. Il est vrai que le devoir de victoire s'impose à tous.

2. Beaucoup de choses, car les débats vont éclairer les qualités et idées de chacun.

Maintenant que les principes des débats sont acceptés, on peut espérer qu'aux discours de Congrès auxquels on a assisté, vont succéder d'autres formules avec moins de participants et plus d'échanges.

Résultat de cette première étape : il est à noter que les écarts se réduisent même s'ils restent très largement en faveur de Ségolène Royal. DSK notamment gagne 7 points. L'exercice est donc profitable aux concurrents de la présidente de Poitou Charentes sans lui nuire. Comment mieux dire qu'on peut sortir par le haut d'un tel exercice, au profit du PS et de la gauche.

Par ailleurs, le choix ne pourra pas se résumer à un débat entre les personnes mais ce sera l'occasion de faire un choix stratégique sur le message que nous voulons envoyer au pays.

  • Soit ce sera la ligne Fabius, classique à gauche (si ce n'est pour lui), étatique, sociale et ouvriériste, interventionniste et anti-libérale.
  • Soit ce sera la ligne Royal, faite de démocratie participative et d'opinion, blairiste et axée sur les valeurs familiales, à base d'ordre juste.
  • Soit enfin ce sera la ligne DSK - Jospin - Lang, social-démocrate, réformiste, axée sur la croissance solidaire et la justice sociale, fondée sur l'émancipation, la production et la redistribution.

Il est important que les militants aient à évaluer ce choix en fonction de la ligne qui sera la plus susceptible de convaincre les électeurs en 2007. Et là ce ne sont plus les médias qui auront le rôle de décrypter ce qu'il nous faut penser et décider. Finalement quelque part, nous sommes dans une démarche de clarification qui aurait dû être menée depuis longtemps. Lens sera le marqueur d'un processus de rénovation du parti non seulement dans la désignation du candidat mais surtout dans l'adoption d'une ligne politique assumée clairement comme sociale-démocrate à l'avenir, je l'espère. C'était le message de DSK. C'est le plus fort signe de modernité et de renouveau qu'on pouvait attendre et souhaiter.


"Utopie réalisable" : les chances combinées de DSK.

Voilà un terme qui a été utilisé ce matin par Ségolène Royal lors d'une interview sur RTL. J'ai trouvé ça joli, plaisant, a peu près incompréhensible pour le commun des mortels, donc rocardien. J'adore Rocard. Et pour une fois j'ai trouvé Royal rocardienne. Il y a là un concept neuf (pour moi) et étant vagabond intellectuellement de nature, je me suis demandé comment je pourrais imaginer un billet autour de cette idée, invention, néologisme, je ne sais comment l'appeler, donc disons de cet oxymore : un terme qui accole deux mots a priori incompatibles.

En réfléchissant, c'est quand même la première fois que je me sers d'une idée de Royal pour pondre un billet. Mais attendez, un doute m'étreint : est ce que cette idée est bien d'elle ? Allons Aiglon me dis je, même si ce n'est pas d'elle, c'est une belle formule qui t'a fait gamberger. Et elle te l'a fait découvrir. Un point pour elle, soyons beau joueur.

Royal utilisait ce terme au sujet d'une de ses propositions sur l'immigration mais je préfère me livrer à un exercice d'utopie réalisable en comparant la favorite socialiste avec mon challenger préféré : DSK. La victoire de DSK à la présidentielle semble pour moi une utopie réalisable. Pourquoi ?

Avez vous remarqué que depuis la Rochelle, les sondages font perdre Ségolène Royal systématiquement au 2ème tour contre Sarkozy ? C'est le 3ème consécutif.

On peut en tirer différentes conclusions pour l'investiture.

Si j'étais pro-Royal je dirais :

1.  Les sondages ça va, ça vient, elle reste de ce point de vue notre meilleure de chance de gagner

2.  Il y a urgence à s'unir derrière un candidat pour créer une dynamique.

3.  La stratégie TSS (tout sauf Ségolène) est suicidaire : pourquoi tant de haine ?

Mais je suis pro-DSK et donc je suis complètement ... d'accord (!) avec ces trois affirmations. Ceci dit comme je préfère aller au fond (des idées) je vais plus loin :

4.  On ne peut plus dire qu'il n'y a qu'elle à pouvoir battre Sarkozy (elle ne le bat plus). Le jeu est nécessairement plus ouvert. On ne peut pas se servir des sondages que quand ils vous arrangent.

