Taxer le travail précaire, c'est bien ce que demandaient les syndicats lors des dernières discussions sur le financement de l'Unedic.
Voilà une proposition qui va tout à fait dans le bon sens. Le nombre de travailleurs a augmenté d'un milliard dans le monde du fait du réveil de la Chine et de l'Inde sur les marchés. DSK l'a fort bien exposé dans son passage à l'émission de Canal+.
Le problème de la mondialisation est qu'il y a maintenant beaucoup plus de travail disponible que de capital prêt à s'investir dans de nouvelles activités. Le prix du travail baisse ou stagne dans nos pays. Pourquoi ajouter en plus de la précarité en créant des sous-emplois ? Il n'y a aucune raison de subventionner le travail précaire et donc de tirer vers le bas nos systèmes de protection sociale comme le fait le gouvernement avec le CPE.
Rien n'empêche aujourd'hui un employeur de licencier quiconque en France, quelque soit le contrat de travail. Il faut juste un motif légitime qui ne soit pas l'arbitraire du patron à tout moment. Pouvoir licencier sans motif, il faut que ça coûte plus cher. C'est la proposition de DSK qui techniquement est la meilleure car elle tape en plein dans la "bottom line" celle du bénéfice net d'impôts, qui est la seule chose que regardent les actionnaires puisque c'est sur ce montant qu'on leur affecte leurs dividendes.
