Le cas Georges Frêche semble enfin avoir reçu un écho dans les plus hautes instances du PS. A force de se faire attaquer de tous côtés, François Hollande a fini par suspendre l'intéressé des instances nationales.
Le débat avait pris des allures de casse tête pour le premier secrétaire. Il s'agissait en effet de ménager la susceptibilité d'un baron influent (4 500 cartes de militants ça compte). Par ailleurs il fallait répondre aux attaques aussi bien de la droite que de certains caciques du PS au rang desquels on pouvait compter L. Fabius, H. Emmanuelli, A. Montebourg ... tous nonnistes par ailleurs. Les motions minoritaires ont trouvé là un terrain commun pour affaiblir la ligne majoritaire. Ce qui explique le silence ou la surdité des autres présidentiables du PS sur le sujet.
La base aussi a protesté : que ce soit les simples militants comme Fraise ou moi même, ou des sections complètes comme nos camarades de Viroflay.dans les Yvelines qui ont voté une motion de condamnation.
Il était grand temps de réagir, la réaction de Frêche à cette suspension laissant penser que des tractations ont eu lieu pour lui permettre de sortir de la nasse sans trop de casse. Mais attention Monsieur le Président de la Septimanie - comme il se plaisait à vouloir rebaptiser le Languedoc Roussillon -, vous avez reçu un carton jaune, le suivant sera rouge.