5.  Le débat d'idées est plus que jamais nécessaire pour être sûr du ou de la meilleur(e) candidat(e). Tous ceux qui veulent étouffer ce débat n'ont pas compris ce qu'est un militant socialiste : il veut gagner pas seulement pour gagner mais pour faire prospérer des idées.

6.  A force de de délivrer des messages contradictoires avec les valeurs de gauche, de susciter des polémiques, on a fini par brouiller l'opinion.

La question est : avons nous perdu en 2002 au premier tour parce que nous étions trop à gauche (là où se trouve notre socle électoral), ou parce que nous étions trop à droite ou disons au centre ? Ceux qui pensent que le clivage gauche droite n'a plus de sens se trompent de pays. Les électeurs savent parfaitement se situer eux mêmes avec une précision étonnante sur l'échiquier électoral. C'est Roland Cayrol (le sondeur) qui le dit dans un de ses derniers bouquins.

Selon moi c'est parce que nous avons déçu les aspirations populaires à gauche et que nous étions devenus trop "gestionnaires", trop semblables à la droite. L'électeur stratège, petit malin, qui a crû nécessaire de nous jouer "un bon tour" en 2002 en s'éparpillant, reviendra au bercail, donc la réplique de 2002 est moins à craindre.

Nous pouvons jusqu'à un certain point jouer le deuxième tour d'emblée ce que fait Ségolène Royal et coller à l'adversaire (Sarkozy). On peut aussi se dire que la popularité au premier tour sera un critère moins essentiel, car on suppose pouvoir franchir ce premier tour, à peu près quelque soit le candidat du PS. En ce cas (ca va vous suivez ?) on peut enfin se dire que le deuxième tour décisif sera un face à face terrible et qu'il faut être sûr dès aujourd'hui de notre candidat qui sera SEUL face à la nation et son adversaire. Cette fameuse rencontre entre le candidat et le peuple qui n'est rien d'autre qu'un débat où chaque mot, chaque formule compte.

Celui d'entre vous qui peut nous certifier qu'on est blindé à 100%, qu'on a toutes les garanties avec Mme Royal dans cette configuration, gagnera à être connu. Il le sera encore plus s'il peut expliquer pourquoi il le pense (pas les sondages, puisqu'on voit qu'elle ne bat plus Sarkozy). Si on examine les sondages pour ce qu'ils sont, un indicateur parmi d'autres, on revient au seul sujet qui compte : l'aptitude au débat.

En quoi face à Sarkozy (et non plus face aux autres ténors socialistes qu'elle aura trucidé), incarnerait-elle mieux la rénovation, le changement, l'énergie et la force de conviction nécessaires dans de rudes négociations nationales, européennes et internationales ? Pouvez vous dire : je connais Ségolène en débat, elle déchire ! Comme disent les jeunes avec qui elle s'entend moyennement bien si on en croit l'affaire Nolwen des MJS.

Je reformule ma question : face à Sarko, comment imaginez vous un débat ? N'auriez vous pas des sueurs en regardant la télé ? Moi si. Avec DSK non. D'où mon rêve : la prise de conscience de cet état de fait par les militants du PS. Avec DSK on a les meilleures chances combinées de gagner au premier et au second tour, les meilleures chances de concrétiser l'utopie réalisable que constitue à cette heure une victoire de la gauche en 2007.


DSK N° 1 chez Ferrari

DSK avec une Ferrari, ça va encore faire jaser les détracteurs de la gauche caviar. En outre ça passe sur Canal + la chaîne des bobos, avec ça on a la totale.

Comme on dit : ça c'est fait. Passons aux choses sérieuses.

Il ne vous a pas échappé que reviennent de façon insistante des propositions de ticket Royal - DSK via les médias. Bizarrement je n'ai jamais entendu de propositions de ce type vis à vis de Lang ou Jospin. Jospin n'accepterait pas de toute façon cette hiérarchie et Lang n'a pas le poids et l'envergure suffisante pour être décisif dans la compétition.

