Monsieur le Député-Maire,
Vous avez voté la loi d’amnistie d’août 2002 qui ne devait en aucun cas permettre d'amnistie liée à des affaires politico-financières.
Par ailleurs vous vous êtes engagés en 2002 ainsi que toute l’UMP derrière le Président de la République élu à 82% sur la base du slogan « impunité zéro ».
Certainement vous souvenez vous de l'intervention outrancière de l'actuel Ministre de la Justice, Monsieur Pascal Clément, alors président de la commission des lois lors du débat à l'Assemblée qui a choqué plus d'un parlementaire :
"Rappelons au peuple français que nous n'avons jamais voulu, en ce qui nous concerne, faire oublier les turpitudes de nos amis, contrairement aux socialistes. Voilà la vérité ! Nous en avons assez de recevoir des leçons de morale, des leçons de vertu.(...) Mes chers collègues, il s'agit là d'une affaire politicienne lancée par les socialistes, qui ne se remettent pas de la raclée électorale qu'ils viennent de prendre." Qu'en termes élégants, c'était se moquer des citoyens qui avait permis l'élection de Jacques Chirac.
Permettez moi de vous dire monsieur le député qu’avec le recul et au vu de la décision prise par Jacques Chirac en faveur d’un ses amis, vous auriez mieux fait d’être plus prudent dans votre soutien et c’est un euphémisme. Votre groupe n’avait vraiment aucune leçon de morale à donner à qui que ce soit.
Vous terminez votre mandat l’an prochain. J'estime que vous avez commis une faute grave en votant cette amnistie en sacrifiant votre liberté de représentant du peuple au profit de l'arbitraire présidentiel. J’ai donc le regret de vous informer que vous ne bénéficierez d’aucune amnistie électorale de la part du peuple qui vous a élu.
Veuillez agréer, Monsieur le Député-Maire, mes sincères salutations.
Lettre à l'intention de Monsieur Pierre MORANGE député de la 6ème circonscription des Yvelines :
Achères, Saint-Germain-en-Laye, Le Pecq, Chambourcy, Fourqueux, Mareil-Marly, Aigremont.
