Top 10 de la cote d'avenir des personnalités politiques de droite et de gauche suivant le baromètre TNS SOFRES Le Figaro Magazine.
Enquête réalisée les 22 et 23 février 2006.
Question : Pour chacune des personnalités politiques suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ?
|
OUI |
Ensemble |
Gauche |
Droite |
PERSONNALITÉS DE DROITE | |||
- Nicolas SARKOZY |
44 |
22 |
76 |
- Dominique de VILLEPIN |
36 |
21 |
58 |
- Jean-Louis BORLOO |
33 |
28 |
52 |
- Michèle ALLIOT-MARIE |
31 |
19 |
51 |
- François BAYROU |
27 |
28 |
34 |
- Philippe DOUSTE-BLAZY |
18 |
13 |
31 |
- Gilles de ROBIEN |
17 |
10 |
34 |
- Thierry BRETON |
16 |
9 |
30 |
- Philippe de VILLIERS |
16 |
10 |
25 |
- Jean-Louis DEBRÉ |
14 |
6 |
28 |
PERSONNALITÉS DE GAUCHE ET ÉCOLOLOGISTE | |||
- Ségolène ROYAL |
52 |
72 |
32 |
- Bernard KOUCHNER |
44 |
55 |
42 |
- Jack LANG |
37 |
52 |
23 |
- Bertrand DELANOË |
36 |
50 |
24 |
- Lionel JOSPIN |
32 |
51 |
16 |
- Martine AUBRY |
29 |
46 |
15 |
- François HOLLANDE |
29 |
45 |
15 |
- Dominique STRAUSS-KAHN |
27 |
41 |
22 |
- Elisabeth GUIGOU |
26 |
36 |
18 |
- Noël MAMÈRE |
26 |
35 |
11 |
Ségolène Royal (+ 3) continue de séduire et de fédérer à gauche. Jospin (+ 4) remonte ce qui réduit encore les possibilités des autres présidentiables. La décantation continue et nous sommes en mars. Ma réflexion balance toujours entre vote utile et vote de raison. En fait j'attends de voir quel sera le premier baron du PS à faire allégeance à Ségolène. Elle est vraiment en train de les faire craquer. Allez je me risque à dire que ce sera Bernard Kouchner (- 2), ce dernier dépourvu de réseau ou de fédérations, n'étant pas à proprement parler un baron. De toute façon, les alliances vont se nouer dans l'ombre, avec un affichage qui sera discret car Ségolène a jusqu'à présent bénéficié de son éloignement des guerres d'appareil.
En fait pour moi le principal ralliement à attendre aprés l'été est celui de François Hollande, c'est ce que me dit ma boule de cristal. Il prépare le terrain à son propre renoncement quand il décrit le "meilleur candidat" : celui (celle) qui peut gagner, à l'image claire et moderne et qui peut rassembler au delà de notre camp.
En face, le CPE et la remontée du chômage nuisent au gouvernement, l'image de Villepin (- 7) en pâtit. On parle du syndrôme de Matignon. Conscient des difficultés il a clairement laissé entendre cette semaine, en petit comité qu'il pourrait passer son tour. Plus significatif encore, associée à l'action libérale du Premier Ministre, l'étoile de Sarkozy (- 8) vacille aussi, ce qui pourrait entraîner une modification de la stratégie de ce dernier. Va t-il quitter le gouvernement plus tôt ? L'abandon du navire serait-il bien vécu dans son camp ? Une conclusion provisoire : en l'absence de thème sécuritaire fort, Sarkozy n'a guère d'espace personnel qui lui permettrait de surnager.
L'actualité des prochains mois va dicter la stratégie des uns et des autres. On ne parlera ni bilan, ni projet dans les mois à venir autrement qu'entre experts des partis. Les présidentiables vont continuer à ne présenter que les têtes de chapitre d'un programme. Pour les détails - là ou se niche le diable -, l'électeur attendra.