On sait de la sorte qui Royal craint et de qui elle a besoin. Là encore ne nous trompons pas : Royal n'a pas besoin de DSK comme premier ministre à tout prix mais de son retrait pour être sûre de l'emporter en novembre. Au delà de cette échéance, DSK se retrouverait pieds et poings liés. Il n'a donc aucun intérêt tactique au retrait.

En cherchant des précédents on constate évidemment qu'accepter un tel ticket serait un piège médiatique et politique qui se refermerait sur DSK. Aussi sûrement qu'il s'est refermé sur Gordon Brown en Angleterre face à Tony Blair.

Pour ceux qui l'ignorent, Brown a conclu un accord secret (de polichinelle) lors de l'accession de Blair au pouvoir en 1997. Blair devait se retirer au bout de quelques années pour laisser la place à Gordon Brown, moins populaire (tiens ça nous rappelle quelque chose). Dix ans plus tard, en fin de troisième mandat, Blair annonce son départ pour septembre 2007 alors que Gordon Brown toujours Chancelier de l'Echiquier (ministre de l'économie) a rongé son frein tout ce temps là.

Sur le fond, DSK a tout à fait raison de dire que la notion de ticket ne correspond à rien en France. L'idée ne séduit que ceux qui ont des exemples américains en tête. Notre constitution ne reconnaît pas ce rôle de N° 2, remplaçant virtuel et adjoint en titre. Le président français n'a pas de N° 2, il n'a qu'un premier ministre remerciable par ses soins à volonté. La différence est de taille. Ce poste est en outre celui le plus exposé à la critique et à l'usure, à la gestion au quotidien que n'affecte guère la présidente de Poitou-Charentes. Une forte personnalité à ce poste ne durerait que le temps de la première crise. Tout est affaire de confiance et de compatibilité.

La détermination de DSK à rester en course et donc le numéro 1 potentiel est non seulement légitime en raison de son envergure personnelle mais également justifiée par un environnement constitutionnel de monarchie républicaine dans laquelle s'installe très facilement tous ceux qui ont dit qu'ils allaient la réformer (Chirac) ou la supprimer (Mitterrand). Il n'y a guère qu'Arnaud Montebourg qui peut croire ou feindre de croire que la VIème République fait vraiment partie des projets de Madame Royal. En ce domaine comme dans d'autres elle entretient un certain flou qui entretient le doute et limite la confiance.

Il est certain néanmoins que même après l'éventuelle victoire de Royal à l'investiture pourra se reposer la question de ce fameux "ticket". Elle permettrait d'aborder la compétition finale face à Sarkozy avec de nouveau les arguments de complémentarité entre la popularité et l'expérience. Chaque chose en son temps. Pour l'heure DSK veut devenir le N° 1.


Suez - GDF : début de la bataille parlementaire

Bref intermède dans la campagne interne qui jalonne la course à l'investiture socialiste, voilà une bataille qui devrait rassembler les socialistes : le projet de fusion SUEZ -GDF.

De DSK à Laurent Fabius en passant par François Hollande, tous les ténors du PS sont d'accord pour stigmatiser ce projet qui n'a pour réel enjeu que la sauvegarde d'intérêts privés franco-belges et ce sans véritable politique industrielle tout en reniant au passage les promesses du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy concernant la participation de l'Etat dans GDF.

Au delà même du PS, les réactions sont franchement hostiles y compris jusqu'au sein de l'UMP.

La bataille parlementaire qui devrait durer jusqu'à fin septembre commence par cette image de dizaines de milliers d'amendements déposés sur le perchoir de l'Assemblée Nationale par Jean-Louis Debré manifestement dans l'espoir de détourner l'opinion des véritables enjeux.

Alors obstruction, refus de débattre comme l'affirme la majorité ou manoeuvre symbolique de l'opposition pour obliger le gouvernement à passer en force et prolonger autant que possible le débat ? On sait évidemment que l'opération des 120 000 amendements est vouée à l'échec, mais que peut faire d'autre l'opposition dans notre constitution pour manifester contre l'aberration économique et sociale de ce projet ?

