Sarkozy a réussi à placer une de ses affidées en tête de liste pour les muncipales à Paris en 2008. Une nouvelle femme en haut de l'affiche, à Paris à côté de Marielle de Sarnez et Anne Hidalgo. Les femmes font décidément feu de tout bois.
Aucun suspense au deuxième tour des primaires organisées par l'UMP, Claude Goasguen ayant renoncé à défendre ses chances. Les raisons de l'abandon sont plus ou moins convaincantes mais tout ceci pourrait en fait cacher autre chose : la désignation ultérieure d'un poids lourd de l'UMP. Ne flairant aucun écran de fumée, Delanoë lui se méfie du panache blanc et envoie les premiers missiles anti-panaf.
Pourtant une rumeur insistante dans la capitale souligne que la Panaf ne sera pas forcément la tête de liste de l'UMP Paris Mars 2008. Sarkozy a dû s'engager solennellement dans la séance d'adoubement pour démentir cette rumeur.
Notons que les municipales ne seront pas avancées à octobre 2007 comme l'avaient suggéré les sarkozystes dont F. De Panafieu. La loi instaurant le nouveau calendrier a été promulguée et Villepin et la gauche se sont opposés à ce nouvel accroc aux décisions du parlement.
Revenons à l'essentiel, la rumeur : en fait la place de tête de liste serait mise au chaud pour Villepin lui même en cas de retrait de sa candidature pour "Président 2007", et de victoire de Sarkozy bien évidemment, la Panaf se retrouvant au gouvernement. En cas d'échec la Panaf serait juste la roue de secours dans deux ans, ce qui constitue à peu près la durée de vie maximale des engagements solennels que prend la droite en général.
Ce théatre d'ombres et ces intrigues de couloir ne devraient pas émouvoir les français, mais il est dommage de les draper dans les grands mots de démocratie et de rupture avec les moeurs politiques en vigueur.
