DSK vient de se lancer dans la course à l'investiture socialiste. Pourquoi diront certains ? Quelle est sa place ? Que vient-il dire de plus ou de différent ?
DSK n'est ni à droite ni à gauche du PS, ni au dessus, ni en dessous.
Il est au coeur du PS d'aujourd'hui et de demain.
Il représente toute la rose socialiste et au delà toute l'attente du peuple de gauche.
Socialistes, nous sommes tous des socio-démocrates.
Mais soit nous préférons les épines, l'affrontement, le refus radical du libéralisme, soit nous préférons la douceur des pétales, le consensus, le ni ni Mitterrandien, le non choix, le compromis.
On constate chez d'autres la tentation du grand écart doctrinal dans leur propre camp sous couvert de rénovation et de rupture avec les momies socialistes ou gaullistes. La théorie du big bang salutaire a peu d'écho en France mais on nous dit qu'un frisson, un désir de rupture anime les français renforçant le camp des nouvelles icones et des iconoclastes.
Loin de ces stratégies destructrices du lien social, DSK veut tracer une nouvelle voie, proposer une nouvelle donne, un new deal aurait dit l'ancien président démocrate Franklin Roosevelt..
DSK ne veut pas du renoncement libéral.
Son credo : agir pour le progrès partagé
Chaque mot compte dans cette formule simple que m'inspire l'entrée dans l'arêne présidentielle de Dominique Strauss-Kahn :
- agir : DSK veut être un président acteur engagé
- progrès : DSK veut être un président recherchant les résultats, l'efficacité économique et sociale
- partagé : DSK veut être un président pour tous les français, ne laissant personne au bord de la route, quelque soient ses origines, sa culture ou sa condition sociale.
Il faut ajouter que ce combat va se mener "pour" un certaine vision de la France, et non pas seulement "contre" un candidat ou une autre vision atlantiste, libérale et communautariste. SI nous gagnons ce combat, ce sera - on l'espère - pour l'adhésion à nos idées plus que par le rejet, mais ne soyons pas naïfs, nos compatriotes se décideront aussi pour certains d'entre eux par dépit ou protestation. A nous de combattre cette tentation de renoncement de l'électeur. Il faudra être capable de l'entendre mais aussi de lui dire ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.
Cet espoir de progrès partagé porte un autre nom : c'est le réformisme radical.
Encore un slogan diront certains, peut-être mais c'est la définition social-démocrate du difficile mais magnifique combat progressiste pour l'efficacité et la justice.