Le gouvernement semble avancer droit dans ses bottes, sûr de sa majorité et de son dossier. Est ce bien le cas ? A t-il mesuré correctement le trouillomètre des députés ? A t-il bien les arguments qui permettront de faire passer cette privatisation dans l'opinion ? Encore quelques sondages hâtivement interprétés sans doute. L'échec du CPE n'aura donc pas calmé les ardeurs du gouvernement grisé par quelques statistiques économiques distillées par Thierry Breton grand ami des deux PDG intéressés. On sait que Jean-François Cirelli PDG de GDF a doublé son salaire récemment : ah les vertus affriolantes du marché pour les grands patrons !

Une telle décision gouvernementale à sept mois des élections présidentielles est un risque politique majeur. A tel point qu'il n'est pas certain que la bataille parlementaire ira à son terme, mais le fait de reculer une nouvelle fois serait certainement mal apprécié par l'électorat UMP. A suivre.


Royal : l'en pire contre-attaque

Ségolène Royal en a assez de se sentir attaquée personnellement.

Tel est en substance le message sous forme de contre-attaque actuellement distillé par son équipe de campagne, complaisamment relayé par les médias, qui n’en finissent pas de rapporter les « piques sexistes», « attaques machistes » et « procès en incompétence » lancés par les concurrents socialistes de la présidente de Poitou-Charente.

Dernier exemple en date, l'article de Gilles Savary dans Le Monde daté du 5 septembre, article intitulé "Tirs croisés sur la candidate Ségolène".

Gilles Savary, député européen est l’un des trois nouveaux porte-paroles de Ségolène Royal fraîchement nommés par elle. De façon à remettre ces critiques en perspective et à répondre point par point à notre estimé parlementaire européen, je reproduis ici avec son accord une fort pertinente contribution d’un de nos camarades membre du secrétariat fédéral du Var.


« Séparer les choses du bruit qu'elles font ».

Un des nouveaux hérauts du ségolisme, Gilles Savary, vient de prendre la défense de Mme Royal. Dans Le Monde du 5 septembre, il répond aux « tirs croisés » sur sa candidate par des tirs de roquette dont la précision et l’opportunité restent à démontrer.

Gilles Savary part d’un constat intéressant : «  Si l'un des "éléphants" en lice pour la désignation socialiste à la candidature présidentielle avait disposé de l'empathie populaire de Ségolène Royal, il est probable que le Parti socialiste en fût sorti rassemblé, enthousiaste et en ligne derrière son champion. Là, rien de tel ».
C’est bien l’aveu que la favorite des sondages n’a pas une forte capacité à rassembler. On peut donc légitimement s’interroger sur les réserves qu’elle suscite : l’explication psychologique (jalousie de rivaux) ne saurait suffire à rendre compte de ce phénomène de rejet qui, s’il n’est certes pas majoritaire, se manifeste de plus en plus, tant dans le parti socialiste que dans le reste de la gauche.

Il ne sert à rien de poser une nouvelle fois Mme Royal en victime et de soulever l’indignation des masses qui lui sont acquises. Libre aux ségolâtres de rêver d’une grande messe consensuelle. Libre à d’autres de préférer le débat démocratique pour apprécier à leur juste valeur les personnalités, les perspectives et les visions du monde qu’ils proposent.
Quand, en 1995, le PS s’est livré pour la première fois à l’exercice qui consistait à choisir entre un premier secrétaire (Henri Emmanuelli) et un autre candidat (Lionel Jospin), cela n’a pas soulevé de problème majeur et celui qui a gagné l’élection s’en est même plutôt trouvé conforté. La seule note discordante est venue alors de… Ségolène Royal qui avait pronostiqué que cet affrontement ressemblerait à la collision de deux trains lancés l’un contre l’autre. Il est vrai qu’après avoir un instant songé à se présenter elle-même (déjà !), elle avait préconisé le vote blanc – formule qui avait séduit … 4% des militants !

Exposer et s’exposer
J’entends l’argument : Ségolène serait populaire et cette popularité ringardiserait ses concurrents qui eux seraient complètement coupés du peuple ! Est-ce une raison pour la soustraire au jeu du débat - donc de la mise en question - qui donnera au vainqueur de la compétition interne le poids nécessaire pour représenter une alternative de gauche crédible ?

Alors popularité, "peopolisation", populisme ou démagogie ? Je ne suis pas convaincu que la posture médiatique savamment entretenue par le réseau SFR (Ségolène (+ François) Royal) soit la meilleure façon de s’adresser aux classes populaires, sauf à souscrire au principe machiavélique de Mao Zedong : « Le meilleur moyen de gouverner le peuple, c'est de lui faire croire qu'il se gouverne par lui-même ».

Rivaliser dans les gazettes avec Sarkozy dans une guerre des looks où l’un enrôle Doc Gynéco et Johnny Halliday tandis que l’autre prend comme témoin de son engagement national Jamel Debbouze, bientôt relayé par la rapeuse Diams :  on a lieu d’être inquiet. La campagne présidentielle va-t-elle se ramener à cela ? Les Français peuvent aimer la Star’Ac : ce ne sont pas pour autant des groupies ! C’est aux militants, et plus largement à l’ensemble des citoyens, de décider de leur choix, sans se laisser mener par des sondages qui affichent déjà le match du second tour alors même que les épreuves de qualification n’ont pas encore commencé. On ne peut se présenter à une élection aussi importante et esquiver le débat. Être candidat, c’est exposer et s’exposer. Le Parti socialiste, en tant que moteur de la gauche, se doit donner l’exemple : seuls des débats ouverts permettront d’apprécier les tempéraments, mais aussi de voir qui a l’envergure nécessaire  pour diriger le pays dans un contexte national, européen et international particulièrement difficile.
Écoutons la mise en garde de Georges-Marc Benamou, un journaliste qui n’est pourtant pas un fan des grands débats idéologiques : « Pour l’instant, ils (Sarko et Ségo) ont du succès, les audimats sont excellents et les pages people friandes de leur bobine, mais qu’ils se méfient, cela finira peut-être par lasser s’il n’y a pas de débat de fond, pas de choix clair à proposer aux Français ; cela pourrait réserver quelques surprises au soir des résultats » (Nice matin du 2 décembre 2006).

Procès en sorcellerie
Autre grief, que récuse vivement Gilles Savary : l’accusation de dérive "droitière".
Tout le monde s’accorde à dire que les propositions de la candidate manquent de consistance et de cohésion, que le projet en cours d’élaboration (laborieuse) sur Internet est une compilation d’idées hétéroclites. Quand elle a consenti à avancer des propositions plus précises, elle a suscité le plus grand étonnement : damer le pion à Sarkozy sur la répression de la délinquance, vanter les mérites du blairisme, emprunter un slogan à Benoît XVI, adresser un sourire entendu aux altermondialistes, s’attaquer aux 35 heures, tenir un discours d’un simplisme désarmant sur les patrons, digne de la phraséologie Laguiller, etc. Chacun peut y trouver son compte. Mais qu’on se le tienne pour dit : son programme sera socialiste. Et pour que personne n’en doute, elle a choisi comme porte parole Arnaud Montebourg qui n’a voté ni la synthèse du Mans, ni le projet socialiste…
Pour « preuves » de sa crédibilité, elle évoque régulièrement la réussite de sa gestion régionale, faisant un usage immodéré du concept de « démocratie participative » ou vantant les mesures en faveur des jeunes ou des lycéens que d’autres présidents de conseils régionaux ont mises en œuvre sans prétendre pour autant à l’investiture suprême.

Pour Gilles Savary, toutes ces critiques ressemblent à un « procès en sorcellerie ».  Soyons sérieux : cessons de victimiser les uns et de culpabiliser les autres. Il ne sert à rien de vouloir censurer les discours iconoclastes sous prétexte qu’ils compromettraient gravement les chances de la gauche. Si on ne peut pas s’interroger sur les capacités d’un candidat  sans se voir accuser des pires intentions - et forcément de machisme, si c’est une candidate - , où est la liberté ? Qui instruit  le procès en sorcellerie ? S’il est sacrilège de toucher à l’icône, autant s’en remettre aux sondages et faire l’économie d’une élection. Mais alors, à quoi sert alors le Parti socialiste ?

Dernier argument : Mme Royal permettrait de « tourner la page d'une génération politique, d'en renouveler les mœurs (sic) et le rapport au peuple (re-sic) ». C’est faire bon marché de l’histoire : Ségolène Royal appartient à la génération politique incriminée (la génération Mitterrand) : rappelons qu’elle a par exemple seulement quatre ans de moins que Dominique Strauss-Kahn et qu’elle a connu bien avant lui les ors de la République.

Une élection présidentielle ne se gagne pas sur une « posture », fût-elle « dérangeante ». La gauche ne gagnera que si elle convainc le pays qu’elle est porteuse de changement, qu’elle en a la volonté et la capacité. Au pays de Descartes, il doit être permis de ne pas accepter pour vrai ce que l’on n’a pas éprouvé par soi-même. Personnellement, je suis de ceux qui préfèrent la solidité au flou,  l’adhésion réfléchie aux enthousiasmes pulsionnels, la réalité du changement à l’image du changement. Souvenons du conseil du vieux Sénèque : « Ayez surtout le souci de séparer les choses du bruit qu'elles font ».

Autant vous dire que je souscris entièrement à la conclusion de cet article, excellent condensé de ce qu'inspire la stratégie d'évitement de Ségolène Royal à une part grandissante des militants socialistes. On ne peut à la fois éviter le débat dans son parti, prôner des dispositions contraires à la ligne majoritaire, se faire le candidat de la rénovation en dévalorisant de fait ce qu'a fait la gauche au pouvoir et réclamer en même temps l'absence de critiques sur une stratégie très personnelle. On sait que Ségolène Royal ne manque pas de culot et peut vouloir tout et son contraire. Mais elle semble oublier que le PS n'est pas l'UMP, un parti de godillots. En conséquence de quoi, cette contre-attaque médiatisée ne peut qu'empirer les relations avec les socialistes partisans du débat d'idées.


Retour de vacances

Finies les vacances, je retrouve Paris, son temps gris, ses nuages dont on me dit qu'ils ont couvert la France tout au long des quinze derniers jours.

Parcourant mes mails j'en compte 525 nouveaux malgré tous les filtres antispams activés sur ma boite principale. Quarante par jour en moyenne ! Heureusement que c'est le calme de l'été aussi bien professionnellement que politiquement. J'ai passé une ou deux heures à survoler les titres et lire ceux qui me semblent "urgents". Le boulot est déjà là envahissant, avec sa tonne de problèmes non réglés malgré trois semaines d'absence. C'est pourtant l'ancien président Queuille je crois qui disait quelque chose comme : "il n'y a pas de problème qu'une absence de solutions ne finisse par régler". Bon, eh bien, il faut croire que ça s'applique à d'autres problèmes que les miens : eux, cool, ils sont toujours là à m'attendre tranquillement. Ou alors il faudrait que je prenne six semaines de vacances !

Je parcours aussi rapidement la blogosphère. Les autres sont déjà bien rentrés un peu partout. J'ai l'impression de revenir sur une planète qui a déjà beaucoup bougé en mon absence : La Rochelle, les universités d'été des uns et des autres,

J'ai lu le Monde au retour et j'ai constaté la douce euphorie de la droite sur fond de bilan économique et social dopé aux statistiques flatteuses mais en trompe l'oeil. Qui peut penser que la rentrée des français saurait être moins morose que d'habitude avec ces hausses de prix, ce carburant toujours aussi cher, et ce climat automnal précoce. La gauche, le PS ? Un bourdonnement d'abeilles inaudible aux oreilles des français qui semblent pénaliser tous les leaders. Inquiétant jusqu'à quel point je l'ignore. Le nez collé sur leurs débats internes, les dirigeants ne s'en rendent guère compte ou remettent la question à plus tard. Qui parle encore du projet ? Trop sérieux, trop loin des couteaux.

Pas envie de réintégrer tout ça trop vite. Je me sens décalé, j'étais bien loin du monde avec le soleil, les montagnes, les rivières ruisselantes. Il faut vraiment que je pose mon sac de voyages. Et pourtant là j'ai plus envie de le reprendre que de le ranger. Envie de relacer mes souliers de marche et de continuer mes ballades et mes randonnées ... Allez un dernier dimanche de calme avant de reprendre le collier demain. C'est loin demain.